Saviez-vous que le cours d’Éthique et culture religieuse actuel sera remplacé dès l’an prochain par un nouveau cours intitulé : Culture et citoyenneté québécoise ?
L’an passé, le gouvernement provincial a annoncé la création d’un nouveau programme de niveau primaire et secondaire centré sur la préparation à l’exercice de la citoyenneté québécoise, la reconnaissance de soi et de l’autre ainsi que la poursuite du bien commun. De manière plus concrète, en quoi consistera ce cours qui sera enseigné dès septembre prochain à De Rochebelle ?
Un programme provisoire publié en août dernier à l’intention des écoles participantes au projet pilote nous donne un aperçu du contenu du cours. Les aspects abordés sont divisés selon les niveaux scolaires.
Première année du secondaire
Le cours de Culture et citoyenneté québécoise (CCQ) de première année du secondaire aborde deux thèmes principaux : Identités et appartenance ainsi que Vie collective et espace public.
Comme l’indique son nom, le premier thème traitera principalement d’identité personnelle, de socialisation, et de l’interaction entre les deux. Il sera question de l’importance des relations avec son environnement social dans la formation de son identité. On parle donc de vecteurs identitaires (origine sociale et culturelle, genre, âge), de rôles sociaux, de cultures, de conformisme, d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Ce thème traite donc plus que l’identité individuelle.
Pour sa part, Vie collective et espace public abordera le sujet de l’identité collective. Parmi les sujets au programme, il sera notamment question d’institutions publiques communes, d’héritage culturel (premiers peuples, héritages français et britannique, catholicisme, laïcité, etc.) et de diversité ethnoculturelle, religieuse, linguistique et socioéconomique.
Deuxième année du secondaire
En deuxième année du secondaire, les thèmes discutés sont Autonomie et interdépendance et Démocratie et ordre social.
Dans le thème Autonomie et interdépendance, il sera question d’entraide, de division du travail, de liens intergénérationnels, de consentement et d’autodétermination.
L’aspect Démocratie et ordre social abordera plutôt les principes démocratiques, le fonctionnement des systèmes politiques canadiens, québécois et autochtones, les droits collectifs et individuels ainsi que les responsabilités citoyennes.
Troisième année du secondaire
En troisième année du secondaire, il n’y aura pas de cours de Culture et citoyenneté québécoise.
Quatrième année du secondaire
En quatrième année, de nombreux thèmes seront abordés dans le cadre du cours de CCQ : Relations et bienveillance, Justice et droits, Culture et productions symboliques, Technologies et défis de l’avenir.
Relations et bienveillance traitera d’intimité, de respect de soi, de relations égalitaires, d’écologisme, de souci de l’autre, d’hostilité en ligne et d’authenticité. Ce thème est une suite directe des thèmes Identités et appartenance et Autonomie et interdépendance de première et deuxième année du secondaire. Il y est donc question de relations avec les autres.
Dans le thème Justice et droits, les élèves en apprendront plus sur les principes et les types de justice, la discrimination, les recours juridiques, les tribunaux, la Charte des droits et libertés, le consentement, le Code civil, le code criminel, la violence conjugale et sexuelle.
Ensuite, dans Culture et productions symboliques, il sera question de tout ce qui a trait aux cultures : culture matérielle et immatérielle, culture classique et culture scolaire, culture populaire et culture de masse, culture alternative, culture religieuse et diversité culturelle. On parlera aussi d’acculturation et d’hybridation culturelle.
Le dernier thème étudié en quatrième secondaire est Technologies et défis de l’avenir. On y parlera de biotechnologie, de transhumanisme et de post-humanisme, de réalité virtuelle, d’algorithmes, de technocritique et de technophilie. Ce thème était déjà abordé de manière similaire dans le cours d’Éthique et culture religieuse de quatrième secondaire.
Cinquième année du secondaire
En cinquième secondaire, les deux thèmes étudiés en CCQ seront Quête de sens et visions du monde, et Groupes sociaux et rapports de pouvoir.
