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Si on veut, on peut: Anna Roy

Noémie Cantin

Tout le monde a des rêves et des objectifs qu’il souhaite réaliser et tout le monde peut les accomplir. La preuve, c’est qu’ici même, à De Rochebelle, plusieurs élèves ont réalisé ou réalisent à l’heure actuelle des projets de grande ampleur.  

C’est le cas de Anna Roy qui, en août, n’a ni plus ni moins que lancé une fusée dû nom de NYX-1. Elle a accepté de répondre à quelques questions.

Comment as-tu eu l’idée de lancer une fusée ?

Je suis passionnée d’espace et de physique ! Depuis quelques années, je m’informe sur les missions spatiales en cours et m’intéresse aux lancements de satellites et de télescopes. D’ailleurs, mon métier de rêve est de devenir ingénieure en aérospatiale.  Lorsque j’ai dû choisir mon projet personnel (fait en 5 secondaires par les élèves de PEI), il allait de soi que je concilie mes passions. En m’informant, j’ai regardé des vidéos de gens qui lançaient des fusées miniatures. J’ai été très excitée par l’idée de faire décoller ma première fusée, je me suis donc lancée à pieds joints dans ce projet !

Quand as-tu eu cette idée pour la première fois?

Mon projet s’est développé en plusieurs étapes. Au début du processus du projet personnel, je pensais écrire un livre ou un essai sur les trous noirs, que je trouve passionnants. Pourtant, en allant voir les projets de la cohorte précédant la mienne, j’ai réalisé que ceux qui m’animaient le plus avaient nécessité du travail manuel. En voulant concilier espace et conception d’un produit, j’ai pensé à la confection de ma propre fusée. 

Pour toi, quand est-ce passé de simple idée à réel projet ? Quelle a été la «première marche» menant à la réalisation de ce projet?

Dans mon cas, l’idée que j’avais est passée à un réel projet lorsque j’en ai discuté avec mes parents. En leur expliquant ce que je comptais faire, j’ai réalisé le défi que la construction de ma fusée allait représenter. C’est à ce moment que je me suis directement mise en mode recherche de solutions pour mener à bien mon objectif. La première marche menant à la réalisation de celui-ci a été la recherche. J’ai d’abord déterminé si c’était un projet réalisable, puis j’ai établi un portrait d’ensemble de toutes les tâches que j’allais devoir accomplir.

Lors du processus de réalisation, quels ont été les moments les plus difficiles pour toi? Et quels ont été les meilleurs moments?

Les moments les plus difficiles ont été ceux où j’étais livrée à moi-même. Par souci de temps, j’ai dû commencer mon projet pendant l’été, car les derniers lancements de fusée disponibles étaient à la mi-octobre. Ainsi, je n’ai pas eu de superviseur de projet personnel à mes côtés durant la conception. Comme personne dans mon entourage n’était en mesure de m’aider sur des questions techniques, j’ai été souvent sans personne pour me conseiller, ce qui m’a prise par surprise sur des questions de délai par exemple. Heureusement, ma famille a été très proactive pour m’aider à porter mon projet à bon port et me supporter dans les défis que je rencontrais. Les meilleurs moments sont à chaque étape de construction. Comme j’avais des plans bien détaillés, j’ai rendu la construction de la fusée très simple. Ainsi, après chaque pièce collée ou trou percé, j’étais surprise et extrêmement épatée que mon travail porte ses fruits. À coup sûr, le moment que je me rappellerai le plus sera le lancement. En plus d’être le premier lancement auquel j’assistais, il s’agissait de ma fusée que l’on regardait partir vers le ciel. J’étais donc impressionnée et fière du travail que j’avais accompli. 

As-tu des conseils pour tous ceux qui ont des objectifs similaires ? 

L’apprentissage le plus important que j’ai fait lors de la réalisation de mon projet est de toujours accepter l’aide qui est offerte avec positivisme. En effet, à la journée de mon lancement, j’avais placé les composantes de la fusée (parachutes, corde de choc, etc.) sans savoir exactement comment faire. Au moment de l’inspection pré-vol, un des vétérans du club m’a prévenu des futurs problèmes que pourrait amener la configuration que j’avais adoptée. J’étais un peu frustrée de ne pas avoir une fusée parfaite dès le départ, mais je l’ai tout de même modifiée en souriant. En plus d’obtenir une fusée sécuritaire, je me suis fait une nouvelle connaissance avec qui je communique encore aujourd’hui lorsque j’ai des questions pour ma prochaine fusée. Bref, accepter mes erreurs et les corriger avec positivisme m’a permis de me concentrer sur la réussite de mon projet, et surtout d’augmenter le plaisir que j’avais à le réaliser.

Un dernier mot?

Il n’y a aucune limite, même les étoiles sont atteignables!

*Message important, je recherche des élèves pour d’éventuelles entrevues*

Si vous ou l’un de vos proches a un projet ambitieux dont il souhaite parler, n’hésitez pas à me contacter sur Outlook à l’adresse cantinn@cssdd.ca , ou sur Instagram sur le compte noemie_cantin. Que vous fassiez des spectacles, que vous vendiez vos produits (faits à la main, évidemment) ou que vous réalisiez d’autres projets, tout vaut la peine d’être raconté! 

(Votre niveau scolaire n’a aucune importance, que vous soyez en 1,2,3,4 ou 5e secondaire, vos projets m’intéressent.)

Découvre ton prof: Lyse Savard

Marianne Paradis

Lyse Savard enseigne le français à l’école De Rochebelle depuis plus ou moins vingt-huit ans (elle ne compte plus les années!) Nous profitons de l’occasion pour en apprendre davantage sur cette enseignante avant qu’elle ne nous quitte bientôt pour une retraite bien méritée.

