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Variété et équilibre

Zachary Grandmont

L’action par le service est un des piliers du programme international, et cela peut parfois paraître intimidant. Aider des inconnus, chercher différentes opportunités avant les bilans et la sensation parfois tenace d’avoir un impact minime sont tous des obstacles, des défis à relever lorsqu’il est temps de passer à l’action. Il existe certaines façons, cependant, de les surpasser, voire même de les éviter.

Choisir un bon point de départ

Particulièrement lors des premières années à l’école, il est impératif de commencer avec une action qui nous amène hors de notre zone de confort, sans chambouler notre vie pour autant. Agir ainsi permet de conserver un bon niveau de motivation tout en découvrant le monde du bénévolat. Il est recommandé de commencer avec une activité ou un comité pour lequel vous avez un certain intérêt, personnel ou amical. Par exemple, un élève intéressé par la botanique serait à sa place dans l’éco-comité qui organise de nombreux projets dont le but est de rendre l’école De Rochebelle plus verte, littéralement et figurativement. À l’inverse, simplement rejoindre un comité comptant plusieurs amis permettra de rendre l’expérience plus agréable et de développer de nouveaux intérêts. Participer à une activité à l’intérieur de l’école élimine aussi l’aspect gênant que peut avoir une activité externe où les gens rencontrés sont tous étrangers. Tout cela permet à chacun d’observer directement le résultat de ses actions et d’en ressentir une grande satisfaction.

Saisir l’opportunité

Avoir un point de départ est utile, mais où aller ensuite ? Heureusement, les opportunités sont nombreuses et le deviennent encore plus au rythme de l’augmentation de l’autonomie des étudiants. En effet, plus vos capacités seront grandes, plus nombreuses et variées seront les actions que vous aurez la possibilité d’accomplir. Ce n’est cependant qu’une possibilité. Aucun de ces facteurs ne garantit l’action et cela doit venir de la volonté de chaque élève. Après le point de départ, il est très important de continuer d’accepter de nouvelles opportunités afin de continuellement se développer. Simplement accepter l’invitation d’amis à différentes activités en plus d’offrir sa participation à divers événements  tout au long de l’année vous permettront d’avoir un large éventail de possibilités, ce qui vous évitera toute inquiétude par rapport à un manque de ponctuels dans l’année. Il est certain que cette méthode amènera certains d’entre vous à tenter des actions qui ne vous plaisent pas, mais cela est aussi un avantage, car vous serez capables de déterminer quelles actions sont acceptables et quelles ne le sont pas et ainsi vous forger vous-même une idée de vos préférences.

Une question d’équilibre

Peu importe le point dans votre vie que vous avez atteint et quelle que soit l’action que vous décidez d’entreprendre, une constante demeure : travailler au-delà de vos capacités pendant trop longtemps, même pour une noble cause, vous épuisera et, à ce moment, vous ne serez plus utile à personne. Cela peut sembler désespérant, mais il existe deux solutions efficaces et éprouvées afin d’y remédier. Premièrement, il est important de planifier une activité physique régulière, car cela améliorera votre humeur et vous permettra de vous libérer du stress créé par l’école et le bénévolat. Être en meilleure forme physique comporte un nombre d’avantages incalculables au niveau de la santé mentale et physique, mais permet aussi d’effectuer de nombreuses tâches plus exigeantes et de mieux se reposer mentalement. Deuxièmement, maintenir un équilibre entre toutes les facettes de sa vie est essentiel, y compris entre les différents comités et activités scolaires. Certains demanderont inévitablement plus de travail que d’autres, mais une trop grande concentration sur une seule activité, peu importe sa nature, a très souvent des conséquences néfastes sur l’équilibre mental.

Bonne chance pour la suite!

Friperie à De Rochebelle – Peaufiner sa garde-robe… avec moins de cinq dollars !

Mathilde Leblond

Active depuis plusieurs années déjà, la friperie de De Rochebelle permet aux élèves de notre école de faire don de leurs vêtements et d’en acheter de nouveaux pour un prix accessible à tous. En ce joli printemps, des bénévoles et la fondatrice de ce mouvement ont accepté de répondre à diverses questions pour mieux faire connaître ce petit coin de paradis encore inconnu pour plusieurs.

Enseignante et fondatrice de la friperie de De Rochebelle, Caroline Gimaïel est la première à s’être portée volontaire pour faire cette entrevue. Parmi les neuf bénévoles travaillant à la friperie, deux se sont joints à nous soit : Leyla-Joumane Benaskeur et de Mathilde Bernard, toutes deux élèves de secondaire 4 PEI.

Quel aspect de votre travail à la friperie vous plait le plus ?

Mathilde:

Eh bien, mon travail me permet de rencontrer des gens, de les accueillir et de les accompagner, en leur expliquant un peu le principe de la friperie. Je peux aussi voir leurs goûts vestimentaires en les aidant, tout en travaillant avec des amies! Et tout ça compte comme un bénévolat !

Leyla-Joumane:

Ce qui me plaît le plus de mon travail à la friperie, c’est le contact direct avec la clientèle et mes collègues ! J’adore également savoir que j’ai un impact positif sur la planète et que je permets de non seulement satisfaire et aider des élèves, mais aussi de donner une deuxième chance à des vêtements.

Avez-vous vous-même acheté des produits provenant d’ici ? Si oui, quelles sont vos meilleures trouvailles ?

Mathilde :

Oui, j’ai déjà magasiné ici ! J’ai trouvé un chandail de laine que j’aime beaucoup, avec des pantalons. Parfois, je porte les deux ensemble, ça fait un ensemble complet venant de la friperie.

Leyla-Joumane:

J’ai acheté deux morceaux à la friperie, cette année ! Un chandail et une paire de jeans. Ce sont mes meilleures trouvailles ! J’en suis accro, et ils sont rapidement devenus mes pantalons favoris.

Prenez-vous tous les articles que vous recevez ? Sinon, comment se passe le tri des vêtements ? Quels sont les critères qu’un produit doit respecter avant d’être mis en vente?

Caroline :

Eh bien c’est sûr que nous vendons uniquement des articles qui sont non violents, et on ne garde pas non plus les vêtements associés à une entreprise comme des groupes de sport ou peu importe. Évidemment, on ne garde que des produits qui sont encore réutilisables, donc qui ne sont pas déchirés, par exemple. 

Leyla: Admettons que ça ne respecte pas le code vestimentaire, on ne va pas le mettre en vente non plus.

Caroline : Effectivement, donc pas de chandails «bedaine» à vendre ici!

Comment décririez-vous la friperie en une phrase ?

Mathilde : « Endroit de trouvailles »!

Toutes : Ouais! (rires)

Depuis combien de temps y a-t-il une friperie active à De Rochebelle? Y a-t-il eu des difficultés lors de sa création ?