Dans le premier, on parlera de questions philosophiques existentielles, d’expériences marquantes, de relations interpersonnelles et amoureuses, de rites de passages, d’engagement social, de religions et spiritualité et d’idéologies. Le programme provisoire fourni par le gouvernement mentionne que l’objectif de ce thème n’est pas de présenter une vision du monde unique ou de présenter une réponse objective aux questions qui y sont posées, mais plutôt d’inciter à la réflexion.
Finalement, le dernier thème de cinquième secondaire est Groupes sociaux et rapports de pouvoir. Les sujets qui y seront abordés sont le sexisme, le racisme, le colonialisme, les inégalités socioéconomiques, l’homophobie, l’exploitation, les violences, les politiques
publiques égalitaires, les pratiques égalitaires, les réconciliations, le féminisme, le syndicalisme, le décolonialisme, l’antiracisme et le mouvement LGBTQ+.
Éducation à la sexualité
Tout au long du programme de CCQ, en plus des thèmes présentés ci-haut, celui de l’éducation à la sexualité sera abordé en classe. De nombreux sujets y seront discutés comme vous pourrez le voir plus en détail dans le programme provisoire. Pour en savoir plus, vous pouvez le consulter à l’adresse suivante :
La musique nous suit depuis des millions d’années. La première note qui a été jouée remonte à -2000 ans avant J.C. On utilisait déjà la lyre, la harpe et l’aulos. Encore aujourd’hui, la musique nous suit partout et fait partie de notre quotidien.
L’utilisation dans les magasins
Lorsque nous marchons dans les magasins il y a toujours une musique de fond qui joue. Elle est non seulement utilisée pour briser le silence mais aussi pour motiver les employés. Une étude réalisée en 2014 a démontré que 96 % des employés disent apprécier la diffusion d’une ambiance musicale sur leur lieu de travail . Certaines recherches ont démontré que l’odorat et l’ambiance nous poussent à faire des achats plus compulsifs lorsque les stimulations sont en accord avec nos goûts.
Son effet sur la société
La musique est un art très rassembleur. Elle permet de s’ouvrir sur le monde et influence aussi la réussite scolaire. Lors de situations difficiles comme le COVID, la musique a été importante, car c’était un moyen de dire : « ça va bien aller » et de mettre de la joie dans la vie des gens. Pendant la pandémie, Spotify a recensé une augmentation de 1400 % des listes de lecture sur le thème du travail à domicile.
L’effet sur le corps humain
Lorsque nous entendons de la musique classique ou douce, notre rythme cardiaque ralentit et notre tension artérielle diminue Ça fait aussi baisser nos hormones de stress, notre respiration devient plus profonde, lente et régulière.
Pourquoi notre cerveau aime-t-il la musique? Tout simplement parce que la musique provoque des réactions chimiques au cerveau. La dopamine et les endorphines, qui sont des substances associées au plaisir et à la récompense, sont sécrétées en masse, ce qui entraîne conséquemment un certain plaisir au moment de l’écoute.
Musique dans les différentes cultures québécoises
Au Québec, à une certaine époque, la musique était au cœur des soirées de Noël et des veillées où on jouait des rigodons. Tout le monde allait chez le violoneux, car c’était la seule personne qui pouvait jouer de la musique et cela permettait de voir les gens en dehors de l’église.
Dans les communautés autochtones, la musique se joue dans les pow wow, une fête qu’on célèbre pour se retrouver entre amis et en famille après de longues périodes d’absence ou pour souligner les exploits d’un guerrier. Cette musique est utilisée comme une sorte d’hymne national pour la communauté ou la nation organisatrice. Elle est composée de chants accompagnés par des tambours faits à la main.
