Dans cet article, vous trouverez des idées d’activités à faire pendant votre semaine de relâche. Oui, il faut se reposer, mais aussi s’amuser et ne pas rester étendu devant la télé trop longtemps! Voici certaines activités qui pourraient allumer votre journée!
1- Aller faire une randonnée en raquette ou en ski de fond dans les bois
Il est toujours bon de prendre l’air et de bouger durant la semaine de relâche. Pourquoi ne pas aller explorer la nature sous cette couverture enneigée?
2- Patinage extérieur
Il existe une multitude de patinoires extérieures dans la région de Québec. Par exemple, vous pouvez aller sur l’Anneau de Glace des plaines d’Abraham, à la patinoire de Place d’Youville, à la patinoire du Lac-Beauport ou bien à celle du lac Saint-Augustin. Il existe plein d’autres patinoires extérieures qui se situent probablement proches de chez vous.
3- Ski alpin ou planche à neige
Lorsque les conditions sont belles, sortez votre équipement! Les centres de ski sont ouverts et vous attendent! Quoi de mieux que d’aller profiter de nos belles conditions hivernales?
4- Glissades
En famille ou entre amis, il est amusant d’aller glisser. Vous pouvez y aller en apportant votre propre traîneau et glisser sur une butte près de chez vous, tout comme vous pouvez vous rendre sur un site pour glisser à bord d’un tube. Si vous habitez près de la région de Québec, vous allez faire un tour au Village Vacances Valcartier, aux Glissades Tewkesbury, au centre de glisse Myrand, etc.
5- Cinéma maison
Oui, les activités extérieures, c’est bien, mais il faut tout de même se reposer. Pourquoi ne pas le faire devant un bon film, confortable dans son pyjama, avec des collations à n’en plus finir? Invitez des amis ou des membres de la famille!
6- Soirée jeux de société
Organisez une soirée avec des amis de longue date pour recréer des souvenirs. Sortez tous les jeux de société ou de cartes de votre armoire et faites-en usage! Si vous ne possédez pas une tonne de jeux, demandez à vos amis d’en apporter!
7- Peinture sur céramique
Laissez votre créativité aller! Vous pouvez vous rendre au CrackPot Café ou au Céramic Café-Studio Québec pour peindre sur la pièce en céramique de votre choix. Que vous choisissiez une tasse à café, un bol de céréales ou peu importe ce que vous désirez, quelques semaines plus tard, lorsque votre pièce sera cuite, vous pourrez la rapporter chez vous.
8- Disney sur glace
Pendant la Semaine de Relâche, venez vous émerveiller devant un magnifique spectacle. Des prestations hallucinantes se feront sur la glace du Centre Vidéotron, sous le thème de Disney. Vous en aurez plein la vue avec de magnifiques acrobaties spectaculaires réalisées par des personnages de Disney. Allez-y, la magie de Disney occupera votre journée!
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BIBLIOGRAPHIE
ALLIÉ DE VOTRE VIE FAMILIALE, 6 activités à faire dans la Ville de Québec pendant la relâche (3 février 2024),
Nous essayons de rendre notre monde le plus équitable possible entre les hommes et les femmes, mais même avec les nombreux efforts qui sont faits, notre monde n’est toujours pas égal. Le cinéma est une bonne façon de montrer aux gens que la lutte pour l’égalité n’est pas terminée. Dans ces films bien connus, nous pouvons voir à quel point les femmes peuvent aussi être fortes, tout comme le sont les hommes.
Barbie
Il est peu probable que n’ayez pas vu ce film. Si c’est le cas je vous le conseille fortement. Ce long métrage est apparu l’an passé et il est considéré par plusieurs comme le film de l’année 2023. Vous vous retrouverez dans le monde de Barbie, un monde parfait où tous vivent dans la paix et l’harmonie. Jusqu’à ce qu‘un jour, Barbie remarque des événements inhabituels puis décide de visiter le monde des humains avec son ami Ken. Ce film pointe les inégalités et les injustices entre les hommes et les femmes dans la société tout en nous présentant une comédie drôle et amusante.
Les filles du docteur March
Ce film est réalisé par Greta Gerwig qui est également la réalisatrice de Barbie. L’histoire a originalement été écrite par Louisa May Alcott, en 1868. Le film est apparu en salle en 2019, mais une autre version date de 1994. L’histoire porte sur la vie de l’autrice et de son enfance avec sa famille. Les quatre filles commencent à grandir et à chercher leur place dans le monde. Malgré les nombreux obstacles qui surviennent, elles réussissent à les surmonter et à prouver que les femmes peuvent aussi accomplir de merveilleuses choses. C’est une histoire passionnante que vous allez adorer.
La revanche d’une blonde (Legally Blond)
Ce film de 2001 est l’histoire de Elle Woods, une jeune fille plutôt riche qui ne s’est jamais intéressée à l’école jusqu’au jour où son petit ami lui avoue qu’il souhaite aimer quelqu’un qui va à l’université et qui a un vrai futur devant elle. Celui-ci part donc pour Harvard en laissant Elle le cœur brisé. Mais Elle est déterminée à devenir désirable à ses yeux et décide donc de mettre tous ses efforts pour être admise à la prestigieuse école Harvard. Après de longues heures de travail et de progrès, elle réussit à y être acceptée. Mais sera-t-elle capable de ravoir son petit ami? Cette comédie hilarante nous prouve qu’on peut tout faire, il faut seulement y mettre beaucoup d’effort et ne jamais abandonner!
Rebelle
Nous connaissons la plupart des princesses de Disney comme étant des jeunes femmes qui souhaitent trouver leur prince charmant. Ce n’est toutefois pas le cas de Mérida qui souhaite plutôt devenir une guerrière pour se battre pour son royaume, et non une reine qui ne fait que rester sur un trône toute la journée. Elle veut se battre pour son destin et ne souhaite pas celui qu’on attend d’elle. Mérida cherche des solutions, mais ses actions ont de graves conséquences. Pourra-t-elle réparer ses erreurs tout en étant elle-même? Même si ce film est considéré comme un film pour enfant, il nous fait part d’un message bien important.
Les femmes mènent une lutte pour l’égalité des sexes depuis plusieurs siècles. Une figure symbolique, mais méconnue de cette lutte se nomme Olympe de Gouges. En 1791, elle publia pour la première fois la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Femme politique et de lettres, elle mourut guillotinée le 3 novembre 1793, et fut la première à dire que si la femme pouvait monter à l’échafaud, elle devrait également avoir le droit de monter à la tribune.