J’étais avec Mariane Beaupré (une autre enseignante) au démarrage de la friperie ; on était ensemble pour la partir il y a cinq ans. Toutefois, on n’a pas ouvert lors de la pandémie ; ça ne fait donc pas cinq ans qu’elle est vraiment active. On a été ouvert uniquement la demi-année où l’école a fermé et l’année d’avant en plus de cette année, puisque la friperie ne pouvait pas être ouverte lorsque le Covid se propageait encore beaucoup. Sa création s’est bien passée comme prévu, c’était très agréable. On a eu beaucoup de vêtements puisqu’on avait partagé un message à son ouverture pour que les élèves autant que leurs parents apportent leurs vêtements qu’ils ne voulaient plus. Actuellement, on ouvre 3 midis par cycle de 9 jours (les jours 1,4 et 8 de 12 ;30 à 13 :00).

Comment doit-on s’y prendre si on veut faire don de nos vêtements ici ?

On fonctionne par échange : les gens qui veulent donner doivent apporter une feuille disponible à la friperie avec la quantité ou la sorte de vêtements qu’ils veulent donner, et puis on donne un nombre de points. Par exemple, un t-shirt donne 1 point, ce qui équivaut à 1 $, et puis là on fait l’échange. Les parents doivent signer la feuille, bien entendu ! Une fois qu’on donne les points, ils peuvent être échangés pour n’importe quel vêtement.

Quelles étaient les principales motivations qui vous ont poussées à démarrer la friperie de De  Rochebelle?

Oh mon Dieu! Eh bien, le côté réutilisation, et le côté écologique aussi. De plus, il y aussi l’argument de l’économie circulaire, comme quand j’étais jeune : mes amies et moi échangions nos vêtements avec un système similaire à  celui de la friperie. Par exemple, tu pouvais « acheter » deux chandails et les porter sans arrêt, mais ce n’était jamais la même personne qui les mettait au final (rires) ! C’était très divertissant, donc ce fut l’une des raisons qui m’ont poussée à fonder la friperie ici. Et puis, je viens d’une famille qui a une boutique depuis cent-sept ans, donc je suis habituée d’être « dans le vêtement ».

Mathilde:

On est des personnes qui aiment beaucoup faire les friperies à la base (rires de Leyla-Joumane), donc pendant un jour de fin de semaine, on prend le temps de faire plusieurs friperies en ville et on adore, donc on s’est dit « tiens, il y en a une à De  Rochebelle, allons s’impliquer!» . C’est aussi beaucoup le côté écologique de la chose qui nous a poussées à devenir bénévoles ; l’industrie du textile pollue énormément, donc on a cru bon essayer d’améliorer un peu la situation, à notre échelle évidemment.

Leyla-Joumane: Ce n’est pas tout le monde non plus qui a les moyens de s’acheter des nouveaux vêtements, et la friperie est très accessible pour tout le monde, parce qu’on achète soit par échange ou alors à une une somme minime.

Votre nombre de clients réguliers est-il plus élevé ou plus bas que vos attentes ?

Eh bien je suis très heureuse du flot de clients qui viennent. Il y a beaucoup de jeunes ici qui viennent régulièrement, donc on les revoit et on échange souvent. Vraiment, j’ai atteint les attentes que j’avais.

Où vont les revenus de la friperie ? À quoi servent les fonds amassés ?

Mathilde:

Si jamais vous achetez des vêtements avec de l’argent, donc pas nécessairement en échange, c’est un don que vous faites pour la fondation de l’école, donc pour le bien des élèves, éventuellement. C’est pourquoi c’est toujours bien de venir acheter ici ! Dès que vous avez un midi pas trop chargé, vous allez vraiment pouvoir prendre le temps de faire de belles trouvailles, alors que dans la vie extérieure, les gens ont tendance à être plutôt pressés et juste vouloir acheter pour acheter. La friperie est donc une occasion de prendre ça relax, et il n’y a pas trop de monde.

Caroline:

Effectivement, les achats faits ici vont finalement redonner aux élèves de l’école.

Pour conclure, avez-vous des anecdotes farfelues à raconter qui se sont déroulées à la friperie ? Par exemple, quel est le morceau de vêtement le plus loufoque ou alors mémorable que vous avez reçu ?

Mathilde: On reçoit plein de chandails très drôles, notamment des chandails de Justin Bieber, qui sont partis rapidement, d’ailleurs… On a aussi eu des chandails de Rice Krispies, et un jean avec des papillons super beaux brodés dessus, qui s’est lui aussi rapidement envolé (rires de toutes).

Je tiens encore à remercier le personnel de la friperie pour leur participation précieuse, leur temps et leur flexibilité ! Ce fut très plaisant de venir converser avec elles. Espérons que cet article a donné envie à plusieurs personnes de venir faire un tour elles aussi !

Bibliographie:

RANDSTAD. Questions brillantes à poser lors de votre prochaine entrevue,

https://www.randstad.ca/fr/chercheurs-demplois/ressources-carriere/entrevue-dembauche/questions-a-poser-lors-dune-entrevue-demploi/, page consultée le 23 avril 2023.

Trucs et astuces pour avoir la meilleure rentrée scolaire possible

Myriam Lévesque

La rentrée scolaire est une journée importante pour plusieurs. En effet, c’est l’occasion idéale pour faire une bonne première impression auprès de ses enseignants. C’est pourquoi il est important de bien s’y préparer. Voici donc cinq trucs et astuces pour vivre ce jour J agréablement :

  1. Visiter ses locaux de classe préalablement

Lors de l’accueil technique au cours duquel tu recevras ton nouvel horaire, ton numéro de casier ainsi que tes manuels, je te conseille fortement de profiter de ce moment pour visiter tes nouveaux locaux de classe. Bien souvent, la rentrée scolaire est une journée stressante et avoir quelques repères peut s’avérer bien utile, surtout lorsque l’on vit notre première année au secondaire ou que l’on change de pavillon. De plus, cette courte visite te permettra de mieux estimer le temps nécessaire pour le trajet casier-classe lors de tes pauses.

  1. Préparer son sac à dos, son repas et sa tenue vestimentaire

Selon moi, la préparation est l’élément clé d’une rentrée scolaire réussie. Ainsi, je te suggère de préparer ton sac à dos contenant la totalité de ton matériel scolaire la veille. De cette manière, tu ne perdras pas de temps à essayer de rentrer un cartable supplémentaire dans ton sac à dos le matin même ! Tu peux également préparer ton repas, tes collations et ton dessert pour le lendemain et la même chose s’applique pour ta tenue vestimentaire. Cette préparation te permettra d’étirer l’heure du réveil, ce que tu apprécieras certainement le matin !

  1. Prévoir le temps nécessaire pour se préparer le matin même

La rentrée représente le début d’une nouvelle année scolaire et par conséquent, le début d’une nouvelle routine. Il faut donc se mettre une alarme pour se réveiller à l’avance : l’horreur! C’est pourquoi je te propose d’estimer le temps qu’il te faudra pour te préparer le matin. Par exemple, prends en compte le temps pour t’habiller, te maquiller, te coiffer, te laver, pour déjeuner, pour préparer ton lunch et pour marcher jusqu’à ton arrêt d’autobus. De cette façon, tu seras certain.e d’être en avance pour ta première journée de classe!