Lyse se décrit d’abord comme une « femme de tête » qui aime le travail cérébral et les défis. Elle accorde beaucoup d’importance à ses proches : « Je suis une personne axée sur l’amitié, l’amour. » Elle est également une personne passionnée qui a de nombreux intérêts : « Évidemment, j’aime beaucoup le français. J’aimais beaucoup la lecture avant, mais la qualité de mes yeux ne me le permet plus. » Aujourd’hui, elle écoute plutôt une grande quantité de films, et se considère davantage comme une cinéphile. Elle a aussi un talent pour le travail manuel : « Je fais beaucoup de bricolage, de toutes sortes. Quand j’avais une maison avec mon conjoint, on a rénové deux salles de bain, on a refait la cuisine. Je suis tellement bonne qu’il m’appelait la spécialiste des égouts. Ce n’est pas facile, faire des égouts! Si j’avais à me réorienter, et que j’étais jeune et physiquement capable, je pense que je prendrais un emploi où j’ai besoin de travailler manuellement. »

Avant de se réorienter vers l’enseignement au secondaire, Lyse était secrétaire. « Je n’aimais pas ce travail-là, » admet-elle. « Tu es toujours au service des autres, et c’est vite redondant. En tout cas, moi ça m’emmerdait.» Vers l’âge de trente ans, elle a donc décidé de retourner aux études pour obtenir son baccalauréat.  Depuis sa jeunesse, elle avait souvent été poussée vers l’enseignement : « J’ai enseigné l’équitation, » raconte-t-elle notamment. « L’approche du cheval, avec des tout petits, des 4-5 ans, qui avaient vraiment très peur des chevaux. » Elle a aussi enseigné la danse pendant longtemps : « C’est ça qui m’a amenée à faire mon cours pour enseigner le français. »

En entrant à l’université, Lyse a dû faire un choix afin de déterminer la matière qu’elle enseignerait. Ayant été une élève qui s’intéressait à de nombreux sujets, le choix n’était pas simple. Elle explique qu’elle voulait une matière qu’elle pourrait enseigner à tous les niveaux, ce qui éliminait l’histoire et la géographie. Elle aurait aimé faire de l’éducation physique, mais ne croyait pas être assez en forme, étant plus âgée que beaucoup d’étudiants. Au secondaire, elle aimait aussi les mathématiques et les sciences, mais cette option a également été écartée : « Ça faisait une dizaine d’années que je n’avais vraiment pas fait de mathématiques. Au cégep ça allait quand même bien, mais cette coupure-là a fait que c’était plus difficile. C’était déjà dur de retourner aux études, et on dirait que j’avais perdu la main. » 

C’est pourquoi Lyse a finalement arrêté son choix sur le français. « Je me suis dit que si je sais bien lire en français et que je comprends bien les textes, je vais pouvoir m’intéresser à toutes sortes d’affaires, » explique-t-elle. « Je dois avouer que la première session à l’université, je n’aimais vraiment pas ça du tout. Mais la deuxième, j’ai eu une enseignante belge, et c’est là que j’ai accroché. »

En y repensant aujourd’hui, Lyse n’est toujours pas certaine de son choix : « Si j’avais choisi avec mon cœur, je ne suis pas sûre que j’aurais pris le français. » Malgré tout, elle est toujours aussi passionnée par l’enseignement. « C’est tellement beau. On ne le voit pas comme ça, mais c’est un emploi où tu peux être créatif. Tu es toujours en train de fignoler, et ça te permet d’avoir de super réussites.  » Elle aime d’ailleurs s’impliquer dans la vie scolaire, ayant même tenté de démarrer une nouvelle activité à l’école : « Je suis maniaque de mots croisés, je suis cruciverbiste. J’ai essayé de partir ça, mais ça a l’air que ça n’intéresse pas les élèves. Pourtant, c’est super le fun! »

Lyse apprécie aussi d’autres aspects inattendus de l’enseignement : « Au deuxième cycle, l’analyse littéraire, je ne me tanne pas de la corriger. Je trouve que c’est autant bon pour moi que pour l’élève. Ça m’apporte beaucoup. » Cependant, elle admet que certaines tâches connexes lui pèsent beaucoup. « Quand je rentre dans ma classe, je ferme la porte, j’enseigne une matière, ça, c’est merveilleux, » convient-elle. « Mais à l’extérieur, les réunions, les journées pédagogiques où ils nous obligent à suivre des formations, la tonne de correction qui nous attend, ça c’est le côté négatif. Mais il y en a dans tous les emplois, des affaires plates. »

C’est pourquoi, malgré son attachement à sa classe et à ses élèves, Lyse voit d’un bon œil sa retraite qui approche :  « Mes projets en ce moment sont plus tournés vers ce que je vais faire après. Je me sens moins à m’impliquer dans l’école, parce que j’ai déjà une patte à l’extérieur. […] J’ai encore la santé pour faire autre chose. J’aimerais faire autre chose, dans un autre domaine. »

En attendant son départ, Lyse continue d’être présente à l’école, même pendant cette période de négociations et de grèves dans le secteur public. Pour elle, il est important de soutenir ses collègues qui ont encore plusieurs années devant eux dans le système scolaire. C’est pourquoi elle est allée piqueter aux côtés des autres : « Je le fais pour la future génération d’enseignants. […] Je me dis qu’il y a déjà des gens qui se sont battus pour moi, c’est mon tour de donner au suivant. Je trouve ça important. »

Recommandations littéraire et cinématographique de Lyse Savard

Livre : La Nuit des temps (1968) de René Barjavel

Dans ce roman de science-fiction, une équipe de scientifiques découvre, congelés dans la glace de l’Antarctique, deux humains endormis provenant d’une civilisation vieille de 900 000 ans. 

Qu’en pense Lyse? « [Barjavel] n’écrivait pas des histoires d’amour, il écrivait de la science-fiction. Pourtant, les plus belles histoires d’amour, c’est dans les livres de Barjavel que je les ai lues! C’est très beau, c’est des amours impossibles. J’aime ça quand ça me fait pleurer un petit peu! Ça me permet d’avoir les deux, parce que j’aime les mondes imaginaires.  »

Film : Leo (2023) sur Netflix

Ce dessin animé raconte l’histoire de Leo (Adam Sandler), un lézard tuatara qui vit dans un terrarium dans une classe de cinquième année. Lorsque l’enseignante part en congé de maternité, une remplaçante plus âgée arrive. Elle décrète que Leo et son compagnon de terrarium, une tortue, doivent passer chaque fin de semaine chez un élève différent. Leo, doué de parole, devient un confident pour les élèves de la classe. 

Qu’en pense Lyse? « Moi, les animaux qui parlent, les dessins animés, j’adore ça! Je trouvais que ça s’adressait bien aux adultes aussi. »

Merci Lyse d’avoir accepté de partager ton histoire avec nous! Nous te souhaitons du bonheur et de l’épanouissement pour les années qui viennent!

L’histoire à relais – La course poursuite

Louison Petelle

Le matin du mardi 5 décembre, ceux qui étaient arrivés en avance accoururent à l’agora du PMV pour découvrir ce que ce présumé “calendrier de l’avent” avait fait apparaître. La surprise se vit sur le visage de chacune des personnes présentes dans la vaste salle, la chose du jour n’avait rien de commun. Certains n’en avaient même jamais vu de leur vie! Pourtant, elle se trouvait bien là, à l’emplacement exact où la deuxième chose avait été trouvée. 