Une méthode thérapeutique avec de multiples bienfaits qui devrait être utilisée plus souvent, telle est la bonne manière de décrire la zoothérapie
Qu’est-ce que la zoothérapie
La zoothérapie est une forme de thérapie impliquant des animaux. Elle a pour but d’aider les personnes atteintes de problèmes de santé mentale, émotionnelle ou physique. La zoothérapie est aussi connue sous le nom de thérapie assistée par l’animal. Le thérapeute sera en mesure d’offrir la consultation nécessaire au patient avec l’aide d’un animal. La zoothérapie est souvent utilisée auprès de patients souffrant de dépression, d’anxiété, d’un trouble de la personnalité, d’un trouble de développement, d’un trouble cognitif et de différents traumatismes. Le but de la zoothérapie est de créer un lien entre le patient et l’animal afin d’apporter différents bienfaits à la personne. On y retrouve plusieurs sortes d’animaux tels que des chiens, des chats, des lapins, des hamsters et plus encore. La variété d’animaux ne cesse de croître. Toutefois, il ne faut pas confondre la zoothérapie avec les activités assistées par l’animal puisqu’il s’agit de deux concepts distincts. La zoothérapie utilise des animaux afin d’aider les gens à surmonter leurs difficultés émotionnelles, physiques et psychologiques pour améliorer leur bien-être. Bien évidemment, elle est utilisée en complément avec la thérapie traditionnelle. Tandis que les activités assistées par l’animal se résument à l’utilisation des animaux pour assister les personnes dans des activités quotidiennes comme la participation à des programmes de réadaptation physique ou des programmes pour des personnes souffrant de troubles comme l’autisme. Ces activités n’ont pas toujours d’objectifs thérapeutiques spécifiques. Elles sont plutôt destinées à éduquer, motiver et divertir.
Bienfaits de la zoothérapie
Les bénéfices qu’apporte la thérapie assistée par l’animal diffèrent selon les individus puisque chacun a ses particularités, mais il reste que les avantages sont nombreux. On remarque souvent auprès des patients une réduction du stress, une perception plus optimiste de la vie, une meilleure récupération postopératoire, une diminution de la pression artérielle, une meilleure socialisation, de la faciliter à relaxer, etc. L’animal apporte un effet apaisant et réconfortant à la personne et améliore souvent l’humeur. Cela peut aider à calmer la crainte des patients face à des procédures médicales comme des vaccins. De plus, de nombreuses études scientifiques ont démontré que la zoothérapie contribue à augmenter l’estime de soi ainsi qu’à combler les besoins psychologiques et émotionnels comme être aimé inconditionnellement et se sentir utile. La grande majorité des personnes éprouvent une sympathie spontanée envers les animaux, sans oublier que la thérapie assistée par l’animal peut aider à surmonter un obstacle difficile comme un deuil ou à briser l’isolement. De plus, l’utilisation d’un animal lors d’une session de groupe favorise l’interaction des participants. Il ne faut pas négliger les bienfaits que les animaux peuvent apporter aux personnes âgées vivant seules ou souffrant de dépression. Effectivement, lors de la pandémie, plusieurs personnes âgées se sont vues privées de tout contact social. Les séances avec les animaux ont prouvé que ça pouvait réduire les symptômes de solitude et de stress chez les patients tout en améliorant leur qualité de vie. La thérapie assistée par l’animal permet aussi d’améliorer la qualité de vie des personnes hospitalisées, des personnes atteintes de démence, d’Alzheimer, de schizophrénie, d’handicaps, de maladies chroniques et bien plus.
Qu’est-ce qui dure réellement dans notre monde? C’est la question que je me pose lorsque j’observe les enjeux mondiaux qui agitent notre planète. Ainsi, je vous propose une critique littéraire, par rapport aux valeurs sociales, d’un livre que j’ai lu récemment: Entre chiens et loups.