Olympe de Gouges naît le 7 mai 1748, à Montauban, une ville du sud de la France. Elle est le fruit d’un adultère : sa mère n’étant pas mariée à son père, mais à un autre homme. Elle est élevée sans grande éducation et mariée de force à 17 ans à un homme de trente ans son aîné. À 18 ans, son fils naît, puis son mari meurt et elle s’enfuit à Paris avec son fils. Là-bas, elle devient courtisane et fréquente la haute société, puis s’invite dans les salons littéraires pour compléter sa pauvre éducation. C’est à ce moment qu’elle commence à écrire. Dans les textes qu’elle a produits, on retrouve des pièces de théâtre dénonçant l’esclavage ainsi que sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne publiée en 1791 est très similaire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen publiée en 1789, car elle a été calquée sur cette dernière. Olympe de Gouges a rédigé cette déclaration à l’intention de Marie-Antoinette, la reine de France de l’époque, voulant la convaincre de joindre le combat des femmes pour l’égalité. Malheureusement, au moment de sa publication, sa Déclaration n’obtient que du sarcasme.
La raison pour laquelle la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est si importante, mais surtout révolutionnaire, c’est parce qu’il s’agit de l’un des premiers documents qui réclame l’égalité des sexes à une époque où les femmes s’occupaient de la maisonnée et étaient considérées, par la loi, au même niveau que les esclaves, les fous et les enfants. Elles devaient toujours être sous la responsabilité d’un homme, que ce soit leur mari ou leur père. Olympe de Gouges est donc révolutionnaire de proposer un traitement égal des sexes.
La publication de sa Déclaration se fait durant la Révolution française, une décennie trouble pour la France. Olympe de Gouges sera guillotinée en 1793, au milieu de cette période instable et laissera comme derniers mots: « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort. » Elle est guillotinée pour trahison, car elle est contre-révolutionnaire et prend le côté du roi. Ses idées dérangent également les hommes politiques de l’époque.
De nos jours, en l’honneur de l’une des premières féministes, des rues, des parcs, des bâtiments publics et des établissements scolaires portent son nom. Son buste est abrité dans le Palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale française et, en 2014, Google a créé un Doodle en son honneur.
Olympe de Gouges fut donc une femme révolutionnaire, qui vécut une vie mouvementée, et qui continua de se battre pour ses idées jusqu’à sa mort.
L’école secondaire De Rochebelle est bien connue pour la diversité des offres de ses voyages scolaires. Dans ce sens, chaque année, un voyage de niveau est proposé aux élèves de tous les niveaux, peu importe leur programme d’appartenance. En plus d’offrir un tour global de la ville visitée, les voyages organisés laissent toujours place à d’agréables moments entre ami.e.s et entre les enseignants et leurs élèves. Le voyage de niveau des élèves de secondaire 5 PEI ne fait pas exception. Ce dernier s’est déroulé du 13 au 18 novembre 2023, avec les villes de New York, Philadelphie et Washington comme destinations. Au terme de ce merveilleux voyage, j’ai décidé de regrouper les photos et les informations des cinq activités que j’ai le plus appréciées en tant qu’élève.
Première activité: visite guidée du siège de l’ONU (New York)
Durant notre passage dans la ville de New York, nous avons pu passer du temps libre dans Times Square et les boutiques aux alentours. En plus de cet incontournable, les élèves ont pu assister à une visite guidée de l’ONU! Celle-ci consistait à informer les jeunes sur le fonctionnement de l’ONU, plus particulièrement sur le rôle de chacune de ses institutions, sur ses missions internationales actuelles, sur ses objectifs ainsi que sur son financement. Outre la multitude de renseignements procurés par le guide, les nombreuses œuvres d’art et illustrations du bâtiment agrémentaient la visite. Cette activité m’a permis de voir de manière concrète les mesures mises en place pour favoriser la paix, lutter contre les changements climatiques, faire face à la crise de pauvreté et pour assurer l’égalité. En tant que jeune adolescente, je me suis sentie interpellée à de nombreuses reprises par ces enjeux. Par conséquent, il était très agréable de voir qu’une institution forte comme l’ONU ne cesse de militer pour un monde meilleur.
Le siège de l’ONU, vu de l’extérieur
Carte des missions humanitaires impliquant l’ONU
Le revolver noué, symbole de la non-violence
Deuxième activité: visite de l’Eastern State Penitentiary (Philadelphie)
Philadelphie est une ville reconnue pour son importance historique. Il est notamment possible de voir l’Independance Hall, lieu clé où la Déclaration d’Indépendance et la Constitution américaine furent signées. La visite de l’Eastern State Penitentiary allait également dans le même sens, en permettant aux élèves de voir un lieu historique, autrefois qualifié d’innovateur. En effet, cette prison fut la première à repenser la détention de ses prisonniers. Elle fut bâtie pour permettre à chaque personne incarcérée de purger sa peine en isolement solitaire. Les détenus étaient alors confinés dans une petite pièce rectangulaire avec très peu de luminosité et quelques meubles de base tels qu’un lit et une toilette. Cette atmosphère avait été pensée pour permettre aux criminels de repenser à leurs actions afin d’éviter qu’elles se reproduisent. Cependant, au fil des années, les autorités de la prison ont remarqué que bon nombre de prisonniers développaient une maladie mentale liée à cette solitude extrême. J’ai trouvé cette visite particulièrement intéressante puisqu’elle permettait de repenser le fonctionnement du système carcéral américain. De plus, l’Eastern State Penitentiary est un lieu historique incroyable à visiter pour son architecture d’époque.
Troisième activité: statue de Rocky (Philadelphie)
Mis à part son côté historique, Philadelphie est grandement reconnue pour sa statue de Rocky. En l’honneur du boxeur Rocky Balboa, un personnage fictif emblématique, un passage obligé s’impose pour prendre quelques photos aux côtés de sa statue. La montée des 72 marches de Rocky devant le Philadelphia Museum of Art est d’autant plus nécessaire pour compléter l’expérience!
Quatrième activité: musée de l’Holocauste (Washington)
Le United States Holocaust Memorial Museum est définitivement un des plus beaux musées que j’ai visité jusqu’à maintenant. Ce musée est extrêmement intéressant par sa grande richesse historique et fait preuve de délicatesse par rapport au sujet traité. Divisé en plusieurs étages, ce dernier contient une multitude d’extraits vidéographiques et d’objets de l’époque. Des témoignages audio permettent également de mieux comprendre la réalité des juifs persécutés. Il est même possible d’entrer dans une reconstitution d’un wagon dans lequel de nombreux juifs étaient obligés de s’entasser pour la route vers un camp de concentration. Je recommande fortement cette visite à quiconque passe dans la ville de Washington!