Alors que tout le monde était abasourdi par cette apparition, un élève porté par l’adrénaline en profita pour bondir sur scène et attraper la chose. Sans que personne n’ait le temps de réagir, le voilà en train de s’élancer dans le couloir, l’innommable chose à la main. Puis la réalité frappa la foule hébétée et le vigile se mit à sa poursuite, suivis de quelques élèves et professeurs. 

Cet incident se transforma vite en une véritable course poursuite, les élèves témoins de l’événement informent ceux qui venaient de se faire déposer par les bus et on entendit même la direction à travers les intercoms dire au jeune homme de se rendre immédiatement au secrétariat pour mettre la chose entre de bonnes mains. Mais rien à faire, l’élève était décidé et cela n’arrangeait pas les choses qu’il fasse partie du club d’athlétisme, le surveillant, qui commençait à se faire vieux arrivait à peine à ne pas le perdre de vue.

Finalement, ce furent des élèves de 5e secondaire qui le coincèrent dans la cafétéria, sous les yeux des spectateurs qui avaient filmé toute la scène. Les sauveurs de la journée réussirent à lui reprendre la chose et à l’amener ainsi que le voleur au secrétariat du PMV. Le coupable se fit sévèrement réprimander par le directeur lui-même et fut renvoyé chez lui, une lettre d’excuse à rédiger en punition. Quant à la chose, elle fut mise en sécurité aux côtés des 4 premières trouvées depuis le début de ce mois de décembre mouvementé.

Le lendemain, les élèves ne virent pas de 6em chose au centre de l’estrade de l’agora, ce fut un choc pour tout le monde et des rumeurs comme quoi les choses arrêteront d’apparaître se partagèrent. Mais tout s’éclaircit quand on entendit la direction au message du jour, expliquant qu’après l’incident de la veille, il avait été décidé que la chose serait amenée au secrétariat avant l’ouverture de l’école par le surveillant, pour que rien de tel ne se reproduise. Mais il se fit également mentionner qu’en vue de l’intérêt que les élèves portent pour ces apparitions, les choses seraient à présent toutes exposées dans la vitrine du secrétariat pour que tout le monde puisse profiter du mystère de l’apparition de ces objets ahurissants.

À SUIVRE

Du pain sous le sapin

Marianne Paradis 

Chaque mois, l’association des banques alimentaires du Québec vient en aide à plus de 870 000 personnes, ce qui correspond à près d’un Québécois sur dix. Un tel projet requiert une énorme quantité de ressources, et ces organismes ont besoin de l’aide de tous pour y arriver.  

Depuis maintenant dix-huit ans, De Rochebelle contribue à l’aide alimentaire en organisant annuellement une collecte de denrées non périssables pendant le temps des Fêtes. Ces paniers de Noël sont ensuite envoyés à la Société Saint-Vincent de Paul de Québec, qui en distribue le contenu aux familles locales qui en ont besoin : « La demande augmente sans cesse, » explique Caroline Gimaiel, co-organisatrice du projet et enseignante d’art dramatique à l’école De Rochebelle.  

Caroline travaille conjointement avec Nathalie Demers, qui enseigne les mathématiques. Les deux collègues bénéficient du soutien du reste de l’école, incluant la direction, les autres enseignants ainsi que plusieurs étudiants bénévoles : « C’est un beau projet, qui dure dans le temps », rapporte Caroline.  

Jusqu’au 8 décembre, les Rochebellois et les Rochebelloises sont encouragés à contribuer aux paniers de Noël, selon leur capacité personnelle. « C’est une collecte qui est facultative », rappelle Caroline. « On ne demandera jamais à tout le monde d’apporter quelque chose. C’est selon ce qu’on a et ce qu’on peut donner ». 

Chaque année, plusieurs dizaines de boîtes de denrées sont amassées.  «Les jeunes, le personnel, tout le monde est tellement généreux», s’enthousiasme Caroline. Elle explique que la récolte vise à recueillir des denrées non périssables et des produits d’hygiène. Par exemple, les élèves peuvent apporter du dentifrice, des boîtes de conserve, des biscuits, des brosses à dents, de la sauce, du sirop d’érable, du savon, des pâtes, des tartinades, des céréales, du sucre, des jus, du riz, du chocolat, etc. 

«C’est un geste de partage, c’est un geste du cœur, » souligne Caroline. «Autour de nous, ça fait vraiment du bien. » 

Repérez dès maintenant les tables installées à l’entrée des pavillons et donnez généreusement pour les paniers de Noël! De plus, restez à l’affut, car Caroline organise également une vente de robes de bal usagées, qui aura lieu à l’école au mois de janvier. 

Source de l’image liée à l’article: Photo de Aaron Doucett sur Unsplash

Le projet de tramway en péril?

Myriam Lévesque 

Le projet de tramway de la Ville de Québec était d’une grande importance dans le cadre des dernières élections municipales et provinciales. Bien que le projet semblait autrefois excitant, innovateur et écologique, il semblerait qu’il se soit transformé en un projet complexe, incertain et problématique au fil des années. Depuis, ce projet est définitivement devenu un sujet de discorde entre les différents acteurs et paliers du gouvernement. Mais pourquoi? Qu’en est-il de ce projet aujourd’hui? 

La mobilité durable et la nécessité d’un réseau de transport en commun structurant 

Depuis plus d’une décennie, les dirigeants de la Ville de Québec se questionnent sur les enjeux de mobilité durable auxquels elle devra faire face dans un futur proche. Dès 2009, un groupe de travail sur la mobilité durable est organisé et le Plan de mobilité durable est adopté en 2011 lors du mandat du maire Régis Labeaume. En effet, la croissance rapide de la ville constitue un enjeu majeur en raison de l’augmentation importante des déplacements. D’ici 2036, on parle d’une hausse de 28 200 ménages et de 100 000 déplacements de plus par jour. Pour maintenir le flux de circulation actuel, il faudrait aménager 11 nouvelles voies de circulation, ce qui est impossible avec l’espace dont la ville dispose. De plus, de nombreux citoyens désirent se déplacer de manière plus efficace et rapide. Présentement, environ 75% des déplacements effectués durant les périodes de congestion se font en automobile. La croissance importante de la population de Québec prévue dans les prochaines années entraine donc l’accroissement du nombre de voitures présentes sur la route et ne réglera visiblement aucun enjeu de mobilité. Une autre solution envisagée est d’augmenter le nombre d’autobus sur la route et la fréquence des trajets. Cependant, l’ajout d’autobus n’est pas une solution viable, car les voies réservées à ces autobus sont déjà saturées, ce qui cause une congestion appelée l’effet train-bus. Ces limites mènent alors inévitablement à la mise en place d’un réseau structurant de transport en commun à Québec. 