  1. Dormir tôt

Le changement de routine amené par le début de la nouvelle année scolaire implique pour beaucoup d’adolescents de se  lever plus tôt. Oh non ! C’est pourquoi je te suggère fortement de calculer le nombre d’heures habituelles durant lesquelles tu dors et qui te permettent de te sentir reposé.e. Ainsi, tu pourras estimer plus facilement l’heure idéale pour toi d’aller dormir.

  1. Faire preuve d’ouverture d’esprit

Une nouvelle année scolaire signifie de nouveaux enseignants, de nouveaux locaux, de nouveaux camarades, mais surtout différentes manières de faire. Par exemple, il est possible qu’un enseignant ait une pédagogie ou une manière d’enseigner différente de celles auxquelles tu es habitué.e. Dans cette situation, il faut souvent se laisser du temps pour s’adapter. Je t’incite donc à faire preuve d’ouverture d’esprit lors de ta première semaine de classe. Après tout, peut-être que cette manière de faire deviendra la technique d’apprentissage optimale pour toi !

La rentrée toute l’année en francisation

Marianne Paradis

Ce n’est pas pour tous les Rochebellois et Rochebelloises que la rentrée s’effectue en septembre. En effet, le programme de francisation de De Rochebelle accueille de nouveaux élèves tout au long de l’année. Ceux-ci vivent donc à leur tour leur propre rentrée, au milieu de l’année scolaire.

Le programme de la francisation de De Rochebelle compte environ 230 élèves issus de l’immigration. Certains de ces élèves arrivent d’un programme de francisation au primaire ou sont arrivés au Québec pendant l’été avant la rentrée, et participent donc à la rentrée technique et scolaire en même temps que le reste de De Rochebelle.

Cependant, ce n’est pas le cas pour tous. Chaque deux semaines, le programme de francisation accueille de nouveaux élèves. « Des fois j’en ai un, des fois j’en ai deux. Mais des fois, j’en ai dix, » raconte Bianca Smith, agente interculturelle en milieu scolaire à De Rochebelle. Elle explique que lors de leur inscription à l’école, ces élèves rencontrent l’orthopédagogue pour faire une entrevue initiale au cours de laquelle leur parcours migratoire et leur niveau de scolarisation sont pris en compte afin de déterminer quelle classe leur convient le mieux.

Lors de leur premier avant-midi à l’école, les nouveaux Rochebellois et Rochebelloises achètent leurs manuels scolaires, accompagnés d’un ou d’une élève qui parle leur langue maternelle. Si nécessaire, Bianca leur fournit cartables, crayons et efface. Ensuite, les jeunes visitent l’école, se font expliquer leur horaire et reçoivent un casier.

Bianca explique que la rentrée scolaire est une expérience extrêmement angoissante pour les nouveaux arrivants. Les premiers jours, « ils s’assoient en classe et ne comprennent vraiment, littéralement, rien. » Puis, progressivement, ils commencent à se familiariser avec la langue. « Ça sort à l’oral en premier, puis à l’écrit et à la lecture, » rapporte-t-elle.

Dès son arrivée à De Rochebelle, chaque élève suit des cours de francisation, mais aussi d’arts plastiques, d’éducation physique et d’informatique. Puis, au fur et à mesure que sa maîtrise du français s’améliore, de nouveaux cours s’ajoutent à l’horaire : éthique, mathématiques, etc. Ultimement, l’objectif est que l’élève intègre le programme de Monde et passions et obtienne son diplôme d’études secondaires.

Cependant, depuis le début de la pandémie, ce transfert de programmes ne peut plus se faire dès que l’élève est prêt. En effet, les classes sont pleines, et il n’y a pas de place pour intégrer de nouveaux étudiants en cours d’année. Le programme de francisation a donc dû se tourner vers d’autres solutions : « On a rapatrié une équipe de profs du régulier pour leur enseigner toutes les matières du régulier, » raconte Bianca. Le programme Monde et passions se donne donc maintenant dans certaines classes de francisation, avec la même matière et les mêmes évaluations qu’ailleurs dans l’école.

Cependant, tous les élèves du programme de francisation ne rejoignent pas le programme Monde et passions. Certains émigrent à un âge plus avancé ; leur temps à De Rochebelle est donc trop limité pour apprendre la langue. D’autres, comme certains réfugiés de guerre, ont eu un accès limité à l’éducation au cours de leur vie et vivent donc un retard scolaire important. Les étudiants qui n’ont pas rejoint Monde et passions à la fin de leur secondaire se dirigent ensuite vers le centre d’éducation Le Phénix, où ils pourront poursuivre leur francisation avec d’autres adultes.

« Le désavantage du Phénix, c’est qu’il faut qu’ils finissent la francisation avant de pouvoir avoir des cours du régulier. Tandis qu’ici, on est à deux vitesses. Ils peuvent avancer pendant qu’ils apprennent la langue, » explique Bianca. Il existe tout de même des solutions pour que les étudiants en francisation puissent continuer leur parcours scolaire en parallèle de leur francisation : « On essaie de les référer dans des programmes où ils ont des stages en milieu de travail, de les orienter de façons différentes. »

Il est certain que, peu importe leur parcours, avec le support et la bienveillance de toute l’équipe pédagogique et d’accueil de la francisation, tous les nouveaux arrivants de De Rochebelle sont entre de bonnes mains.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les élèves de la francisation proviennent de dix-huit groupes ethniques différents, et ont quinze langues maternelles différentes. Les plus fréquentes sont actuellement l’espagnol, l’ukrainien, le swahili, le russe et l’arabe. Il y a donc une grande diversité d’origines au sein du programme de francisation.

Merci à Bianca Smith pour sa contribution remarquable à cet article, il m’a fait plaisir d’en apprendre davantage sur cette facette de notre école en sa compagnie.

Le 11 septembre 2001: continuer d’avancer

Léa Gillon

Ce jour où des milliers de personnes perdirent la vie marqua les esprits, alourdit les cœurs et détruisit les âmes. Le monde devra se relever de cette perte, continuer d’avancer pour ne pas que se répète le passé.

Ces attentats furent orchestrés par le réseau terroriste islamiste connu sous le nom d’Al-Qaïda, dirigée à l’époque par Oussama Ben Laden. Ce jour-là, dix-neuf pirates de l’air décidèrent de commettre l’irréparable, de bafouer tout principe d’humanité. Quatre avions s’envolèrent ayant des cibles prédéterminées, soit : les tours jumelles du World Trade Center ainsi que le Pentagone. Bien que le quatrième avion n’ait pas atteint son but, tout porte à croire que le Capitole ou encore la Maison-Blanche étaient visés.