Cinquième activité: match de basketball (Washington)
Durant la visite à Washington, les étudiants participant au voyage ont eu l’opportunité de voir un match de basketball dans lequel les Wizards de Washington affrontaient les Mavericks de Dallas. L’ambiance du stade était très agréable et a permis aux Rochebellois.e.s de terminer leur soirée par une belle activité, bien différente des visites de musées habituelles.
Les photos restantes sont des photos prises par des élèves du voyage, m’ayant donné la permission de les utiliser dans le cadre de mon article. Quelques photos proviennent également de mon propre appareil.
Depuis de nombreuses années, le comité AlliéEs contre l’homophobie et la transphobie travaille d’arrache-pied pour encourager l’acceptation et la célébration de tous, peu importe leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Mariane Beaupré, fondatrice et responsable du comité depuis des années, discute de ce projet.
Banderole affichée devant le PJR à l’école De Rochebelle à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, 17 mai 2013
« Tout le monde, peu importe son orientation sexuelle, peut devenir un allié. Les Alliés, ce sont simplement des gens qui prônent l’acceptation et qui rejettent l’homophobie ».
Mariane Beaupré, 2014
Comment est-ce que le comité a commencé ?
Ça a commencé, je dirais, il y a quatorze ans. C’est une élève, qui s’appelle Chloé Guilbert-Savary, qui était tannée d’observer des comportements homophobes. Parce qu’on ne parlait pas beaucoup de ce qui était trans. Ça a beaucoup changé en quatorze ans!
Elle observait beaucoup de commentaires, de comportements. Ça la dérangeait beaucoup, donc elle est venue me voir. Au début, elle voulait créer un groupe gai, parce qu’elle voyait ce qui se passait au cégep. Au cégep, souvent ça s’appelle des groupes gais. À ce moment-là, GRIS-Québec faisait une campagne qui s’appelait Alliées, Alliés! (https://youtu.be/oi4560jPaOY) pour publiciser le concept d’allié(e)s. Je faisais partie de cette campagne, alors je lui ai proposé que ce soit un comité AlliéEs plutôt qu’un groupe gai. C’est ça que ça a donné.
On a demandé la permission à la direction : ça n’a pas passé comme une lettre à la poste! Après peu de temps, ça allait, mais au début il y avait une inquiétude des réactions des parents. Il y avait la peur de cette idée qu’on faisait la promotion de quelque chose. Une fois que ça a été compris que ça s’adressait à tous, là ça a bien passé.
Est-ce qu’il y en a eu, des réactions?
Je n’ai jamais reçu de réaction de parent, et je pense que la direction me l’aurait dit s’il y en avait eu. Il y a parfois eu des questionnements sur la place que le comité prenait dans l’école, mais c’est vraiment marginal. De manière générale, non.
Quels ont été les liens entre le comité AlliéEs à Rochebelle et GRIS-Québec?
Au début, la deuxième année, on a participé au concours GRIS-Fondation Simple Plan. On a gagné 2000$! Il y a aussi eu, en 2017, un événement : ils ont fait un vernissage, et des œuvres de nos élèves du concours d’affiches ont été exposées dans le foyer du théâtre La Bordée.
On les informe de ce qu’on fait, alors ils étaient aussi venus à notre célébration des dix ans du comité. Le directeur général qui était là quand on a débuté le comité est parti, et depuis ce temps-là, il y a un peu moins de liens qui se font. Sinon, GRIS-Québec offre un service pour venir aider des gens dans un processus de coming-out. Ils viennent parler avec des jeunes à l’école. Ils sont venus deux ou trois fois, parler à des élèves pour les aider.
Quels sont les plus grands projets réalisés par le comité?
On ne voulait pas faire d’énormes projets. Ce qu’on voulait, c’était installer quelque chose de régulier, une présence régulière dans l’école. Le plus gros projet qu’on a fait, c’était la célébration des dix ans, avec un gros vernissage d’œuvres, des activités. De manière générale, l’instauration des concours d’affiches et d’écriture, la mise en place d’une semaine de lutte à l’homophobie (qui se fait toujours avec une création collective pour que le plus de gens possibles participent), certaines campagnes d’information…
Personnellement, je trouve que le sondage, qui a pris beaucoup de temps et qui nous a permis un peu de savoir c’était quoi les comportements et les opinions à l’intérieur de l’école, nous a vraiment permis de nous aiguiller. Ça n’a pas l’air d’un gros projet, mais ça a été long à réaliser.
Réalisation par les Rochebellois et Rochebelloises de la créationcollective pour la semaine de lutte, en 2016
On voulait faire un énorme projet, qui était la passerelle arc-en-ciel, mais il y a des problèmes techniques qui nous empêchent d’avancer là-dessus. C’est certain que j’aimerais beaucoup qu’il y ait une exposition permanente à l’école. Surtout que si c’est une passerelle, on le voit de la rue aussi. Je pense que ça lance un message quand même assez clair, qu’on est un lieu d’accueil et de célébration.
C’est quoi l’importance du comité AlliéEs dans l’école?
Je pense que toutes les écoles devraient en avoir! Originalement, on était les premiers dans la région de Québec. Pendant longtemps, c’était plus quelque chose qui existait dans les cégeps, les groupes similaires à ça. Quelques années après nous, il y a Saint-Charles qui en avait débuté un aussi. Ils étaient venus nous voir, on avait rencontré les élèves pour les guider. Mais il est arrivé ce qui arrive toujours dans les écoles, c’est-à-dire que quand ces élèves-là ont gradué, il n’y avait pas de relève.
L’importance que j’y vois, c’est que vous êtes à l’école tous les jours, à peu près autant d’heures qu’à la maison, plus d’heures qu’au travail. Ce n’est pas facile, venir à l’école. C’est déjà complexe d’être dans ce lieu-là, avec toutes ces personnes en même temps, avec des exigences sociales, intellectuelles, de performance… Si en plus, tu ne t’y sens pas complètement accepté(e) tel(le) que t’es, on fait juste rajouter une couche de difficulté à la vie scolaire. Ça m’apparaît comme quelque chose de problématique.
Ensuite, il y a aussi que nous ne faisons pas seulement la promotion de la tolérance. On est dans des concepts de célébration, d’ouverture. C’est pas juste les élèves qui font partie de la communauté LGBTQ+ qui sont touchés par ça. Un élève intimidateur, homophobe ou transphobe, ne va pas vérifier l’orientation ou l’identité de quelqu’un avant de faire de l’intimidation. Donc, ça touche absolument tout le monde.