Le projet du tramway de la Ville de Québec 

Suite à l’étude des enjeux sur la mobilité durable réalisée par la Ville, la première solution proposée est celle d’une association entre deux moyens de transport, soit le tramway et le SRB, acronyme du service rapide par bus. Ce projet a finalement été abandonné en 2017 après une étude de faisabilité non concluante. C’est en 2018 que le lancement officiel du projet de réseau structurant de transport en commun de Québec a eu lieu avec le fameux projet de tramway, qui comporte de nombreux bénéfices, plus précisément sur les plans économique et écologique. Par exemple, sur le plan économique, le tramway engendrera une plus grande attractivité de la clientèle touristique, de la main-d’œuvre spécialisée, des citoyens canadiens et des employeurs. Du côté écologique, le tramway, 100% électrique, permettra une diminution importante du nombre de voitures présentes sur la route, ce qui entraînera une baisse considérable de dizaines de tonnes de gaz à effet de serre. De plus, chaque arbre coupé sera remplacé par 20 arbres qui seront ensuite plantés pour assurer la croissance de la forêt urbaine de la ville. Ces mesures entraîneront également une meilleure qualité de l’air dans 13 quartiers de la ville. 

Le tracé actuel du tramway compte 19,3 km de long et relie l’avenue Le Gendre à l’avenue d’Estimauville. Le tracé est réparti en 7 secteurs importants: Le Gendre- Quatre-Bourgeois, Roland-Beaudin-Laurier, l’Université Laval, René-Lévesque Ouest, la Colline Parlementaire, Saint-Roch et le Vieux-Limoilou-Maizerets. Ce tracé a été pensé en fonction de la densité de population actuelle et des déplacements les plus fréquents. Le tramway desservirait ainsi les pôles les plus congestionnés et fréquentés par les citoyens de la ville de Québec. 

Pourquoi le projet est-il en péril et d’où vient la controverse entourant le projet? 

Tout d’abord, il est primordial de comprendre que le projet de tramway est un projet complexe, qui demande beaucoup de temps et d’attention de la part du maire actuel Bruno Marchand. Il faut se rappeler que le projet de tramway est probablement un des plus gros dossiers que la Ville de Québec a eu entre les mains jusqu’à maintenant. Bien que ce projet soit très bénéfique pour la capitale nationale, il est très coûteux et le financement est réparti entre les différents paliers gouvernementaux, ce qui complexifie davantage le mandat de la mairie. Effectivement, le gouvernement fédéral devra investir 40% du montant de la facture, le gouvernement provincial 50% et les 10% restants seront payés par la Ville de Québec selon une entente. Jusqu’à maintenant, la mairie de Québec a signé un contrat de 569 millions de dollars avec la compagnie Alstom pour la construction et l’entretien de 34 rames du tramway pour une durée de 30 ans, le 24 avril dernier. Toutefois, la recherche de consortiums pour la construction des infrastructures du tramway s’est avérée plus ardue que prévu, avec le désistement du consortium Mobilité de la Capitale. Le maire Marchand a donc dû trouver un plan B et celui-ci consiste à ce que la ville s’occupe elle-même du dossier. La controverse provient de l’explosion des coûts de plus du double du dernier montant annoncé. La facture s’élèverait désormais à un montant de 8,4 milliards de dollars. En outre, la position soudainement incertaine du gouvernement caquiste suite à l’annonce du maire sème le doute sur la viabilité du projet pour plusieurs citoyens. Le premier ministre François Legault a d’ailleurs fait part de ses réserves vis-à-vis le projet peu de temps après le point de presse: « Je souhaite avoir un projet », a-t-il affirmé, mais 8,4 milliards de dollars, « c’est cher, très cher. C’est inquiétant ». Quelques jours après, lors d’une rencontre sur le projet de tramway entre le premier ministre François Legault et le maire de Québec Bruno Marchand, les Québécois ont appris que le projet de tramway a été mandaté à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) par le premier ministre. La CDPQ devra réévaluer le projet de tramway et les autres options du réseau de transport en commun structurant de la ville, en partenariat avec le maire. Il s’agit donc d’un recul important, d’un refus du plan B du maire. Une certaine controverse teinte l’événement, car les discussions entre François Legault et la CDPQ ont débuté le 29 octobre 2023, avant même la réunion entre le maire et le premier ministre qui elle a eu lieu le 8 novembre 2023. 

Qu’adviendra-t-il des terrains de Rochebelle pris par le tramway? 

Malheureusement, le passage du tramway devrait emporter les deux terrains de soccer de l’école, en plus d’une partie du boisé près du complexe sportif. La bonne nouvelle est qu’un réaménagement des espaces sportifs est planifié pour De Rochebelle et le plan devrait bonifier les terrains déjà présents. Le plan comporte l’aménagement de terrains de volleyball et de basketball, d’une piste d’athlétisme synthétique, d’un terrain de football, d’un terrain de soccer et finalement, d’une aire de vie étudiante. La circulation automobile sera également repensée avec la fermeture de la rue Marianna O’Gallagher. D’ailleurs, des trottoirs et une piste cyclable seront ajoutés. Pour finir, malgré le fait que 88 arbres seront coupés pour l’aménagement du projet, 356 nouveaux arbres seront plantés afin de bonifier les espaces verts autour de l’école. Ce projet de réaménagement est évalué à 10,8 M$ au minimum, et le prix pourrait même atteindre 14,6 M$ selon l’entreprise choisie. Cependant, à l’heure actuelle, il est impossible de dire si le plan de réaménagement se mettra en place comme prévu avec le changement de mandat de la CDPQ.  

Selon vous, le projet de tramway est-il en péril? 

BIBLIOGRAPHIE 

Internet 

ALSTOM. La Ville de Québec et Alstom dévoilent le design du tramway,  

https://www.alstom.com/fr/press-releases-news/2023/6/la-ville-de-quebec-et-alstom-devoilent-le-design-du-tramway, page consultée le 23 novembre 2023. 

LE TRAMWAY DE QUÉBEC. Le tramway de Québec,  

https://tramwaydequebec.info/, page consultée le 22 novembre 2023. 

Articles de journaux extraits d’un site Web 

GAGNON, Marc-André. « Tramway: la CAQ veut élaborer le mandat de la CDPQ  

avec la Ville », Journal de Québec (15 novembre 2023), [https://www.journaldequebec.com/2023/11/15/tramway-la-caq-veut-elaborer-le-mandat-de-la-cdpq-avec-la-ville], page consultée le 22 novembre 2023. 