Nous sommes dans un monde où l’égalité de couleur est impossible. Un monde où les Noirs, les Primas, sont riches, prospères, puissants et où les Blancs, les Nihils, sont dénigrés, méprisés. Perséphone Hadley (Sephy), 14 ans, fait partie de la haute classe. Sa naïveté et sa détermination sont admirables. Même si elle est prête à secourir n’importe qui, sa famille respecte impérativement les standards sociaux. Même que son père, ministre de l’Intérieur, travaille pour agrandir l’abîme entre Primas et Nihils. Callum McGrégor, le meilleur ami de Sephy, ne rentre certainement pas dans le moule que la société lui impose. Il a presque deux ans de plus qu’elle, est intelligent, sensible, mais suffoque sous la discrimination qui règne. Hésitant à agir, McGrégor laisse la haine s’accumuler au fond de lui, bouillir. C’est dans ce monde noir d’inégalités que grandissent nos deux héros. C’est dans ce monde blanc d’indécence que leur amour rose se développe. Et ce monde foncé est peinturé avec une palette unicolore…
Enjeux identifiés
Tout d’abord, le lecteur observe la défaillance dans le système gouvernemental qui influence l’opinion publique. En effet, lorsque les premiers Nihils (dont Callum) entrent au réputé collège pour Noirs Heathcroft, plusieurs émeutes ont lieu, des massacres surviennent et les autorités racistes interviennent. Habituellement, les Blancs ont droit à une éducation moindre, peu financée. Sephy, bouleversée par ces agissements, s’acharne à la protection de son ami, mais elle est maltraitée à son tour. De plus, Kammal, son père, est soucieux uniquement de sa crédibilité donc l’atmosphère familiale est sans amour et devient un outil d’apparence. Pour ce qui est de Callum, le désir violent de son père et de son frère pour la vengeance l’influence et détruit petit à petit le pacifisme maternel. En parallèle, la Milice de la Libération est un groupe nihil terroriste qui se bat pour l’égalité de son peuple. Elle perçoit les Primas comme des meurtriers alors que ce n’est peut-être qu’une manière d’oublier leurs meurtres qui les dégoûtent eux-mêmes. Un baiser qui aveugle notre passé, une bouteille qui apaise notre douleur ou une arme qui évacue notre rage. Ces actions permettent de réaliser les injustices qui régissent la société. Par exemple, l’interdiction d’aimer ou de se défendre amène la culpabilité de son identité. En effet, puisqu’ils sont différents, la relation entre Sephy et Callum, considérée comme scandaleuse, solidifie plusieurs rivalités qui l’empoisonne, accroissant le sentiment de haine, amenant la compétition. Pour lui, un Prima ne peut être malheureux. Ainsi, il généralise leur hostilité, ce qui affecte même Sephy, restée apathique face à cette souffrance. Riches de leurs expériences, les jeunes apprivoisent leur horrible réalité, esquivant la mort qui les a peut-être déjà atteints.
Selon moi, ce livre, bien que sensible, traite d’enjeux racistes gouvernementaux et familiaux auxquels il est pertinent de réfléchir. En effet, nous nous sensibilisons à la diversité mondiale tout en comparant le racisme «inversé» par rapport à certains pays comme l’Afrique du Sud ou les États-Unis. Les mots sont bien choisis pour la description et permettent ainsi une vision objective. Le lecteur analyse les sentiments contradictoires des personnages face à leur destin et comprend la douleur des deux côtés de la médaille. Je pense d’ailleurs que c’est ce qui rend l’histoire si réaliste, originale. La richesse ne crée pas le bonheur, l’égalité le crée. De plus, chaque page ajoute une émotion, un événement ou un éclat qui fait grandir l’histoire. Le tout premier élément est la couverture qui présente la moitié des visages des deux personnages principaux. Selon mon interprétation, il est démontré qu’ils ont chacun besoin de l’autre pour être un entier. Leur différence est complémentaire. D’un autre côté, j’observe la ligne qui les sépare, comme pour les éloigner. À première vue, cette dangereuse divergence est déjà perceptible. De plus, le titre significatif est mis en valeur. «Entre chiens et loups» est une expression signifiant que dans l’obscurité, on ne peut pas discerner totalement les choses. Quelles sont les réelles intentions de nos personnages? Est-ce de l’amour ou de la haine? Pourquoi catégoriser la population? Comment différencier le bien du mal? C’est ce que vous découvrirez si vous lisez ce bijou littéraire enrichissant…
En conclusion, devant les injustices ravageant notre société, je constate que peut-être rien ne va vraiment durer. Par contre, Entre chiens et loups, livre que je vous propose, permet de voir l’espoir sous un angle plus artistique.