La tour Nord du World Trade Center fut la première touchée à 8h46. Quelques minutes plus tard, la tour Sud fut frappée. Le président George W. Bush se trouvait alors en Floride où il lisait un livre aux enfants, profitant inconsciemment de ces quelques dernières minutes d’insouciance. Il fut informé dans les instants suivant les attaques. Le vol 77 fonça dans l’un des côtés du Pentagone une trentaine de minutes plus tard. À 9h59, la tour Sud s’effondra, suivie de la tour Nord 29 minutes plus tard. Le vol 73, soit le quatrième avion, s’écrasa loin de la civilisation grâce aux braves passagers qui ont repris les commandes de l’avion pour le dévier de sa trajectoire et ainsi sauver d’innombrables vies. Ces héros ne purent survivre à l’impact de l’avion se heurtant durement au sol.

Les médias couvrirent l’évènement dès les premières minutes. Tous furent informés et tous se souviennent de ce jour. Le monde était sous le choc. Des familles déchirées à jamais, les sourires disparus, changés en larmes. Les sanglots se mêlent aux cris de désespoir, des gens tués par la fumée des débris aux allures sombres. Les habitants du monde entier étaient révoltés, emportés par la frénésie.

Pour honorer les victimes, un mémorial ainsi qu’un musée furent érigés. Le musée se situe à proximité du mémorial, il relate  la tragédie qui a bouleversé et changé la face des États-Unis d’Amérique. Le mémorial représente deux bassins placés à l’endroit où trônaient jadis les tours jumelles. Le nom des victimes y sont gravés. L’eau qui s’y écoule perpétuellement signifie que malgré le temps qui défile, jamais les Américains n’oublieront ceux qui sont partis trop tôt.

BIBLIOGRAPHIE

WIKIPÉDIA,. Attentats du 11 septembre 2001,

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001, page consultée le 9 mai 2023.

WIKIPÉDIA. Mémorial du 11 septembre,

Mémorial du 11 Septembre — Wikipédia (wikipedia.org), page consultée le 9 mai 2023.

GOBEIL, Mathieu. 11 septembre 2001: fil des événements.(4 septembre 2021),

 11 septembre 2001 : revivez le fil des événements | Radio-Canada.ca, page consultée le 9 mai 2023.

Horoscope du mois de septembre

Emily Manau

Prêt à tout savoir sur votre futur ? Vous tombez au meilleur endroit pour cela !

Bélier

On ne veut pas jouer l’avocat du diable, mais il faudra quand même essayer de savoir ce que vous voulez. Et puis, ne vous fermez pas comme une huître à cause d’un embarras pas si grave que ça : vous y perdriez en spontanéité et ça, ce n’est pas bon pour un Bélier. En revanche, après le 20 mai, si vous désirez vous éclater un peu plus sur l’oreiller ou sous la couette, la chaude planète Mars en Lion ne dira pas non.

Taureau

Si on parle de tendresse et de gentillesse, notreTaureau sera plutôt bien loti. Des mots gentils, de petites attentions délicates, des regards tendres… C’est tellement attendrissant quand il se montre si charmant et votre cher et tendre est un vrai cadeau quand sa version « gentleman » réussit à vous émouvoir comme ça. Le printemps suscite parfois quelques occasions de varier les plaisirs et on sent que vous n’allez pas vous en priver.

Gémeaux

On conseillera surtout à notre Gémeaux de méditer cette phrase pleine de bon sens qui dit que chaque minute de cafard nous prive de soixante secondes de bonheur Désertion des planètes rapides en vue : traduisez que ce mois ne risque pas d’être des plus mouvementés. Voilà un Gémeaux en mode « rien ne va mal » et ce n’est pas si mal… Vous vouliez que ça bouge davantage ? Patientez jusqu’à la mi-juin : votre hotspot amoureux commencera à ce moment-là et vous ne perdez rien pour attendre.

Cancer

N’oubliez pas qu’il suffit parfois d’un rien pour égayer le quotidien. Tout ce qui pourra vous faire voir la vie autrement sera facteur d’agrément. Par exemple, abusez du mot d’ordre « petites surprises romantiques » avec votre douce moitié. Un imprévu de dernière minute ? Qu’à cela ne tienne ! On dit que l’imprévu est plein de charme, vous devriez pouvoir profiter de ces fameux « instants précieux », ceux qui font penser qu’on a tout pour être heureux.  Cancer, retenez aussi que le mode roucoulade » devrait être d’actualité.

Lion

Ah ça, évidemment, notre Lion aura du mal à se contenter de ce qu’il a mais faudra-t-il pour autant réclamer l’impossible ? Retenez que rien ne serait catastrophique si vous ne tourniez pas tout au dramatique. Et puis ne vous inquiétez pas : quoi que vous en pensiez, vous survivrez. À priori, on vous dirait que c’est pas mal d’écouter de temps en temps le point de vue de votre amoureux.se  car d’ici le 13 mai, on pense que vous n’en percevrez qu’un seul. Le vôtre… Côté ouverture d’esprit, ce ne sera pas glorieux.

 Vierge

Vous vous reconnectez enfin à vos émotions. Ouf : vous voilà tellement plus attentif.ve et attentionné.e ! Plus d’authenticité, plus de sincérité, une grosse envie de vous rapprocher : quelque chose nous dit que vous n’y perdrez pas au change… Vierge, ça risque de ronronner ou de roucouler du côté de chez vous et le regard que votre amoureux.se portera sur vous pourrait bien de temps en temps ressembler à une onde de douceur. L’amour n’a pas de contours… C’est même pour ça qu’il peut nous surprendre tous les jours.

Balance

Vous serez trop souvent en quête d’amour ou de preuves d’amour… Tout ça, c’est seulement pour être rassuré.e alors essayez de ne pas l’enquiquiner à plein temps avec vos légers égarements. Vous sortirez également trop facilement le petit chantage qui tue. Oui… mais non ! Votre douce moitié va finir par se sentir oppressée avec vos caprices permanents. On vous trouvera bien séduisant.e et vous n’hésiterez pas à multiplier les petits coups de charme.

Sccorpion

En termes d’amour à diffuser, le ciel ne fera pas les choses à moitié. En cette fin de mois, notre Scorpion pourrait bien déborder d’affection. Pourra-ton dire que vous serez comblé.e en amour ? Rappelez-vous que tout est négociable et vous réussirez peut-être à passer outre les petits problèmes qui se dressent sur votre chemin. Notre Scorpion pourrait même se transformer en bouclier pour faire barrage aux méchants qui voudraient s’en prendre à son entourage. Et vous allez assurer dans votre fonction de « protectrice en diable ».

Sagittaire

Les défis, ça réveille l’énergie et c’est exactement ce dont Mars en Lion aura envie pour vous. Grâce à cette planète ultra entreprenante, votre place naturelle sera le devant de la scène et quoiqu’il se passe, vous voudrez être en tête de peloton. Un conseil : au lieu de focaliser sur ce qui bloque, pensez quand même à ce qui va bien Attention : il parait qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, mais trop de folies pourraient quand même anéantir vos économies.