MARTIN, Stéphanie. « Chantier du tramway: au moins 10,8 M$ pour déplacer les  

terrains de sport de l’école secondaire de Rochebelle », Journal de Québec (21 novembre 2023),  

[https://www.journaldequebec.com/2023/11/21/tramway–au-moins-108-m-pour-les-terrains-de-rochebelle], page consultée le 23 novembre 2023. 

MARTIN, Stéphanie. « Réaménagement complet du campus de Rochebelle pour le  

tramway de Québec », Journal de Québec (17 mai 2023), 

[https://www.journaldequebec.com/2023/05/17/reamenagement-complet-du-campus-de-rochebelle-pour-le-tramway-de-quebec], page consultée le 23 novembre 2023. 

TANGUAY, Sébastien. « Seule pour réaliser le tramway, la Ville de Québec brandit  

son plan B », Le Devoir (2 novembre 2023), [https://www.ledevoir.com/politique/ville-de-quebec/801082/ville-quebec-contrainte-faire-cavalier-seul-infrastructures-tramway], page consultée le 23 novembre 2023. 

Si on veut, on peut : Charlotte Lessard 

Noémie Cantin 

Tout le monde a des rêves et des objectifs qu’il souhaite réaliser et tout le monde peut les accomplir. La preuve, c’est qu’ici même, à De Rochebelle, plusieurs élèves ont réalisé ou réalisent à l’heure actuelle des projets de grande ampleur.  

C’est le cas de Charlotte Lessard, une artiste qui vend ses tricots sur Instagram sous le nom de artisanat_de_charlotte et qui a accepté de répondre à mes questions. 

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de créer un commerce de tricot?  

Quand j’ai commencé à vendre mes créations, en septembre de l’année dernière, je n’avais pas de grands objectifs en tête. En fait, au début, je voulais simplement obtenir les fonds pour acheter la laine dont j’avais besoin. C’est par la suite, quand j’ai vu la joie que ça m’apportait de voir les gens acheter et porter mes tricots, que j’ai eu le déclic. Je voulais vivre de cette passion et j’ai donc fondé mon entreprise.  

Quels obstacles t’attends-tu à traverser pour atteindre cet objectif? 

En termes d’obstacle, je crois que ma plus grosse difficulté sera de réussir à trouver une clientèle. C’est quand même un gros défi pour moi, car pour que des clients me fassent une commande, il faut que mes tricots soient à leurs goûts. Pour cela, il faut toujours que je réussisse à être à la mode. 

Jusqu’à maintenant, quels apprentissages as-tu pu tirer de ton entreprise? 

J’ai beaucoup appris jusqu’à maintenant, mais l’apprentissage le plus important serait la manière de fixer les prix d’un produit en fonction du temps que j’y ai consacré. Par exemple, au début, j’ai vendu un cardigan pour 60$ avec 70 heures de travail dessus. Inutile de dire que c’est trop peu. Quand j’en ai refait un dernièrement, je l’ai vendu à 200$ pour les 80 heures de travail qu’il m’a pris à faire. 

Quels ont été les meilleurs et les pires moments que ton projet t’a amené à vivre? 

Les meilleurs moments, c’est vraiment lorsque j’ai la possibilité de voir quelqu’un porter l’une de mes créations. Ça me montre que mon travail compte pour les gens, qu’ils aiment mes créations et qu’ils en prennent soin. Ça me donne un sentiment de fierté et de joie incomparable. 

Les pires moments, c’est sans aucun doute quand je dois défaire mes projets à plusieurs reprises et recommencer de zéro à cause d’une erreur due à un manque de connaissance ou de pratique. C’est nécessaire pour apprendre, mais ça reste dur pour le mental de devoir défaire un projet sur lequel on a passé des heures. 

As-tu des anecdotes à raconter? 

Je ne sais pas si ça compte en tant qu’anecdote, mais dans ma chambre, on peut voir une grande quantité de débuts de tricot non achevés qui traînent partout. Si je faisais le ménage, je pourrais sans doute en trouver une bonne quinzaine.  

Aussi, ma mère n’est plus capable de me voir défaire mes projets. Pour moi, c’est rendu normal et je ne m’en fais plus avec cela; ça fait plus mal à mes parents qu’à moi.  

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un ayant des objectifs similaires? 

De voir ce projet comme une priorité et non comme un passe-temps « payant ». Il faut que ton art prenne une place principale dans ta vie et que tu y mettes le plus de temps et d’énergie possible.  

Ensuite, il faut surtout commencer à en parler aux gens autour de toi le plus tôt possible, afin d’obtenir une clientèle (qui est très difficile à trouver dans le milieu de l’artisanat). 

Un dernier mot? 

Merci d’avoir pris le temps de faire ces questions et de m’aider à me faire connaître dans l’école. C’est un milieu parfait pour commencer mes affaires. 

Source de l’image liée à l’article: Photo de Margarida Afonso sur Unsplash

Les traditions de Noël en secondaire 3 PEI!

Louison Pételle

Après avoir questionné les professeurs de Secondaire 3 PEI et un bon nombre de leurs élèves, j’ai pu rassembler des traditions culinaires et des habitudes des temps des fêtes, peut-être même que vous vous identifierez à certaines! Merci à tous ceux qui ont pris le temps de me faire part de leurs traditions.

Que font nos enseignants?

Cela vous paraîtra peut-être surprenant, mais notre professeur d’anglais, M. Simon Blais, regarde tous les films d’Harry Potter à chaque Noël! Il doit en être particulièrement adepte! De plus, il m’a révélé que le plat qui revenait chaque année sur leur table de Noël est la fondue chinoise, après tout, qui ne voudrait pas d’un repas si réconfortant et savoureux au temps des fêtes? 

  • Une vieille tradition de Noël est restée dans le foyer du stagiaire en histoire, M. Olivier Pageau-St-Hilaire. Cette tradition est de manger du pain sandwich chaque année lors des temps des fêtes! Pour ceux qui ne connaissent pas le pain sandwich, il s’agit d’un pain tranché à l’horizontale, garni de salade aux œufs, de salade au poulet et de salade de jambon, recouvert de crème de fromage, le pain sandwich est déguisé en gâteau.

Des légumes coupés et des herbes peuvent aussi être dispersés sur le dessus, mais à chaque famille de le décorer comme elle le souhaite! 

  • Le pain sandwich est une tradition culinaire qui a aussi été présente chez Mme Ann Légaré, enseignante de français, mais qui a fini par laisser place à l’aspic au saumon, une entrée délicieuse et rafraîchissante composée de saumon et de gelée.
  • Chaque année, Mme Marina Gonzalez, enseignante d’espagnol, et son conjoint, écrivent une lettre à chacun de leur enfant pour Noël, chacune d’entre elles contient un résumé de l’année personnalisé selon son destinataire. Je trouve que cela est une excellente idée pour resserrer les liens de la famille, surtout si on ne se voit pas souvent. Aussi, tous les membres de la famille, petits ou grands, reçoivent un livre, cela devrait être normalisé, car la lecture est importante, peu importe l’âge!
Et pour ce qui est des élèves de 3e secondaire? 