Aussi, l’école est un lieu d’éducation. L’éducation, oui c’est les matières, mais c’est aussi la vie en société, le vivre ensemble, s’accepter les uns les autres. C’est un de nos buts principaux, d’éduquer, d’enseigner, de faire comprendre, de renseigner pour que les idées préconçues ou les idées négatives disparaissent le plus possible. On peut avoir l’air, de l’extérieur, d’un comité pas très militant. Depuis le début, notre philosophie ce n’est pas d’y aller dans l’agressivité, mais de plus y aller dans l’ouverture et la discussion. C’est de dire : « Ah, tu n’es pas d’accord? Viens, on va en parler. » Toujours en gardant en tête que l’homophobie n’est pas une opinion. C’est très important : l’homophobie, la transphobie, ne sont pas des opinions. Mais on reste un lieu d’éducation. Alors, si on se braque agressivement contre des personnes qui ont des visions qui ne fonctionnent pas, on n’avancera pas. Donc, c’est de rester dans l’ouverture, ce qui peut être difficile quand on touche à un sujet qui est aussi viscéral.
Est-ce que le nouveau programme CCQ va aussi prendre un peu cette place-là dans l’école?
De ce que je comprends, parce que mes collègues d’ECR sont en formation pour CCQ en ce moment, effectivement il y a des contenus qui vont être intégrés dans les cours de CCQ. Mais je pense que ça veut juste dire que, comme on fait actuellement, lorsque le comité va vouloir parler directement aux élèves, on va passer par ces cours-là. Il faut toujours faire attention, parce que ça reste un cours à deux périodes par cycle, et leur programme est très touffu, donc on ne veut pas leur enlever des périodes. Mais effectivement, c’est déjà des partenaires très actifs et très ouverts, et ça va rester comme ça. Je ne sais pas à quel point on va faire nos actions en lien avec le contenu qui est vu en CCQ, mais c’est sûr que c’est nos partenaires numéro un dans l’école.
Comment sont déterminés les enseignants qui rejoignent le comité?
Tous les enseignants ont des comités ou des tâches en présence des élèves mais non-enseignantes à faire. On choisit en fonction de nos intérêts, alors ça a toujours été des profs qui sont intéressés par cette lutte, à ce travail dans l’école, qui rejoignent le comité. C’est sûr que ça fait qu’on est les mêmes profs d’année en année! La direction aussi, je pense, essaie de maintenir les équipes dans les comités pour un certain suivi.
Rochebellois et Rochebelloises posant avec les ailes créées par le comité AlliéEs à l’occasion de la semaine de lutte contre l’homophobie et la transphobie, juin 2022.
Quels sont les effets positifs du comité AlliéEs sur les enseignants qui en font partie ?
Moi, je ne suis pas en questionnement, en ce moment. Moi, mon identité et mon orientation sont définies et tout va bien. Mais les élèves sont en questionnement, ce qui fait qu’ils vont faire beaucoup de recherche, beaucoup de lectures. Ils vont aller voir beaucoup de vidéos, de documentaires, de choses comme ça. Je vais faire les lectures de mon côté aussi, mais souvent c’est par les élèves que les nouvelles identifications ou les nouvelles idées arrivent. J’ai appris beaucoup en étant dans notre comité, surtout tout ce qui est lié à l’identité de genre dans les cinq, six dernières années.
Il faut qu’on soit au courant, les profs du comité Alliés, parce que nos collègues qui ne sont pas dans le comité, c’est nous qu’ils viennent voir pour poser des questions : « Comment est-ce que je devrais agir dans cette situation-là? Est-ce que j’ai fait la bonne chose? Je ne suis pas sûr(e) de comprendre ça quand mon élève m’en parle. Voyons, comment ça se fait que cet(te) élève-là revendique ça? » Souvent, c’est nous qu’ils viennent voir. Alors, il faut qu’on soit prêts aussi à répondre à leurs questions.
Est-ce que les réalités LGBTQ+ peuvent causer des difficultés pour certains enseignants?
La nouveauté, c’est toujours difficile. Mais ce n’est pas une difficulté dans le sens de rejet ou de non-acceptation. C’est plus qu’on veut tous que nos élèves soient bien dans nos classes. On a tous peur de faire des gaffes. On est tous conscients de l’importance que ça a pour les élèves. C’est sûr qu’il y a des profs qui vont mettre leurs valeurs personnelles de côté pour suivre les valeurs de l’école, et ça c’est normal dans plein de sujets. On représente l’école.
Il y a aussi un travail qui se fait au centre de services scolaire pour que, le plus possible, les élèves trans et non binaires se sentent les bienvenus à l’école. Il y a un cadre légal aussi autour de ça. Ce n’est pas « je feel pour accepter » ou pas. Il y a un cadre.
Avec les travaux qui se font présentement à l’école, la question des toilettes non genrées doit probablement se poser, non? Quel est le rôle du comité dans cette discussion?
On a déposé un dossier à la direction par rapport aux toilettes non genrées. Un des problèmes qu’on a, c’est que les règles de sécurité dans les toilettes vont à l’encontre des règles pour les toilettes non genrées. C’est-à-dire que ce qui est recommandé pour une toilette non genrée entre autres, c’est que la porte de la cabine soit complète, jusqu’au sol. Mais ça, ça va à l’encontre de nos règles de sécurité. C’est encore une discussion qui se fait.
Pour le moment, ce qui existe comme toilettes non genrées, c’est une cabine de toilette qui est à part, avec une clé. Mais je crois que la direction y va au cas par cas. Lorsqu’un(e) élève exprime un besoin d’avoir accès à une salle de toilette ou à l’autre, la direction et les intervenants s’assoient avec l’élève et essaient de trouver la solution qui lui convient. Ce n’est pas du mur-à-mur, c’est du cas par cas. Est-ce que ça va être fait différemment au moment des travaux? Ça va encore dépendre des règles de construction et ces choses-là.
Kiosque du comité AlliéEs à l’occasion de la Caravane Sexu, décembre 2021
Quels sont les défis les plus importants du comité?
Les plus gros défis du comité restent les mêmes que n’importe quel comité dans une école, c’est-à-dire la mobilisation des élèves, le budget et de ne pas avoir l’impression qu’on est toujours en train de recommencer. Tu ne peux pas te dire, peu importe le sujet du comité, « Ben voyons donc, on l’a expliqué, ça, il y a deux ans! On a fait une campagne là-dessus! » Oui, mais ces élèves-là, ils sont rendus à l’université. Oui, c’est toujours à recommencer. C’est toujours de nouvelles personnes.
Et pour les prochaines années?