BIBLIOGRAPHIE
BLACKMAN, Malorie. Entre chiens et loups,Toulouse, Les Éditions de Milan, 2005, 396 p. (Entre chiens et loups)
Depuis des siècles déjà, de nombreuses militantes féministes luttent au quotidien pour la reconnaissance de leurs droits. En l’honneur de la journée internationale des femmes, le 8 mars, voici quatre courtes biographies de féministes québécoises qui méritent notre attention.
Dorimène Desjardins (1858-1932)
Dorimène Desjardins a été élevée dans une famille malchanceuse comme tant d’autres. En effet, 2 de ses frères sont décédés au cours de leur enfance à cause des nombreuses épidémies qui sévissaient à l’époque. Toutefois, le destin qui attendait Dorimène était différent. Dorimène est une femme brillante. Elle complète ses études au couvent de Notre-Dame-de-Toutes-Grâces, à Lévis. Ensuite elle épouse Alphonse Desjardins. Peu de temps après avoir accueilli leur 10ème enfant, le mari de Dorimène décroche un poste de sténographe au parlement d’Ottawa. Au grand désarroi de Dorimène, le nouveau boulot de son époux le force à s’éloigner de plus en plus de sa famille. Pendant que son mari tape des symboles sur sa machine à écrire, sa femme se retrouve seule avec sa famille et les finances de la maison. Elle gère le tout avec brio.
Le 6 décembre 1900, Alphonse et Dorimène fondent ensemble la toute première caisse populaire de l’Amérique du Nord connue sous le nom de Caisse Populaire de Lévis. Cette caisse est en quelque sorte l’ancêtre des Caisses Desjardins. Grâce à celle-ci, les Québécois auront dorénavant leur compte bancaire. Cependant, dû à l’absence d’employés et de son mari, Dorimène gère elle-même leurs 163 caisses pendant des années sans toutefois bénéficier de la reconnaissance qu’elle méritait. En effet, Dorimène travaille dans l’ombre de son mari. Elle s’exécute au nom d’Alphonse avec pour seule gratitude un piètre salaire largement insuffisant par rapport à la tâche exécutée. Rapidement, cette femme en inspire d’autres. Dorimène envoie un message de persévérance et incite d’autres femmes à travailler même si ce n’est point valorisé à l’époque.
Marie Lacoste Gérin-Lajoie (1867-1945)
Marie Lacoste a porté plusieurs chapeaux au cours de son existence, notamment ceux d’auteure, de militante féministe, d’éducatrice et de maman. Issue d’une famille favorisée et investie intellectuellement, Marie n’a pas eu d’autre choix que de s’instruire par elle-même après avoir réalisé ses études au Couvent d’Hochelaga, et ce à 15 ans seulement. À cette époque, le parcours scolaire s’arrête pour la plupart des femmes puisque la totalité des universités francophones catholiques n’accueillent que les hommes.
Elle puise tout son savoir dans les livres de la bibliothèque de son père, Alexandre Lacoste, avocat et professeur de droit très réputé. Dans ces années, une loi familiale décrète que l’homme est chargé de sa famille et que lui seul peut prendre les décisions qui la concerne. Marie a envie de progresser. Elle milite pour la Commission des droits civils de la femme au Québec avec acharnement. En 1931, elle parvient à faire modifier un article du Code civil du Québec. Les femmes qui ont un emploi disposeront désormais librement de leur paie.
De 1902 à 1932, elle publie son Traité de droit usuel et les trois éditions suivantes. Ses livres connaissent un vif succès auprès des dirigeants politiques, des écoles et des groupes de féministes. En 1908, elle cofonde l’École d’enseignement supérieur. En 1907, accompagnée de Caroline Dessaulles-Béiques, Marie fonde également la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, un organisme qui représente les associations féministes. La militante est à la tête de l’organisme pendant 20 ans où elle enseigne aux femmes leur véritable place au sein de la société. Marie et sa fédération sont les pionnières de la milice pour le droit de vote des femmes au Québec, droit qui sera acquis en 1940. De nos jours, Marie Lacoste Gérin-Lajoie est reconnue comme l’une des premières féministes du Québec. Elle aura permis des avancées incontestables pour le droit de la femme au sein de la famille, de l’éducation et pour sa place dans le domaine professionnel.