Une chose est sûre, la grande majorité des élèves ouvrent leurs cadeaux le soir! Les autres les ouvrent soit à minuit ou un peu le soir et le reste le matin. Si vous ouvrez tous vos cadeaux le matin, je vous apprends que vous faites partie d’une minorité à De Rochebelle! Certains en ouvrent même au jour de l’an, comme un deuxième Noël. 

Apparemment, lancer ses animaux dans le banc de neige fait aussi partie des traditions insolites de nos chers élèves, quelques-uns se jettent même eux-mêmes dedans en maillot de bain! Il ne faut pas s’étonner si on voit des nez couler à la rentrée des vacances de Noël.

Une tradition familiale de Noël que plusieurs élèves m’ont rapportée et qui, je trouve, est particulièrement originale est de mettre un cadeau dans une tonne de boites et de l’emballer de sorte que le fait d’atteindre le cadeau au milieu de toutes ces barrières soit une vraie quête. Mais pour compliquer encore plus la tâche, la personne qui déballe doit porter des mitaines! Toute la famille se retrouve donc assise en rond et essaye de déballer chacun leurs cadeaux impénétrables. Une soirée haute en couleur et en émotion s’annonce!

Source de l’image liée à l’article: Photo de Rodion Kutsaiev sur Unsplash

Quand les tendances TikTok nous mettent en danger

Mathilde Leblond 

En septembre 2023, une tendance TikTok appelée jeu de la virgule se fait critiquer par de nombreux journalistes, parents et médecins, inquiets face à ce nouveau défi populaire chez les adolescents. Pourtant, ce n’est pas la première fois que ce réseau social met des gens en danger. Quels sont les autres cas de situations à risques? Est-il possible de les arrêter? 

Jeu de la virgule 

Faire «une virgule», comme démontré dans plusieurs vidéos publiées cet automne, consiste à surprendre quelqu’un par derrière en tenant sa tête et en effectuant un mouvement brusque dans un sens puis dans un autre, comme pour reproduire un peu la virgule grammaticale comme on la connaît. Mais derrière leurs hashtags et leurs commentaires truffés de bonshommes riant aux larmes, les vidéos sur cette mode promeuvent en fait une action dommageable. En effet, une virgule peut être particulièrement traumatisante sur le rachis cervical  une fois qu’il est projeté d’avant à l’arrière. En plus de causer des douleurs, dans les cas les plus doux, ce mouvement pourrait aussi déclencher une tétraplégie (une paralysie touchant les bras et les jambes) puisque notre moelle épinière, reliée à la colonne vertébrale, se trouve au milieu des vertèbres atteintes lors d’une virgule.

Bien que des traitements soient possibles, ils ne sont pas toujours envisageables et bien souvent, ils ne peuvent que réduire les conséquences du handicap. Un autre risque possible est la dissection de l’artère carotide qui peut éventuellement conduire à un AVC. Cette fragmentation est même la deuxième cause la plus fréquente chez les jeunes. 

Quelques cas graves ou d’hospitalisations se sont déjà produits, et il s’agit souvent de professeurs ou d’étudiants. Bien que ce phénomène soit peu répandu au Québec, beaucoup d’étudiants dans les écoles françaises ont malheureusement la peur constante de se faire toucher par des élèves qui ne sont pas conscients des conséquences derrière cette tendance.  

Heureusement, ces malheureux événements ont pu sensibiliser plusieurs ados et des dizaines de vidéos de prévention existent maintenant. Désormais, puisque même des adolescents préviennent leurs abonnés de ne pas reproduire ce «challenge», on peut espérer que cette histoire appartient au passé.  

NyQuil challenge 

Un autre bon exemple de jeu ou de défi dangereux ayant existé sur Tik Tok est le NyQuil challenge, aussi connu sous le nom de  «sleepy chicken», surtout popularisé par des vidéos de prévention vers septembre 2022. Pour participer à cette «tendance» originaire de Reddit, les utilisateurs doivent faire cuire du poulet avec du sirop pour la toux, de préférence de la marque NyQuil, d’où le nom principal de ce défi. Généralement effectuée par des gens cherchant du succès ou de curieuses alternatives à la médecine, l’idée peut sembler rigolote pour certains, mais elle est évidemment aussi grave, voire pire, que le jeu de la virgule. Effectivement, juste respirer les vapeurs d’un médicament fort une fois cuit pourrait provoquer des effets similaires à une ingestion directe, en plus de pouvoir, dans certains cas, affecter les poumons. Pour ce qui est de ceux qui mangent carrément ce plat peu appétissant, ils peuvent se retrouver avec le foie endommagé, un syndrome sérotoninergique, des étourdissements, une pression artérielle trop élevée, des maux de tête, et dans les cas de consommations plus importante, une crise cardiaque ou même la mort. Ces effets sont causés par les substances contenues dans le sirop telles : l’acétaminophène, le dextrométhorphane, le doxylamine, ou le phényléphrine absorbés par le poulet, trop souvent ajoutées avec excès dans les casseroles des malheureux qui ont voulu essayer cette recette mortelle. De plus, les bactéries contenues dans le poulet cru sont néfastes (dans les vidéos de personnes faisant ce défi, elles ne laissent pas assez longtemps leur viande sur le feu) et peuvent mener à différents types d’empoisonnement alimentaire.  

Bien que « l’engouement » autour du  NyQuil challenge était assez isolé avant d’être redécouvert par des gens qui en ont fait la prévention, l’attention attire toujours des imitateurs et plusieurs graves cas et paniques générales auraient pu être évités si les rares personnes qui s’étaient prêtées au jeu n’avaient pas publié sur Internet leur mauvaise utilisation de ce médicament.  

Méthode dangereuse pour perte de poids 

Finalement, comme dernier exemple où les réseaux sociaux ont mal tourné, nous avons la mode de la magic skinny pill, ou encore «pilule magique d’amaigrissement» en français. Cette fois-ci, les gens suivant cette tendance ne cherchaient pas à devenir célèbres ou à se montrer courageux en reproduisant quelque chose d’insolite; ils voulaient perdre du poids. Effectivement, selon plusieurs personnes, une astuce infaillible pour la perte de poids facile serait la consommation d’Ozempic.   