Présentement, on est un peu en restructuration parce qu’on a été victimes de notre succès. Il y a deux ans on était presque quatre-vingts élèves dans le comité, ça nous a ralentis. Maintenant, on est séparés en deux niveaux. On essaie de continuer à faire en sorte que ce soit le comité de toute l’école et que tous les gens dans l’école se sentent impliqués. Du point de vue des projets, en ce moment c’est vraiment plus de se trouver une relève pour le comité. On perd des élèves tous les ans! La pandémie ne nous a pas aidés non plus.
Le défi du comité AlliéEs, ça a toujours été : est-ce qu’on crée un safe space où les gens peuvent juste partager? Ou est-ce qu’on veut faire des actions? Nous, on a toujours voulu faire des actions, sauf qu’il y a beaucoup de gens qui viennent dans les réunions juste pour le safe space. Donc, on a l’impression qu’on a une grosse main-d’œuvre pour faire des projets, mais après ça on se rend compte qu’on a beaucoup moins de monde qu’on pensait. C’est aussi ça qui est difficile à gérer. Parce que les élèves ont besoin de safe spaces! Ils ont envie de jaser, juste d’être entre eux. Mais ça ne veut pas dire qu’ils ont envie de mettre de l’énergie dans des actions du comité. C’est faire cette distinction-là aussi.
Pour conclure, quelles sont vos plus grandes fiertés par rapport au comité AlliéEs?
D’exister encore, quatorze ans plus tard, déjà. Je suis assez fière aussi qu’il y ait d’anciens élèves qui sont maintenant des profs impliqués dans le comité. Je trouve ça merveilleux. Pendant longtemps, j’étais très toute seule, comme prof pour le comité. Là, d’avoir des collègues, je trouve ça vraiment fantastique. Aussi, à quel point le comité est intégré dans l’école : il n’y a personne qui remet jamais en question que ça fasse partie de l’école. C’est la fierté numéro un, la présence positive du comité dans l’école. C’est ça qui me fait le plus plaisir!
Du 19 au 22 février 2024 se tiendra la semaine de lutte contre l’homophobie et la transphobie à Rochebelle. De nombreuses activités seront organisées tout au long de la semaine, tant pendant la pause du midi que le matin. Restez à l’affût et participez en grand nombre!
Avez-vous déjà entendu parler d’Amnistie Internationale? Cet organisme à but non lucratif lutte pour les droits humains partout sur la planète.
Une de leurs campagnes, intitulée Écrire, ça libère! poursuit cet objectif en demandant à la population d’écrire des lettres destinées à des prisonniers politiques et des militants pour des causes variées allant de la protection de l’environnement au droit à l’avortement. Chacune de ces lettres est acheminée au prisonnier ou militant auquel elle est destinée.
Cette initiative montre non seulement le soutien des milliers de personnes, mais aide également à la libération des prisonniers. Entre 2000 et 2020, 127 personnes sur les 169 qui ont reçu des lettres furent libérées, ce qui revient à 75%.
Par exemple, au Burundi, Germain Rukuki, un défenseur des droits humains a été libéré après 4 ans d’emprisonnement, suite à l’envoi de milliers de cartes de partout dans le monde.
Cette campagne se déroule en décembre, chaque année, alors bien que celle de l’année précédente soit déjà finie, pensez-y en décembre prochain!
Quelques jours passèrent et Noël s’approchait à grands pas, la théorie du calendrier de l’avent étant la plus adoptée, les élèves ne pouvaient cacher leur excitation quant à la surprise qui les attendrait le matin de Noël, 5 jours plus tard.
D’autres, plus terre à terre, essayaient de trouver une explication à ces apparitions, un club se forma donc dans l’unique but d’élucider cette affaire plus qu’étrange. Tous les jours 4 et 8 à 12h, 10 élèves de tous les niveaux se réunissaient dans le local de science du PMV pour faire part de leurs observations et théories.
Ce fut Mathéo qui arriva le premier ce midi, une fois tous les élèves du cours précédent partis, il brancha son ordinateur, installa les bureaux et chaises pour ses acolytes et ferma les stores. Mathéo prenait ce club très au sérieux, après tout, il était le fondateur du “Club des Mystères”, et avait travaillé fort pour former une équipe de choc.
Un à un, les membres arrivèrent et s’installèrent dans la classe. Puis quand l’équipe au complet fut présente, Mathéo s’écria:
– Bienvenue à la 5e réunion du Club des Mystères!
Puis le projecteur s’alluma et dévoila le tableau d’indices qui comprenait toutes leurs informations sur ces “Choses”.
« J’ai parlé à la secrétaire ce matin, elle veut bien nous laisser examiner les choses du 6 au 10 décembre cette semaine, mais je vais devoir revenir à la charge si on veut avoir l’autorisation pour les apparitions du 11 au 18 », annonce Laurence.
– Moi je me suis renseigné pour les caméras de surveillances, toujours rien. Les choses apparaissent la nuit comme par magie au milieu de l’estrade sans que personne ne les dépose, et se font récupérer et amener au secrétariat tous les matins, ajouta Terry.
– Quelqu’un a parlé aux journalistes du journal étudiant pour l’interview de demain? demanda Mathéo après avoir fini de tout noter dans son calepin.
– Je m’en charge! », rassura Olivia.
Alors que la réunion était sur le point de prendre fin, un élève entra brusquement dans le local, essoufflé.
– Il.. il est arr..arrivé quelque chose à la vitrine du secrétariat! Les choses, les choses ont disparu!!!
Avec une nouvelle année vient souvent la tradition des résolutions. Certains d’entre vous ont certainement entendu vos parents en discuter ou encore, vos ami.e.s les partager. Le phénomène se transpose également sur diverses plateformes de réseaux sociaux avec le concept New year, new me!. Bien que ce dernier vise à encourager les auditeurs à adopter de saines habitudes de vie et à devenir la meilleure version d’eux-mêmes, ce concept peut facilement devenir trompeur. En effet, certaines publications peuvent parfois nous donner le vertige et nous entraîner vers la recherche de la perfection. Cependant, il est primordial de se rappeler que les résolutions du Nouvel An consistent à réfléchir à de nouvelles habitudes, de nouvelles façons de penser et à de nouvelles attitudes à intégrer à notre routine. Ce ne sont pas des obligations supplémentaires ni un moyen d’atteindre la perfection, ce qui est d’ailleurs impossible! Les résolutions devraient être une excellente occasion de se motiver, de s’encourager à devenir la meilleure version de nous-mêmes et à prendre soin de nous. Aucune pression ne devrait en découler. Voici une liste de quatre idées de résolutions positives à adopter pour les ados en recherche d’améliorations concrètes dans leur quotidien. Les résolutions proposées demeurent générales, alors n’hésitez pas à les modifier en fonction de votre personnalité et de vos intérêts!