Capricorne

Vous encaisserez sans doute plus que vous n’exprimerez mais attention, vous n’oublierez rien ! Du coup, ça pèsera sur vos humeurs. Evitez quand même de rester prisonnièr.e de vos ressentiments. Le genre de petits désagréments qui vous attendent ? Il/elle  ne sera pas là justement quand vous aurez besoin de lui/ elle, ne sera pas suffisamment réceptif quand vous aurez des choses à partager, ne sera pas dispo quand vous aurez bobo (au cœur)…Et puis en cette fin de mois, même si vous n’avez pas envie d’entendre ce qui ne vous plait pas, ne vous bouchez pas constamment les oreilles !

Verseau

Le ton monte, on s’affronte, vous lui demandez des comptes… : bref, les motifs de dispute pourraient bien pleuvoir.  On espère que vous aurez de bonnes raisons pour monter au front parce que si c’est juste pour lui chercher des poux, ce serait quand même dommage. Admettez que refuser le dialogue n’est pas à votre honneur et arrêtez de ruminer. Si l’argent pose momentanément problème, compartimentez : ce n’est jamais bon de mélanger le matériel et l’émotionnel quand le Soleil et Uranus sont en Taureau. C’est dit.

Poissons

Votre douce moitié  aura-t-elle opté pour le mode « gentillesse tout plein » ? Vous pourrez dire en toute confiance ce que vous aurez sur le cœur et ça fait parfois tellement de bien. Vénus en Cancer aura en tout cas la bonne recette pour que vous soyez mieux dans vos baskets d’amoureux.se (et plus si belles affinités…)

Bibliographie

MARIE CLAIRE, horoscope, https://www.marieclaire.fr/astro/horoscope/horoscope-du-mois/poissons/mai , page consultée le 9 mai 2022.

Le poison invisible

Laurence Dolbec

Tous savent qu’un problème banalisé ne fait que prendre de l’expansion. C’est le cas des intoxications, particulièrement au GHB, dans les bars, qui font des ravages de plus en plus fréquents partout au Québec et maintiennent les victimes, surtout les femmes, dans la peur et le doute.

Qu’est-ce que c’est?

Tout d’abord, le GHB fait partie de la catégorie des dépresseurs, agissant puissamment sur le fonctionnement du cerveau. Sous forme liquide, cette drogue est incolore, inodore et non perceptible dans une boisson alcoolisée, particulièrement puisque son goût salé et savonneux s’y noie. De plus, ses effets se perçoivent en 20 minutes, mais disparaissent très rapidement. En effet, elle est détectable seulement 6 heures dans le sang et de 10 à 12 heures dans l’urine. Par contre, cette drogue n’est pas que nocive, puisqu’elle s’utilise dans le domaine médical depuis les 20ème siècle. Pour commencer, l’acide gamma-hydroxybutyrate (GHB) voit ses débuts en 1847 alors qu’il est synthétisé pour la première fois par le chimiste russe Aleksandr Mikhaïlovitch Zaïtsev. Cependant, aucune pratique pharmaceutique n’en est faite avant les années 1960. À ce moment, la Gamma-OH, comme on l’appelait à l’époque, agit comme anesthésique hypnotique, c’est-à-dire l’utilisation d’une forme d’hypnose afin d’éviter l’anesthésie avant une opération. Par exemple, ce procédé servait en obstétrique, qui désigne la surveillance de l’évolution d’une grossesse, puisque ses effets toxiques étaient nulles sur le cerveau d’un fœtus. Peu à peu, cette drogue se répand pour répondre à une variété de besoins, car ses effets secondaires sont considérés minimaux. Aujourd’hui, puisqu’il nécessite un contrôle pour être sécuritaire, le GHB ne s’utilise que dans les anesthésies-réanimations très spécialisées. Ainsi, il est illégal dans les pratiques récréatives, telles que dans l’alcool ou la drogue, puisque ses effets sont dévastateurs.

Conséquences

Certes, selon le Dr Martin Laliberté, du Centre universitaire de santé McGill, le GHB crée un état de somnolence, d’euphorie, une perte de connaissance et de mémoire. En conséquence, la victime est étourdie et inconsciente des décisions qu’elle prend ou trop sonnée pour même en prendre. C’est pourquoi certains criminels la glissent dans les verres aux bars, comme elle passe inaperçue. Ainsi, dû à son impact sur la volonté et le jugement, ils exploitent sexuellement leurs victimes devenues vulnérables. Pour cette raison, le GHB est appelée drogue du viol, puisqu’elle permet aux agresseurs d’agir sans que la personne ne s’en souvienne. Aussi bien que plusieurs intoxications sont dissimulées, ses effets attribués à une trop grande consommation d’alcool. De plus, la difficulté à s’orienter ou coordonner nos mouvements, l’hyperventilation, les nausées, vomissements, les frissons et bouffées de chaleur contribuent à brouiller la conscience et la compréhension de la situation. Plus encore, des conséquences physiques à long terme peuvent survenir selon la quantité absorbée, tels que des troubles digestifs et gastro-intestinaux, des troubles du sommeil, des migraines, des nausées, des blessures et des complications gynécologiques. Après l’événement, les sensations de culpabilité et de honte surviennent, puisque les victimes en veulent à leur supposée imprudence. En effet, plusieurs comportements d’hypervigilance dus à l’angoisse et l’anxiété sont observés à la suite de l’agression. Certains se sentent sales ou anormaux, alors que d’autres nourrissent la haine, le chagrin ou le désespoir. En conséquence, les souvenirs corporels exubérants qui surviennent les amènent à se questionner quant à leur contribution à

l’agression et parfois même à poser des gestes suicidaires. Bien évidemment, il est inconcevable que des telles situations puissent encore se produire et que la victime s’en sente responsable. Il est encore plus horrifiant que les femmes, qui sont les principales cibles, ne puissent sortir dans un bar sans la peur d’une éventuelle intoxication. C’est d’ailleurs cet aspect social, aussi touché par le GHB, qui rappelle l’urgence d’agir. Effectivement, ces impacts démontrent la scandaleuse réalité d’une agression sexuelle. L’agresseur transmet sa douleur aux victimes qui s’isolent, perdent leur autonomie et parfois leurs emplois. Néanmoins, le cœur du problème provient de sa banalisation. En effet, le noir n’est que peint de blanc, espérant à tort que, caché, il s’y noiera.