Développé par Novo Nordisk en 2012, l’Ozempic est une marque d’injection de sémaglutide aidant au traitement des adultes souffrant de diabètes de type 2 en améliorant leur niveau de sucre dans le sang et en régulant leur dose d’insuline dans le corps. Le sémaglutide peut aussi, dans certains cas, diminuer les risques cardiovasculaires et gérer l’obésité. De plus, il «imite» une hormone dans nos intestins appelée peptide de type glucagon (GLP-1) qui contient des propriétés capables de limiter l’appétit et d’augmenter la satiété en agissant sur le cerveau, d’où le lien avec sa popularité: beaucoup de gens sont prêts à ingérer ce traitement pas du tout approprié pour eux, juste pour «profiter» de cet effet des pilules. Ces personnes n’hésitent pas à en faire la promotion: des hashtags présentant différents parcours de perte de poids avec l’Ozempic dépassent le milliard de visionnements et le sujet est abordé dans des podcasts, des entrevues et des articles, malheureusement plus souvent en bien qu’en mal. Même certaines célébrités ne cachent pas leur utilisation de cette «médication miracle». 

Bien entendu, les influenceurs n’ont montré qu’une parcelle de comment se passait vraiment leur expérience. Prendre de la médication qui n’est pas prescrite par un médecin peut provoquer de nombreux effets secondaires. Par exemple, l’Ozempic peut causer des nausées, de la diarrhée, des vomissements et une constipation sévère en plus de maladies du pancréas et des calculs biliaires dans certains cas. Les rares personnes abordant ces conséquences disent qu’elles sont temporaires et incitent leur public à continuer de consommer sous prétexte que les kilos perdus reviendront s’ils arrêtent d’en prendre. C’est pourtant très nocif pour le corps d’arrêter de se nourrir, mais les problèmes n’arrêtent pas là; cette technique en vogue prive les vrais malades de leur traitement.  

Effectivement, les compagnies ont maintenant beaucoup plus de demandes depuis que ce moyen de perte de poids malsain fait les gros titres de plusieurs médias, ce qui fait en sorte qu’il y a des pénuries dans plusieurs entreprises fabriquant des médicaments pour diabétiques. En plus de l’Ozempic, il y a aussi le Mounjaro ou la Wegovy, et les diabétiques ont maintenant de la difficulté à se procurer leur traitement. Sous les vidéos traitant de ce sujet, on peut lire différents témoignages: 

 «Mon père ne peut plus avoir son Ozempic; à cause de cette nouvelle tendance, il y a une pénurie» dit un homme.  «Je travaille dans une pharmacie et le nombre de personnes qui en demandent sans en avoir besoin est choquant. Les personnes qui en souffraient (de diabète) venaient pleurer parce qu’elles avaient peur de mourir», dit un autre. C’est sans compter l’augmentation ahurissante du prix des injections de sémaglutide depuis la diminution des stocks, une conséquence majeure pour ceux en manque d’argent, surtout dans les pays comme les États-Unis ou il n’y a pas d’assurance maladie publique.  

Conclusion  

En bref, ces trois fois où les réseaux sociaux ont mis la vie des gens en danger servent une bonne leçon sur la désinformation: en effet, si les gens s’informaient plus sur leurs actions avant de les partager, ou si on faisait un peu plus de recherches avant de s’embarquer dans une mode qui semble un peu douteuse, notre algorithme serait peut-être constitué de plus de vidéos incitant à des tendances plus positives et rassurantes que celles qu’on a pu avoir récemment. À méditer!  

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BIBLIOGRAPHIE 

JOURNAL DE MONTRÉAL. ««Jeu de la virgule»: un nouveau défi sur TikTok envoie des ados à l’hôpital», Journal de Montréal (28 septembre 2023),  

[https://www.journaldemontreal.com/2023/09/28/jeu-de-la-virgule-un-nouveau-defi-sur-tiktok-envoie-des-ados-a-lhopital ], page consultée le 21 novembre 2023. 

SCHULZ, Bailey. «Were people actually eating NyQuil chicken? Viral challenge was the latest internet lore», Usa Today (29 septembre 2022, actualisé le 14 octobre 2022),  

[Were people actually eating NyQuil chicken? Viral challenge …USA Todayhttps://www.usatoday.com › story › tech › 2022/09/29  ], page consultée le 21 novembre 2023. 

POISON CONTROL. Is NyQuil Chicken Safe to Eat? , 

Is NyQuil Chicken Safe to Eat? – Poison ControlPoison Controlhttps://www.poison.org › articles › is-nyquil-chicken-saf…, page consultée le 21 novembre 2023.  

LE_CARDIO. Le jeu de la virgule, analysé du point de vue médical (5 octobre 2023), [vidéo]. Repérée à: 

https://youtube.com/shorts/1QfKK9UjzUs?si=Gldf2eqqKPsk3eU1 le 21 novembre 2023.  

SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER. L’encéphale et la moelle épinière, https://cancer.ca/fr/cancer-information/cancer-types/brain-and-spinal-cord/what-is-a-brain-or-spinal-cord-tumour/the-brain-and-spinal-cord#:~:text=La%20moelle%20%C3%A9pini%C3%A8re%20est%20une,et%20de%20la%20substance%20blanche,page consultée le 21 novembre 2023 

MASCITTI, Paola. La dissection carotidienne : une cause redoutable d’AVC chez le sujet jeune,  

La dissection carotidienne seconde cause d’AVC … – MACSFMACSFhttps://www.macsf.fr › responsabilite-professionnelle › la… page consultée le 22 novembre 2023.  

Canada, GOUVERNEMENT DU CANADA. Approvisionnement et utilisation d’Ozempic (dernière modification de cet article le 30 octobre 2023),  

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/penuries-medicaments/information-consommateurs/avis-approvisionnement/ozempic.html page consultée le 22 novembre 2023.  

ZOEUNLIMITED. the “magic skinny pill” (20 juillet 2023), [vidéo]. Repérée à: 

https://www.youtube.com/watch?v=V3f9ettzJ-s&t=257s le 21 novembre 2023 

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Source de l’image liée à l’article: Photo de Solen Feyissa sur Unsplash

L’apparition

Rose-Marie Cantin 

Le 1er décembre, jour final de la semaine d’école, lorsque les élèves et les enseignants arrivèrent à l’école au matin, une chose était apparue. Elle était apparue plus précisément au milieu de la scène de l’Agora du PMV. Qui l’avait placée ainsi? La question courait sur toutes les lèvres, autant celles des élèves que celles des enseignants. Les rumeurs couraient plus vite encore qu’un cheval de compétition. C’était assurément un concierge, disait l’un, mais non, un professeur de sciences qui s’emmerde, disait l’autre. Une chose était certaine, l’apparition n’avait pas sa place dans l’agora et fut immédiatement emmenée au secrétariat du PMV.  