1. Penser de manière plus positive
Bien que la pensée positive peut sembler anodine, cette dernière comporte de nombreux bénéfices. Somme toute, le positivisme est une manière de pensée assez facile à mettre en pratique. Par exemple, cette dernière peut prendre la forme de commentaires quotidiens tels que « Je fais de mon mieux aujourd’hui », « Je suis fier.ère de ce que j’ai accompli, peu importe le résultat final » ou encore, « Je crois en moi ». La pensée positive permet de s’encourager de manière saine, sans se mettre de pression supplémentaire pour performer. De plus, elle permet de mieux s’accepter en considérant nos défauts et nos difficultés en se concentrant sur ce qu’il est possible de faire pour s’améliorer.
2. Bouger davantage
Cette résolution est probablement un incontournable des listes de suggestions de résolutions! Effectivement, bouger notre corps en pratiquant notre sport préféré, en prenant des marches ou en allant dans la nature sont d’excellents moyens d’améliorer notre santé globale. Depuis la pandémie, de nombreuses personnes tendent à maintenir un mode de vie sédentaire, qui peut malheureusement causer le développement de maladies chroniques chez certains. Notre génération est d’autant plus touchée avec la surutilisation de la technologie par la consultation de réseaux sociaux, de jeux en ligne ou du visionnement de vidéos. Afin d’éviter ces grands désarrois, il n’est pas nécessaire de se préparer pour un triathlon! Adopter une pensée plus positive envers l’activité physique et se promener deux fois par semaine pour une durée de vingt minutes par session est déjà une énorme avancée vers le maintien de notre santé! Je vous encourage fortement à le faire!
3. Organiser son temps de manière plus efficace
Assez souvent, nous désirons réaliser une panoplie d’activités et de projets divers. Cependant, notre emploi du temps est généralement bien chargé avec les cours, les pratiques de sport, l’étude, les comités du midi, les tournois, le bénévolat, les cours de conduite, le travail étudiant, les sorties entre ami.e.s et les activités familiales. Dans le but de concrétiser le plus d’activités possible, il est essentiel de trouver une façon d’utiliser notre temps efficacement. Par exemple, il est possible de diviser la quantité de temps que nous possédons en plusieurs sessions d’une longueur différente, en attribuant une tâche à chacune d’entre elles. Au sacrifice de quelques heures de sommeil, il peut également être avantageux de placer ses cours de conduite, ses rendez-vous médicaux ou son bénévolat le matin afin de libérer son après-midi et sa soirée. En outre, l’environnement de travail est une composante importante à l’amélioration de sa productivité. Plusieurs ont besoin de silence afin d’accroître leur efficacité, alors que d’autres ont besoin de musique. Bref, chaque individu possède sa propre recette pour devenir le plus productif possible. L’important, c’est de trouver laquelle fonctionne le mieux pour toi!
4. Se préparer le plus tôt possible en vue d’examens
Et oui, que ferait cette liste sans une idée de résolution avantageuse pour ton succès académique? En effet, la préparation et l’étude sont indispensables à la venue d’examens. Planifier des moments de qualité pour revoir la matière, la mettre en pratique et s’assurer de bien la comprendre font également partie du processus d’apprentissage. Par le fait même, la mise en place de bonnes habitudes de travail permet généralement d’obtenir de meilleurs résultats académiques, ce qui est toujours agréable! Une bonne préparation avant les évaluations permet également de se sentir plus en confiance avant celles-ci et de réduire le stress qui lui sont liées.
Ce n’est un secret pour personne, réussir ses examens demande souvent beaucoup de préparation. Mais quelles sont les méthodes qui fonctionnent le mieux? Comment bien s’impliquer académiquement sans toutefois s’épuiser?
Tout le monde sait que l’étude, c’est important, mais tout le monde sait aussi que lire ses notes et ses cahiers en boucle, c’est ennuyant. De plus, ce n’est pas la stratégie de mémorisation la plus efficace qui soit. En effet, selon une étude menée par Franklin M. Zaromb et Henry L. Roediger III, deux chercheurs américains en psychologie cognitive, pousser son cerveau à se remémorer ce qu’on a appris nous préparerait davantage à nos évaluations que d’accumuler de la matière encore et encore sans jamais tester ses connaissances. Les tactiques présentées dans cet article seront donc variées, pratiques et suivront évidemment la règle d’expérimenter la mémoire.
Dans quelles conditions étudier?
Dans la plupart des cas, une période d’étude productive commence avec un bon environnement. Quelques astuces peuvent aider à maximiser la qualité du climat dans lequel on choisit de travailler, comme bien sélectionner ce qu’on écoute, par exemple. En effet, si cela vous concerne, il faut éviter que votre goût pour la musique ou les sons ambiants nuisent à la concentration, en commençant par éliminer ce qui contient des paroles; selon plusieurs articles et professionnels, la musique peut se montrer plutôt désavantageuse, parce qu’elle stimulerait deux parties différentes du cerveau, ce qui tend à faire du tort à notre niveau de focalisation. Comme alternative, les choix sont multiples : du «lo-fi» (musique relaxante), des bruits blancs (sons où toutes les fréquences perceptibles par l’oreille de l’humain sont présentes en même temps, à la même intensité), des battements binauraux (artéfact auditif pouvant stimuler la concentration et qui est perçu par le cerveau grâce à un stimulus physique spécifique) ou simplement des sons d’ambiance (pluie, forêt, feu…), c’est très facile de trouver son bonheur.
Si travailler chez soi mène à des distractions ou n’est pas assez motivant, plusieurs lieux proches de Rochebelle peuvent faire office de nouvelle zone d’étude. Il y a par exemple la bibliothèque Monique-Corriveau, un endroit très calme et moderne, qui stimule assurément beaucoup d’élèves à travailler, grâce à ses magnifiques espaces réservés pour les étudiants; il est même possible de réserver une salle privée pour les projets d’équipe ou ceux qui désireraient plus d’intimité lorsqu’ils révisent. La Librairie La Liberté, située juste en face de cette bibliothèque, est également une adresse agréable qui respire le confort. Bien qu’elle soit évidemment moins tranquille qu’une bibliothèque, cette librairie indépendante offre des tables aux clients qui consomment de leur petit café installé dans le bâtiment. Si vous étudiez avec vos amis dans l’un de ces endroits, assurez-vous qu’ils cherchent eux aussi à travailler sérieusement, pour qu’ils ne vous empêchent pas d’être productif.