Aujourd’hui, une salle de concert à l’Université du Québec porte son nom. En 2019, le ministère de la Culture et des Communications du Québec l’a qualifiée de personnage historique en l’honneur de tous les exploits qu’elle a accomplis. Marie a également élevé un petit prodige, sa fille Marie, baptisée du même nom que sa mère. Elle est la première femme diplômée détentrice d’un baccalauréat des arts au Québec. Cette femme a gradué à l’École d’enseignement supérieur, fondée auparavant par sa mère. Bref, ce duo mère- fille mérite grandement d’être honoré pour toutes les luttes qu’elles auront achevées et gagnées.
Irma LeVasseur (1877 – 1964)
Fille unique de Nazaire LeVasseur et Phédora Venner, Irma Levasseur naît le 20 janvier 1877. Dans son enfance, Irma voit mourir un de ses jeunes frère. Cet évènement marquant a sans doute eu un impact sur son futur, la poussant à devenir la première femme médecin canadienne-française et la fondatrice des hôpitaux Sainte-Justine de Montréal et l’Enfant-Jésus de Québec.
À 17 ans, elle s’inscrit à l’École de médecine de l’Université Saint-Paul au Minnesota où elle obtient son diplôme en 1900. Alors qu’elle vient à peine d’obtenir son droit de pratique dans sa province natale, faveur allouée par l’Assemblée législative, Irma se rend en Europe pour se spécialiser en pédiatrie. La jeune femme a effectivement toujours été déterminée à soigner les enfants; les plus vieux ne l’intéressent pas. Au fond, elle souhaite s’occuper des enfants de la façon dont ses deux frangins décédés auraient mérité de se faire soigner.
Elle retourne au Québec après sa formation alors que les cas de mortalité infantile montent en flèche dans la province. La tuberculose faisant des ravages, Irma LeVasseur entreprend des démarches pour inaugurer un hôpital spécialement pour les enfants. Ayant impliqué quelques personnes dans son projet telles Justine Lacoste-Beaubien et les docteurs Raoul Masson et Séverin Lachapelle, ils fondent l’hôpital Sainte-Justine de Montréal. Irma démissionne toutefois du bureau médical quelques mois plus tard, exclue de la direction pour des raisons qui restent inconnues. Elle aura donc quitté l’institution dont elle était pratiquement l’instigatrice principale, sans aucune explication.
Pendant quelques années, Irma se consacre à la pratique médicale outre-frontières où elle soigne des victimes d’épidémies en Serbie, lors de la première guerre mondiale. Le Dr Albiny Paquette qui est à ses côtés lors de cette mission souligne le courage, l’énergie inépuisable et la détermination de la jeune femme, d’ailleurs la seule du groupe. Elle travaille ensuite pour un hôpital militaire en France, puis pour la Croix-Rouge dans les années 1918.
En 1922, Irma LeVasseur décide de revenir dans sa ville natale où elle inaugure l’Hôpital de l’Enfant Jésus, destiné aux enfants, en collaboration avec les docteurs René Fortier et Édouard Samson. Pour une deuxième fois, elle est écartée de l’administration de l’établissement en raison de conflits qui éclatent. Sans se laisser abattre par ces injustices, elle prend alors l’initiative de fonder l’Hôpital des Enfants malades qu’elle dirigera seule, pour enfin prendre la place qu’elle mérite.
Irma LeVasseur décède le 18 janvier 1964, sans mari ni enfants. Elle aura consacré toute sa vie à celle des autres mais ne recevra rien de plus qu’une célébration en son honneur organisée par le Cercle des femmes universitaires du Québec. Le 8 mars 2019, plus de 50 ans après sa mort, Irma est enfin désignée personnage historique, titre qu’elle mérite plus qu’énormément.