Solutions

Heureusement, si on réalise que le scandale de la drogue du viol est celui de tous, plusieurs solutions sont possibles pour stopper ce fléau. Sandrine Pelletier et plusieurs de ses amies ayant aussi été intoxiquées au GHB, ont confessé à Le Devoir en mars dernier la peur qu’elles ont ressenties. D’ailleurs, elles proposent plusieurs alternatives qui permettraient d’augmenter leur sentiment de sécurité, en commençant par les bars. Par exemple, des couvercles anti-drogues, des sous-verres qui la détectent ou davantage de caméras sont des investissements pertinents pour protéger la clientèle. Plus que tout, la conscientisation du personnel, l’agissement concret des témoins et selon La Presse la prévention immédiate du 911 pour procéder à un prélèvement toxicologique au plus vite favorisent la motivation à agir. En prime, peu de centres hospitaliers offrent des soins de dépistage rapide; il en existe seulement 3 à Montréal. Ainsi, la politique participe activement au combat, puisque Manon Massé, inquiète de la situation, appelle à l’aide au gouvernement. « C’est l’intégrité du corps des femmes qui est en jeu ici […], droguer quelqu’un contre sa volonté, c’est criminel. Et donc, il faut donner aux femmes le moyen de pouvoir être testées partout sur le territoire du Québec. », témoigne-t-elle à La Presse. Une loi unanime est donc votée le 1er juin 2022 afin d’adopter les tests et l’équipement nécessaires pour détecter le GHB dans tous les hôpitaux de la province.

En conclusion, la drogue du viol, ce poison invisible, affectent notre société plus que l’on pense. Plusieurs moyens, en commençant par prendre ce problème au sérieux, peuvent être mis en place pour ainsi, prévenir des situations ayant des conséquences physiques, mais surtout psychologiques irréversibles

BIBLIOGRAPHIE

DUHAMEL, Frédérik-Xavier. «Motion adoptée à l’unanimité visant à élargir le dépistage au Québec», La Presse (8 juin 2022), [https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-06-08/drogues-du-viol/motion-adoptee-a-l-unanimite-visant-a-elargir-le-depistage-au-quebec.php], page consultée le 9 avril 2023.

PELLETIER, Sandrine. «La drogue du viol dans les bars, ça concerne tout le monde», Le Devoir (20 mars 2023), [https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/785949/idees-la-drogue-du-viol-dans-les-bars-ca-concerne-tout-le-monde], page consultée le 9 avril 2023.

TABLE DE CONCENTRATION SUR LES AGRESSIONS À CARACTÈRE SEXUELLES À MONTRÉAL. Impacts des drogues du viol http://www.agressionsexuellemontreal.ca/violences-sexuelles/agression-par-intoxication/impacts-et-consequences, page consultée le 9 avril 2023.

WIKIPÉDIA. Acide gamma-hydroxybutyrique (21 février 2023), https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_gamma-hydroxybutyrique#:~:text=10.3%20Liens%20externes-,Historique,synth%C3%A9tise%20de%20nouveau%20en%201961, page consultée le 9 avril 2023.

Le parcours interculturel: un projet riche en diversité

Léanne Langlois

C’est lors du parcour culturel que tous les efforts des élèves de quatrième secondaire du Programme d’Éducation intermédiaire qui ont travaillé avec acharnement sur leur création peuvent enfin voir le fruit de leur travail.

Qu’est-ce que le parcours interculturel?

À chaque année dans le Programme d’Éducation intermédiaire, une tâche interdisciplinaire est exigée. Cette année, pour les élèves de quatrième secondaire, le projet de niveau était le parcours interculturel. Il s’agit d’un projet qui est réalisé durant le cours d’histoire, d’anglais, d’éducation physique et de science. L’objectif est de favoriser la sensibilité internationale, l’action par le service, mais aussi de développer les connaissances, les compétences et l’ouverture d’esprit à travers diverses cultures du monde grâce aux multiples talents artistiques des élèves. Ainsi, les six classes de P.E.I. se sont vu attribuer un pays au hasard. Parmi ces pays, on retrouve la Nouvelle-Zélande, le Chili, la Pologne, la Turquie, le Vietnam et l’Afrique du Sud. Il s’agit d’une compétition amicale entre classes qui suscite toujours de l’enthousiasme auprès des étudiants et des enseignants.

Le déroulement du parcours

Suite à l’attribution des pays, chaque classe est divisée en sous-comité ayant chacun une tâche bien définie à réaliser. Plusieurs périodes sont accordées dans les cours d’histoire mais aussi de design afin de permettre aux élèves de réaliser leur projet. Ensuite, en début avril, une semaine est réservée pour présenter les diverses créations à l’ensemble des élèves de quatrième secondaire et aux juges. Chaque activité permet d’amasser des points, plus une classe est classé haut dans le pointage, plus de points elle remporte pour cette catégorie. Les gagnants sont déterminés à l’aide de la compilation finale des points accumulés durant la semaine. Sans oublier que chaque classe a monté un kiosque avec leurs créations mises en valeur à l’avant avec des décorations représentant le pays. Ce n’est qu’une fois toutes les activités terminées que les trois premières positions de chaque activité sont révélée aux élèves et finalement le grand gagnant. De plus, lors de cette compétition, les groupes peuvent aussi gagner d’autres prix en remportant le groupe coup de coeur voté par les autres classes, ou encore le plus beau kiosque. À la fin de cette belle semaine, tout le monde est récompensé avec une magnfique sortie au cinéma. Pour ce qui en est des récompenses, toutes les classes se verront le droit à des cartes-cadeaux. Cependant, les trois premières classes seront davantage récompensés que les autres ainsi que les gagnants du groupe coup de coeur et du meilleur kiosque.

Les activités réalisées par les élèves

Parmis ces activités nous retrouvons une publicité commerciale réalisée durant le cours d’anglais où un produit ou élément représentatif du pays est représenté de manière à inciter le public à l’acheter. Dans cette même matière, les élèves doivent réaliser un livre pour enfants combinant des éléments culturels du pays, créer les dialogues, les images et la mise en page sans oublier la narration à un enfant. Afin de mettre un peu plus de rythme au parcours, une danse doit être créée lors du cours d’éducation physique et réalisée par l’ensemble du groupe devant le reste des élèves. Cette danse doit être