Planifier son étude:
Saviez-vous que planifier votre étude et votre travail avec précision pourrait diminuer les risques de procrastination? En effet, savoir à l’avance ce qui nous attend réduirait le sentiment d’être accablé par la charge de travail qu’un examen ou un projet scolaire implique, puisqu’il n’y a plus cette impression de ne pas savoir par où commencer . Un des moyens pour y arriver est d’écrire ce que vous prévoyez de faire chaque jour dans un calendrier mensuel (exemple: le 21 janvier, réviser le chapitre quatre en sciences), et d’inscrire ensuite dans un agenda comment vous comptez vous y prendre (exemple: lecture du cahier pendant 20 minutes, et ensuite exercices supplémentaires sur le sujet). Il suffit juste d’évaluer le travail nécessaire à faire avant une date d’évaluation ou de remise, et de diviser le tout dans le temps qu’il vous reste avant celle-ci. Évidemment, il peut arriver par moments de ne pas réussir à tout faire ce qui était indiqué au programme: c’est pourquoi il est bien important de prioriser ce qui est le plus urgent et de commencer par cette tâche, pour qu’au moins elle fasse partie des choses que vous aviez eu le temps de compléter. Si vous n’êtes pas certain de la quantité de travail à mettre dans une journée à cause de l’incertitude du temps qu’une tâche peut vous prendre, chronométrez-vous lors de l’exécution de celle-ci pour vous assurer d’avoir une planification plus réaliste et atteignable à l’avenir.
L’idéal est de se mettre à la tâche le plus tôt possible, mais de seulement faire des petites sessions de révisions chaque fois. Effectivement, la constance est très importante; selon de nombreux professionnels, comme le Dr. Robert A. Bjork, les sessions d’études étendues sur une longue période de temps fonctionnent avec plus d’efficacité que les grosses révisions de dernière minute, même si les deux s’équivalent en nombre de minutes. Faire un grand survol de la matière la veille d’une évaluation n’est pas pour autant nuisible: pour que le contenu à l’étude soit le plus frais possible dans la mémoire, étudier la veille peut se montrer très bénéfique, à condition que ça ne soit pas à ce moment-là que nous ouvrons nos cahiers pour la première fois.
Page blanche
Aussi connue sous le nom de «blurting method» en anglais, la page blanche est une stratégie d’étude efficace pour plusieurs qui permet de réviser un sujet en entier avec un test mental qui donne l’occasion de savoir quelle partie d’une matière est à retravailler, tout en gardant un matériel d’étude. Pour effectuer cette technique, il faut garder hors de vue les manuels et les notes de cours, et écrire sur une feuille vierge tout ce qu’on se rappelle de la matière qui vient d’être étudiée. Une fois que c’est fait, il faut ressortir ses cahiers, identifier ce qui n’a pas été écrit de mémoire et l’inscrire sur le papier. Cette méthode est plus efficace que la lecture en continu, car il faut travailler notre cerveau davantage pour l’examen, puisque la matière doit être écrite, de mémoire, comme dans une vraie évaluation. De plus, en séparant les choses qui sont rappelées des choses qui sont oubliées, il est maintenant possible de savoir ce qui a été acquis et donc de retravailler la matière qui ne l’est pas. Étant donné que cet exercice se fait sur papier, les prochaines séances d’études peuvent se faire juste avec celui-ci, et il suffirait juste de mettre plus d’insistance sur le contenu écrit dans la section des informations oubliées. S’il vous reste du temps, vous pourrez même créer des questions en lien avec la matière oubliée, à vous poser la prochaine fois que vous étudierez ce sujet. L’image ci-dessous montre l’exemple d’une technique parmi les plus populaires pour organiser sa feuille de note, mais rien n’empêche de la changer selon ses propres goûts ou besoins.
L’interrogation
Une autre manière de retenir ce qu’on apprend en entraînant notre cerveau, c’est l’interrogation. Comme son nom l’indique, le concept est de répondre à des questions qui nous sont posées par quelqu’un ou quelque chose, que ce soit avec ou sans cahier.
Il y a plusieurs moyens de s’y prendre; cela peut se faire en demandant à un ami ou un parent de poser des questions oralement à partir du matériel de cours, mais aussi à l’aide d’exercices sur le sujet à l’étude. C’est donc important de prêter attention au professeur lorsqu’il dit qu’un numéro est similaire à un examen arrivant bientôt; il sera donc primordial de comparer sa réponse à l’exercice au corrigé, pour s’assurer d’être prêt une fois rendu au jour J. Cela marche aussi avec des exercices déjà réalisés dans le passé; il faut juste cacher la réponse déjà inscrite avec sa main ou une feuille de papier. Comme dans la méthode du blurting, créer seul des questions auxquelles répondre soi-même peut également fonctionner et est une bonne solution lorsqu’il n’y a pas de personnes disponibles ou d’exercices à proximité.
Pomodoro
Élaborée par Francesco Cirillo vers la fin des années 1980, la technique Pomodoro (qui signifie tomate en italien, inspirée d’un minuteur de cuisine ayant la forme de ce fruit) est une méthode de gestion du temps qui peut s’avérer très pratique pour les étudiants. Elle consiste à insérer des pauses entre chaque période de travail, dépendamment du temps que vous avez investi dans celle-ci. Par exemple, si une personne travaille pendant une durée de 25 minutes, la pause durera 5 minutes, et après environ quatre sessions de Pomodoro, il faut s’autoriser une pause plus longue (20 à 25 minutes). En effectuant ses tâches ainsi, l’utilisateur favorise son agilité intellectuelle et sa concentration, puisque la gratification psychologique qu’on obtient ne se base pas sur la quantité d’ouvrage accompli, mais plutôt sur le respect des temps imposés par le Pomodoro. De plus, beaucoup de variantes du Pomodoro existent pour satisfaire tous les besoins. Tout dépendamment de la charge de travail ou de la personne que nous sommes, il faut se rappeler que certains ont notamment besoin de plus de temps de travail ou de pauses : heureusement, que ce soit sur des sites Internet ou des applications faites pour cette méthode, vous pouvez vous-même sélectionner le temps et parfois même la musique que vous désirez.
Pauses
Cette dernière stratégie peut paraître surprenante pour certains, mais une des clés pour un bon climat de travail est de ne surtout pas oublier de prendre des pauses! Pas seulement lors des sessions d’études avec Pomodoro, mais dans la vie quotidienne. La ligne est parfois mince entre un élève qui s’applique bien et un élève qui s’applique trop: il faut concilier le temps consacré à l’école avec le temps consacré à soi-même. Un bon équilibre entre ces deux choses diminue les risques d’épuisement mental ou professionnel, en plus de soutenir une meilleure santé mentale. Pendant ses temps libres, participer à des activités en lien avec vos intérêts pourrait vous permettre de développer de nouvelles compétences autres que la performance académique, en plus de vous aider peut-être même à trouver une passion qui vous distinguera des autres.