Simonne Monet-Chartrand (1919-1993)
Syndicaliste, activiste, pacifiste, féministe, conférencière, rédactrice, maman de 7 enfants, tous ces titres décrivent à merveille la femme qu’était Simonne Monet-Chartrand. Née le 4 novembre 1919 à Montréal, elle grandit dans une famille aisée de classe moyenne. À sa majorité, elle adhère à la jeunesse étudiante chrétienne puis devient présidente des conseils d’administration au niveau provincial. C’est également là qu’elle rencontre Michel Chartrand qui deviendra son mari en 1942 malgré la non-approbation de ses parents.
Toute jeune, Simonne remarque les inégalités entre filles et garçons, notamment dans les sports et les loisirs. Lorsqu’elle se joint à la cause du féminisme en 1939, entre autres pour lutter contre l’interdiction du droit de vote des femmes, elle parvient enfin à avoir un impact sur une cause qui la révolte depuis longtemps. Tout au long de sa vie, elle milite pour d’autres enjeux importants tels que les droits des travailleurs et des syndicats, les droits de la personne et le pacifisme. Simonne aime prendre action et avoir une influence positive sur la société. C’est pourquoi elle fonde, aux côtés de Thérèse Casgrain, la Fédération des femmes du Québec et l’Institut Simone de Beauvoir de l’Université Concordia.
En plus de ses nombreuses apparitions à Radio-Canada en tant qu’intervenante et rédactrice, cette femme de convictions publie une grande quantité d’articles pour divers magazines. Elle tient à mettre des mots sur les injustices que subissent ses pairs au quotidien, ce qui explique la publication de plusieurs livres sur l’histoire des femmes, le sujet qui lui tient le plus à cœur.
Décédée le 18 janvier 1993 à Richelieu, Simonne Monet-Chartrand aura travaillé toute sa vie à faire évoluer les mentalités pour obtenir un Québec moderne où les femmes occupent la place qu’elles méritent. De nos jours, plusieurs lieux, rues et bâtiments portent son nom, comme notre chère salle Simonne qui honore ses actions !
Cet article ne représente pas la totalité des nombreuses féministes qui ont vécu et qui se sont battues au cours de l’histoire. Des centaines d’autres méritent notre attention : Madeleine Parent, Claire Kirkland-Casgrain, Elsie Reford, Isabelle Couc-Montour ou Léa Roback pour n’en citer que quelques unes.
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages de référence
BARBEAU-LAVALETTE, Anaïs. Nos héroïnes, Montréal, Éditions Marchand De Feuilles, 2018, 87 p. (Bourgeon)
Et si l’avenir n’était pas si inaccessible finalement? Pour en savoir plus, c’est ici !
Bélier
Ce mois-ci, ceux qui sont en couple vont apprendre à redécouvrir leur partenaire au détour de conversations riches. N’hésitez pas à solliciter un coup de main auprès de votre entourage pour vous ménager. Toute aide sera bienvenue. Sur le plan financier, il y aura quelques turbulences. Des choses non prévues viendront s’ajouter aux factures du mois. Difficile à entendre quand on fait attention et qu’on tente de faire quelques économies chaque mois. Néanmoins, pas de panique à bord, car vous parviendrez largement à couvrir ces quelques aléas du quotidien.
Taureau
Inutile de vous prendre la tête pour tout ce qui concerne l’amour ce mois-ci. Tout ira divinement bien. En couple, vous passerez des moments exceptionnels avec l’être aimé et vous serez plus amoureux que jamais. Si vous cherchez votre moitié, ce mois-ci vous sera véritablement favorable. Votre santé sera bonne, mais il faudra veiller à maintenir un mode de vie sain. On dit que l’argent ne fait pas le bonheur, mais qu’il y contribue, et ça, vous l’avez bien compris. Il va donc falloir faire des économies durant le prochain mois si vous souhaitez améliorer votre situation financière.