inspirée du pays attribué, ainsi plusieurs décident d’incorporer des musiques traditionnelles, des pas de danse typique et des éléments représentatifs de leur pays. Les accessoires et les costumes sont de mise afin d’éblouir les juges sans oublier la synchronisation. Pour ce qui en est des sous-comités, il y a celui du costume où les participants doivent fabriquer à la main un costume traditionnel qui sera porté par un élève lors d’un petit défilé accompagné par une vidéo expliquant le processus de la création, les significations que l’on retrouve sur la pièce et les techniques de fabrication utilisées. Le sous-comité du drapeau est chargé de construire une oeuvre originale symbolisant le pays aussi accompagné d’une vidéo explicative de la création. Évidemment, chaque culture a des musiques et des instruments bien à eux, c’est pourquoi il existe un projet qui consiste à la fabrication d’un instrument de musique traditionnel avec une courte vidéo explicative. Pour les futurs architectes, il y a aussi un projet à faire. Il s’agit de la construction d’un élément architectural symbolique du pays avec une vidéo expliquant son importance et sa symbolique. Pour les plus créatifs, une revue de presse sous forme de bulletin de nouvelles présentant des événements importants qui se sont déroulés dans le pays doit être créée sans oublier qu’une saynète doit être présentée avant le visionnage de la vidéo. Dans le même genre, on retrouve le carnet de voyage consistant à une vidéo qui valorise les attractions touristiques ainsi que ses nombreux attraits autant culturels que géographiques. Toujours dans l’aspect des vidéos, il y a aussi les grandes découvertes, où l’équipe doit réaliser un reportage sur une découverte ou un chercheur originaire de leur pays. Il ne faut pas oublier que pour toutes ces vidéos, la créativité et le dynamisme sont de mise pour se démarquer. Maintenant, pour les élèves qui ont un talent culinaire, les douceurs d’ailleurs est le sous-comité parfait. Pour ce projet, il faut cuisiner 200 bouchées d’un dessert traditionnel du pays pour faire goûter tous les élèves. Il faut aussi penser à la présentation des desserts, certaines équipes construisent des présentoirs, d’autres apportent des touches à leurs assiettes lorsqu’elles sont présentées aux juges, comme en ajoutant des napperons, des boissons, etc. Il s’agit de l’activité préférée et la plus attendue par les élèves afin de déguster les douceurs préparées par chaque pays. D’autres activités sont aussi présentées lors du parcours, comme le jeu culture en herbe où chaque classe s’affronte lors d’un questionnaire comportant des questions générales des différents pays. Ou bien le montage du kiosque, où chaque classe est invitée à monter un petit kiosque symbolisant et représentant leur pays avec les créations réalisées lors des sous-comités mais aussi dans les diverses matières.

En somme, ce projet interdisciplinaire est une activité qui bénéficie de la coopération et tisse des liens au sein de chaque classe. Les élèves ont toujours hâte d’y participer et réalisent de très belles œuvres de qualité où l’on peut voir leur motivation ainsi que tous leurs efforts fournis.

Le deuxième chapitre d’une histoire qui commence et finit par les mêmes mots.

Une histoire qui débute et finit par les mêmes mots, tel est le défi que je me suis donné, du moins si j’en suis capable.

Vous trouverez ici le deuxième chapitre de ce roman, le premier étant déjà disponible dans l’édition d’avril.

Chapitre 2

Je l’avais rencontrée en décembre. Je me rappelle de la première sortie que nous avions faite tous les deux. Nous sommes allés patiner. Ce n’était pas la première fois que nous faisions une activité ensemble, mais de cette façon là, oui.

Nous y sommes allés d’une façon… moins amicale.

Plus comme un rendez vous.

Un rendez-vous amoureux.

Nous étions deux personnes qui aimaient prendre notre temps, mais la connexion entre nous était évidente.

Nous avons patiné main dans la main pendant quelques heures jusqu’à en avoir les orteils gelés. Je lui avais acheté un chocolat chaud pour qu’on se réchauffe. Après seulement quelques heures passées avec lui, je lui avais confié mes problèmes d’anxiété. Il m’avait rassuré, en me disant qu’il m’aimait malgré tout et qu’il était là pour moi, qu’il ne m’abandonnera jamais.

Techniquement, a t il tenu sa promesse?

Je ne le sais pas moi même.

Mais je ne peux pas lui en vouloir évidemment.

Je me sentais si bien avec lui.

Jamais je ne m’étais senti ainsi auparavant

Notre relation était si saine. Peut-être trop même.

***

Cela faisait déjà presque un an que nous nous fréquentions.

C’était le retour de ma saison préférée. C’était le 22 décembre, il me semble.

Ou le 23.

Je ne m’en souviens plus pour être honnête.

Cette fois-là nous décidions d’aller marcher dans le Vieux-Québec. Je me souviens que c’était une journée chaude d’hiver.

La température était en haut du point de congélation. Peut-être 5 ou 6° C.

Pour l’occasion je tressa mes longs cheveux bruns comme je le fais souvent.

Quoi qu’il en soit, nous nous étions donné comme point de rencontre le terminus d’Youville puisque nos deux bus s’y rendait.

Mon bus arriva environ 8 minutes après le sien. Alexis était donc déjà là lorsque je suis arrivée. Je descendis en remerciant le chauffeur et je rejoignis mon copain.

Dès que je l’aperçu je trouva qu’il avait l’air un peu perdu dans ses pensées.

«Ça va?»

lui demandais-je inquiète.

«Oui, mais j’ai l’impression qu’il fait froid non?»

Je trouva cela bizarre car moi j’avais chaud avec mon manteau d’hiver. Mais bon c’était peut-être juste son bus qui lui avait donné froid.

«J’ai apporté une veste de plus dans mon sac, on peut rentrer dans un commerce pour que tu la mette en dessous de ton manteau.»

«Oui ca serait gentil si ça ne te dérange pas.»

Évidemment que ça ne me dérangea pas.

Ça me fut même plaisir.

Pourtant, j’eu cette impression que ce n’était pas la seule chose qui clochait avec lui.

Évidemment, je me dis que ça arrivait à tout le monde des journées plus difficiles, je lui demandis donc s’il y avait d’autres choses qui le tracassait pour être sûr qu’il sente qu’il pouvait m’en parler si jamais.

«Tu es certain qu’il n’y a pas autre chose qui cloche?»

«Je me sens un peu étourdi mais ce n’est rien de grave ça m’arrive souvent ces temps-ci.»

«Aimerais-tu aller manger ou boire quelque chose?»

«Non merci, je n’ai pas faim»

«Es tu sûr? Je peux te le payer.»

Il me fit un sourire en coin.

Je sentis encore qu’il n’était pas cent pour cent correct mais à ce moment, je me donna pour défi de lui changer les idées.

Nous avons commencé notre marche juste après être rentrés pour se réchauffer.

Il ne venait pas souvent au vieux-Québec donc nous commencions par aller au château frontenac. Nous avions même essayé les grandes glissades!

J’avais oublié l’incident survenu quelques minutes plus tôt et je profita du moment. Après environ une heure de marche je rentra dans la bâtisse pour me chercher un starbucks. Comme à mon habitude, je lui en proposa un, mais a ma grande surprise, il refusa. Alexis était le genre de personne à ne jamais refuser une Starbucks.

Un peu comme moi en fait.

Je sentis qu’il en voulait un mais qu’il s’en empêchait.

«Ça me fait plaisir de t’en acheter un Alex.»

Je lui souris

«Non merci, j’apprécie l’intention mais je n’en ai pas très envie.

Encore à ce jour je ne sais pas si j’ai halluciné cette journée là, mais on aurait dit qu’il avait presque les larmes au yeux.

Je me suis dit que j’avais assez insisté pour cette journée-là et qu’il m’en parlerait s’il me souhaitais.

J’aurais peut-être dû insister finalement…

MUSÉE DE LA CIVILISATION

Marianne Paradis

Depuis son inauguration en 1988, le Musée de la civilisation fait partie intégrante du paysage du Vieux-Québec. Son architecture unique et audacieuse, tout comme sa grande pertinence historique, font du Musée un édifice à ne pas manquer.