Tout le monde pensait l’incident clos, il devait l’être, la chose avait été soustraite à la vue de tous. L’événement intéressant de la journée était fini. 

Le 2 décembre, un samedi, les élèves et les professeurs avaient tous oublié l’incident de la veille, en s’abandonnant à la fin de semaine. Une fin de semaine de correction pour certains, de travail pour d’autres ou encore de relaxation pour les plus chanceux ou procrastinateurs. Sans que la moindre âme qui vive ne le sache, une deuxième chose était apparue. Elle était différente de la première certes, mais n’importe qui doté de vision aurait pu faire le lien entre les deux. Toutefois, comme personne n’était venu à l’école, la deuxième chose resta au centre de l’estrade de l’Agora jusqu’au lendemain matin. 

Le dimanche 3 décembre, une troisième chose apparut. Comme la deuxième chose était restée en place au centre de l’estrade, la troisième chose n’eut d’autre choix que de se placer à sa droite.  

Le lundi 4 décembre, élèves et professeurs passaient les portes de Rochebelle dans une mécanique bien rodée depuis le début de l’année pour commencer une autre semaine de torture. Une quatrième chose était apparue, cette fois-ci à la gauche de la deuxième, suggérant qu’elle soit arrivée en troisième place sur ce podium. L’incident du vendredi, oublié au cours des deux derniers jours de congé, refit surface avec la force d’un volcan. Les rumeurs, qui couraient auparavant avec la vitesse d’un cheval, allaient maintenant à une vitesse comparable à celle des vents d’un ouragan de force 5. Tous doutaient, se suspectaient. Même les moyennes des examens de ce lundi se révélèrent basses. Soudain, dans l’Agora, où on avait enlevé les trois plus récentes choses, un élève prononça une phrase qui changea tout : « Eh bien, c’est p’t’être un genre de calendrier de l’Avent. T’sais, on est en décembre et y’a eu une chose pour chaque jour à date. » Dès que le dernier mot franchit la barrière de ses lèvres, tout le monde adopta l’idée. Un calendrier de l’Avent, bien sûr! Pourquoi personne n’y avait pensé plus tôt? Dès la fin du midi, la nouvelle avait voyagé jusqu’aux confins de l’école et même jusqu’au PMR. Par contre, même si ce fait était établi, le mystère restait entier. Qui? Pourquoi? Comment? Tous attendaient le lendemain avec impatience.

Source de l’image liée à l’article: Photo de Blaz Photo sur Unsplash

Jeu-questionnaire de Noël

Quel est ton élément de Noël.

Anaïs Tremblay et Sophia Marian 

Noël arrive à grands pas, découvre quel est ton élément de Noël ! Le temps des fêtes est le meilleur temps de l’année selon bien des personnes, trouve quel élément te ressemble le plus. Maintenant, fais le jeu-questionnaire, note tes résultats et va voir ce que tes résultats signifient.  

1) Quand il y a une tempête de neige… 

❤️ Je cuisine des biscuits de Noël et je les décore. 

🩵 Je vais profiter de la température. 

💚 J’écoute un bon film de Noël, un chocolat chaud à la main. 


2) Lors d’une journée enneigée… 

🩵 Je vais faire une randonnée en raquette dans les bois. 

❤️ Je vais tester les boissons des fêtes. 

💚 Je loue un chalet de ski dans les montagnes. 


3) Pour toi, Noël c’est… 

❤️ Le souper du réveillon et la bûche de Noël au chocolat. 

💚 Revoir toute la famille réunie. 

🩵 La neige poudreuse, les activités hivernales et le fait de voir des guirlandes illuminées de toutes sortes de couleurs.  


4) Lors d’une journée de ski… 

❤️ Je dévalise le stand de chocolat chaud et je relaxe dans le chalet de ski toute la journée. Pas question que je me gèle le bout des doigts! 

🩵 Pas question que je m’arrête, même pas pour manger mon sandwich, les pistes enneigées m’attendent! 

💚 Je fais un petit entre-deux, je me détends et je skie. 


5) Lorsque vient le temps de décorer… 

💚 Ma maison est la première de ma rue qui est décorée. Halloween se termine, Noël approche.  

🩵 J’ai encore tout mon temps, pas de stress. Les activités hivernales passent en premier.  

❤️ Je suis dans les normes, je dresse ma liste de Noël et je prépare une maison en pain d’épices.  


6) Ta saveur de chocolat chaud préférée… 

🩵 Un chocolat chaud simple, bien normal suffira. 

❤️ Un chocolat chaud double ganache au chocolat avec guimauves et crème fouettée à saveur de canne de bonbon accompagné d’un biscuit en pain d’épices. 

💚 Un chocolat chaud avec des guimauves et de la crème fouettée. 


7) Quelle est ta chanson préférée… 

💚 «All I want for Christmas, is you» et «Last Christmas… » 

❤️ Deck the halls qui me rend joyeux.se et me remplit de bonheur. 

🩵«Vive le vent», «Mon beau sapin» et «Petit papa Noël» Eh oui, la nostalgie des souvenirs d’enfance.  


8) Quelle est ta sucrerie de Noël… 

❤️ Tu préfères les brownies fraîchement sortis du four avec un verre de lait. 

💚Ton dessert préféré est clairement la bûche de Noël que tu dégustes avec toute ta famille. 

🩵 Ta sucrerie coup de cœur est la canne de bonbon, car elle te donne un sentiment de fraicheur tout en étant sucrée. En plus, tu peux en manger n’importe où. 


Analyse tes résultats… 

Si tu as une majorité de «🩵 », ton élément de Noël est un flocon de neige. Tu adores l’hiver, tu es un.e vrai.e adepte de plein air. Tu adores tous les sports hivernaux. Tu ne perds pas de temps devant les écrans et tu profites de la belle température qui s’offre à toi.  

Si tu as une majorité de «💚 », ton élément de Noël est un bonhomme en pain d’épices. Tu représentes bien Noël et ta personnalité te rend unique! Noël est ta fête préférée. Tu en profites au maximum et tu attends l’arrivée de Noël de nouveau chaque année lorsque tu défais ton sapin.  

Si tu as une majorité de «❤️ », ton élément est une bonne tasse de chocolat chaud. Tu aimes être au chaud, tu es fou.folle de joie devant ta boisson chaude préférée. Tes yeux pétillent lorsque tu sens que le liquide chaud coule dans ta gorge. Tu aimes passer les fins de semaine avec ta famille et tes amis dans le confort de ton foyer. 

Source de l’image liée à l’article: Photo de Elena Mozhvilo sur Unsplash