En conclusion, nombreuses sont les tactiques pouvant vous aider à rester sur la bonne voie cette année scolaire, et si vous n’avez pas encore trouvé celle qui marche avec vous dans ce texte, beaucoup de ressources existent à l’école, en ligne ou dans des livres, ce n’est qu’une question de temps avant de trouver celles qui conviendront à vos exigences. Ne lâchez pas, on a la moitié de fait!
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BIBLIOGRAPHIE
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NG, Faye. how to STUDY FOR AN EXAM in 3 days and SCORE A+ (exam hacks you didn’t know) (23 juillet 2021), [vidéo]. Repérée à: https://youtu.be/MqemTTNGC5E?si=HJDePUNZag8cFVgP le 1er janvier 2024.
AMERICAIN PSYCHOLOGICAL ASSOCIATION. The testing effect in free recall is associated with enhanced organizational processes,
Tout le monde a des rêves et des objectifs qu’il souhaite réaliser et tout le monde peut les accomplir. La preuve, c’est qu’ici même, à De Rochebelle, plusieurs élèves ont réalisé ou réalisent à l’heure actuelle des projets de grande ampleur.
C’est le cas de Anna Roy qui, en août, n’a ni plus ni moins que lancé une fusée dû nom de NYX-1. Elle a accepté de répondre à quelques questions.
Comment as-tu eu l’idée de lancer une fusée ?
Je suis passionnée d’espace et de physique ! Depuis quelques années, je m’informe sur les missions spatiales en cours et m’intéresse aux lancements de satellites et de télescopes. D’ailleurs, mon métier de rêve est de devenir ingénieure en aérospatiale. Lorsque j’ai dû choisir mon projet personnel (fait en 5 secondaires par les élèves de PEI), il allait de soi que je concilie mes passions. En m’informant, j’ai regardé des vidéos de gens qui lançaient des fusées miniatures. J’ai été très excitée par l’idée de faire décoller ma première fusée, je me suis donc lancée à pieds joints dans ce projet !
Quand as-tu eu cette idée pour la première fois?
Mon projet s’est développé en plusieurs étapes. Au début du processus du projet personnel, je pensais écrire un livre ou un essai sur les trous noirs, que je trouve passionnants. Pourtant, en allant voir les projets de la cohorte précédant la mienne, j’ai réalisé que ceux qui m’animaient le plus avaient nécessité du travail manuel. En voulant concilier espace et conception d’un produit, j’ai pensé à la confection de ma propre fusée.
Pour toi, quand est-ce passé de simple idée à réel projet ? Quelle a été la «première marche» menant à la réalisation de ce projet?
Dans mon cas, l’idée que j’avais est passée à un réel projet lorsque j’en ai discuté avec mes parents. En leur expliquant ce que je comptais faire, j’ai réalisé le défi que la construction de ma fusée allait représenter. C’est à ce moment que je me suis directement mise en mode recherche de solutions pour mener à bien mon objectif. La première marche menant à la réalisation de celui-ci a été la recherche. J’ai d’abord déterminé si c’était un projet réalisable, puis j’ai établi un portrait d’ensemble de toutes les tâches que j’allais devoir accomplir.
Lors du processus de réalisation, quels ont été les moments les plus difficiles pour toi? Et quels ont été les meilleurs moments?
Les moments les plus difficiles ont été ceux où j’étais livrée à moi-même. Par souci de temps, j’ai dû commencer mon projet pendant l’été, car les derniers lancements de fusée disponibles étaient à la mi-octobre. Ainsi, je n’ai pas eu de superviseur de projet personnel à mes côtés durant la conception. Comme personne dans mon entourage n’était en mesure de m’aider sur des questions techniques, j’ai été souvent sans personne pour me conseiller, ce qui m’a prise par surprise sur des questions de délai par exemple. Heureusement, ma famille a été très proactive pour m’aider à porter mon projet à bon port et me supporter dans les défis que je rencontrais. Les meilleurs moments sont à chaque étape de construction. Comme j’avais des plans bien détaillés, j’ai rendu la construction de la fusée très simple. Ainsi, après chaque pièce collée ou trou percé, j’étais surprise et extrêmement épatée que mon travail porte ses fruits. À coup sûr, le moment que je me rappellerai le plus sera le lancement. En plus d’être le premier lancement auquel j’assistais, il s’agissait de ma fusée que l’on regardait partir vers le ciel. J’étais donc impressionnée et fière du travail que j’avais accompli.
As-tu des conseils pour tous ceux qui ont des objectifs similaires ?
L’apprentissage le plus important que j’ai fait lors de la réalisation de mon projet est de toujours accepter l’aide qui est offerte avec positivisme. En effet, à la journée de mon lancement, j’avais placé les composantes de la fusée (parachutes, corde de choc, etc.) sans savoir exactement comment faire. Au moment de l’inspection pré-vol, un des vétérans du club m’a prévenu des futurs problèmes que pourrait amener la configuration que j’avais adoptée. J’étais un peu frustrée de ne pas avoir une fusée parfaite dès le départ, mais je l’ai tout de même modifiée en souriant. En plus d’obtenir une fusée sécuritaire, je me suis fait une nouvelle connaissance avec qui je communique encore aujourd’hui lorsque j’ai des questions pour ma prochaine fusée. Bref, accepter mes erreurs et les corriger avec positivisme m’a permis de me concentrer sur la réussite de mon projet, et surtout d’augmenter le plaisir que j’avais à le réaliser.
Un dernier mot?
Il n’y a aucune limite, même les étoiles sont atteignables!
*Message important, je recherche des élèves pour d’éventuelles entrevues*
Si vous ou l’un de vos proches a un projet ambitieux dont il souhaite parler, n’hésitez pas à me contacter sur Outlook à l’adresse cantinn@cssdd.ca , ou sur Instagram sur le compte noemie_cantin. Que vous fassiez des spectacles, que vous vendiez vos produits (faits à la main, évidemment) ou que vous réalisiez d’autres projets, tout vaut la peine d’être raconté!
(Votre niveau scolaire n’a aucune importance, que vous soyez en 1,2,3,4 ou 5e secondaire, vos projets m’intéressent.)
Journal étudiant de l'école secondaire De Rochebelle
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