Connu pour son « approche muséologique dynamique1 » et pour ses expositions avant-gardistes et novatrices centrées sur l’être humain, le Musée de la civilisation est l’une des principales attractions à Québec. L’un des aspects particuliers du Musée est sans contredit son architecture, qui se fond naturellement dans le vieux quartier.

SA CRÉATION

En 1980, un concours d’architecture est lancé pour le futur Musée de la civilisation, situé au 85 rue Dalhousie. Entre les cinq concurrents, c’est finalement le plan proposé par l’architecte Moshe Safdie qui est sélectionné. La construction commence en 1984, et le Musée ouvre officiellement ses portes le 19 octobre 1988.

BBGL /Sungur Incesulu / Moshe Safdie / Desnoyers Mercure, architectes associés (Lauréat)

L’architecture du Musée tel qu’imaginé par Safdie évoque un village d’autrefois, avec son clocher d’église et sa « place publique ». C’est pour évoquer la vie communautaire et cet endroit de rencontre de chaque village que l’architecte a conçu son bâtiment de cette manière.

Le Musée, dès sa création, cherche à se « démarquer des musées traditionnels en suivant le rythme rapide des changements et des phénomènes de civilisation.2 » C’est pourquoi le Musée présente des expositions temporaires qui changent rapidement, et sur divers sujets. Ce renouvellement rapide des expositions est le pari effectué par le directeur général de l’époque, Roland Arpin, pour que le Musée soit un endroit fréquenté et populaire.

RECONNAISSANCE

Le Musée de la civilisation a remporté de nombreux prix pour son architecture, dont le prix du Gouverneur général du Canada en 1992. Il est d’ailleurs l’un des musées les plus fréquentés au Canada, avec plus d’un demi-million de visiteurs par année. Le Musée a aussi reçu le prix d’excellence de l’Ordre des architectes du Québec.

ÉDIFICE DE LA BANQUE-DE-QUÉBEC ET MAISON GUILLAUME-ESTÈBE

Le hall principal du Musée (où se situe l’accueil et la billetterie) unit deux bâtiments historiques : l’édifice de la Banque-de-Québec et la maison Guillaume-Estèbe.

La banque de Québec est fondée en 1818, et la construction de l’édifice ci-bas est effectuée en 1861 par l’architecte Edward Staveley. L’édifice est racheté par le gouvernement du Québec peu après 1960 pour un projet qui ne se réalisera finalement jamais. Il est intégré au projet du Musée de la civilisation à la fin des années 1980.

Quant à la maison Guillaume-Estèbe, il s’agit d’une ancienne résidence urbaine bourgeoise construite vers 1752, pendant le Régime français. La commission des monuments historiques acquiert l’édifice en 1959, et la maison est réaménagée en 1987 lors de son intégration au Musée de la civilisation. Aujourd’hui, la maison Guillaume-Estèbe accueille une partie du personnel du musée et la boutique.

Édifice de la Banque-de-Québec (haut) et la maison Guillaume-Estèbe (bas)
Christian Lemire 2006, © Ministère de la Culture et des Communications

LE HALL DU MUSÉE

Des fouilles archéologiques réalisées dans la maison Guillaume-Estèbe pendant la construction du Musée de la civilisation ont révélé une barque datant du Régime français, conservée par le fait qu’elle n’était pas exposée à l’air libre. La barque est déposée, bien en vue, dans le hall du musée. D’autres vestiges de barques ont aussi été retrouvés, mais ils étaient en trop mauvais état pour être exposés.

La barque, dans le hall du Musée de la civilisation

Dans le hall d’entrée du musée, on retrouve aussi une sculpture de grande envergure, La débâcle de Astri Reusch. Cette œuvre est la gagnante d’une compétition à l’échelle du Québec réalisée en 1982, où il fallait concevoir et réaliser une sculpture sur le thème du fleuve Saint-Laurent. L’œuvre d’Astri Reusch, des grands blocs de béton armé coulé, évoque la fonte des glaces sur le fleuve au printemps.

La Débâcle (Astri Reusch, 1988), depuis la mezzanine du hall d’entrée du Musée de la civilisation (Moshe Safdie, 1988), Québec
Grégoire Breault, 2015

UN MUSÉE EN ÉVOLUTION

Le plan d’aménagement des toits du Musée
2021 © Musée de la civilisation

Depuis un projet de potager temporaire installé en 2008 à l’occasion du 400e de Québec, le Musée rêve de donner vie à une installation verte permanente. En partenariat avec Nature Québec, le projet de toit vert a finalement été mis sur pied en octobre 2021.

Lors de votre prochaine visite au Musée, montez les grands escaliers et allez voir la verdure !

NOTES DE BAS DE PAGE

1 VILLE DE QUÉBEC. Musée de la civilisation, https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/patrimoine/quartiers/vieux_quebec/interet/musee_de_la_civilisation.aspx, page consultée le 9 avril 2023.

2 RADIO-CANADA. Archives | Il y a 30 ans, le Musée de la civilisation transformait le Vieux-Québec (18 octobre 2018), https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1130080/musee-civilisation-quebec-architecture-moshe-safdie-archives, page consultée le 9 avril 2023.

BIBLIOGRAPHIE

CATALOGUE DES CONCOURS CANADIENS. Musée national de la Civilisation, https://www.ccc.umontreal.ca/fiche_concours.php?lang=fr&cId=32, page consultée le 9 avril 2023.

GENOIS GAGNON, Jean-Michel. La débâcle printanière selon Astri Reusch (16 mai 2013), https://www.lesoleil.com/a7a73c9aeff535a0ce1d9ac25412786a?nor=true, page consultée le 10 avril 2023.

MUSÉE DE LA CIVILISATION. À propos, https://www.mcq.org/fr/a-propos, page consultée le 9 avril 2023.

MUSÉE DE LA CIVILISATION. Le Musée se dote d’un toit vert et communautaire (28 juillet 2021), https://blogues.mcq.org/blog/2021/07/28/le-musee-se-dote-dun-toit-vert-et-communautaire/, page consultée le 11 avril 2023.

NIETS, Max. La Débâcle, Sculpture in the Musée de la Civilisation (Québec City) (12 novembre 2013), https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d2/La_D%C3%A9b%C3%A2cle_article.pdf, page consultée le 10 avril 2023.

RADIO-CANADA. Archives | Il y a 30 ans, le Musée de la civilisation transformait le Vieux-Québec (18 octobre 2018), https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1130080/musee-civilisation-quebec-architecture-moshe-safdie-archives, page consultée le 9 avril 2023.

RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC. Maison Guillaume-Estèbe, https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92646&type=bien, page consultée le 10 avril 2023.

RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC. Édifice de la Banque-de-Québec, https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=109940&type=bien, page consultée le 10 avril 2023.

WIKIPÉDIA. Musée de la civilisation (2 avril 2022), https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_de_la_civilisation, page consultée le 9 avril 2023.

VILLE DE QUÉBEC. Musée de la civilisation, https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/patrimoine/quartiers/vieux_quebec/interet/musee_de_la_civilisation.aspx, page consultée le 9 avril 2023.