Gémeaux
N’hésitez pas à vous dévoiler et vous confier pour obtenir les appuis et soutiens nécessaires à votre cause. Un conseil : restez responsable et gardez la tête sur les épaules, cela vous évitera de regretter ensuite. Comme on dit souvent : mieux vaut vivre avec des regrets qu’avec des remords. Ne soyez pas si sûr de vous. Malgré votre vécu, il est toujours bon de pouvoir faire appel à une personne plus expérimentée que vous. Et parfois tirer parti des conseils des plus jeunes ou des plus novices. Sondez, questionnez, même sur des situations où vous avez des certitudes. Parfois, se faire confirmer l’évidence a un côté rassurant, et vous avez besoin malgré tout de chasser vos doutes.
Cancers
Pour les couples, c’est un peu les montagnes russes ce mois-ci. Vous êtes très amoureux un jour, puis vous vous disputez le lendemain. Certains événements jouent sur votre humeur et vous vous déchargez sur votre partenaire. Il vous suffit de mieux communiquer ce que vous ressentez pour passer cette période sans encombres. C’est une excellente idée qui vous aidera à voir plus clair sur le futur de votre vie amoureuse. N’ayez crainte, le changement n’est pas toujours quelque chose de négatif. Au contraire, c’est l’occasion de monter de nouveaux projets et de prouver qu’avec votre expérience…
Lions
Vous, en couple, vous chercherez à consolider votre relation par tous les moyens. Fixez-vous des dates pour entreprendre de nouvelles expériences ensemble, mais pensez aussi à passer du temps chacun séparément. Pourquoi ne pas renouer avec la sieste ? Un coup de mou et vous sentez que vous êtes irritable. Ne laissez pas le stress
et la fatigue s’installer. Couchez-vous plus tôt. Voilà qui va contribuer à améliorer votre forme. Le temps est venu de vous reposer et de vous concentrer sur vos propres besoins et envies. Vous avez besoin de vous nourrir l’esprit. Optez pour des activités culturelles, allez visiter des expositions, lisez des ouvrages inspirants, regardez des films ou adonnez-vous à une passion artistique.
Vierge
Vous serez amené à réviser vos certitudes sur des concepts importants tels que la vie de famille ou la réussite. Vous avez tendance à dépenser sans compter lorsque vous vous rendez en ville et repartez avec des achats pas forcément utiles. Si le shopping vous rend de bonne humeur, il n’est pas certain qu’il en soit de même pour votre banquier. Essayez de ne plus acheter sur un coup de tête et réfléchissez à deux fois avant de passer à la caisse. Votre compte en banque ne s’en portera que mieux.
Balance
Si vous êtes célibataire, votre résolution de profiter de votre célibat pourrait être perturbée par une rencontre inattendue. Il pourrait s’agir d’une passion charnelle mêlée de romance qui vous mettra face à LA question : que souhaitez-vous vraiment? Ne vous laissez pas envahir par les idées négatives et évitez de passer trop de temps à réfléchir, cela ne vous aidera pas à aller mieux. Vous avez un besoin urgent de légèreté. En fonction de vos envies, prenez une bonne bouffée d’oxygène en visionnant votre comédie préférée ou optez pour une virée en ville avec vos amis les plus drôles.
Scorpion
Nouveau mois, nouvelle saison des amours. Vous n’avez pas la tête à l’amour et préférez vos relations amicales pour l’instant. Vous avez besoin de vous ressourcer et de prendre du temps pour vous. Grâce à un regain de créativité, vous mettrez en place des projets ambitieux et novateurs. Vous ne serez pas seul dans cette aventure, à condition de vous entourer de personnes de confiance. Vous avez de la chance. Nul besoin de dépenser dans des jeux d’argent et de hasard pour le prouver. Vous aurez prochainement de bonnes surprises sur le plan financier.
Sagittaire
La santé est le plus précieux des trésors. Vous en avez conscience. Continuez d’en prendre soin comme vous le faite déjà. Profitez du plein-air pour vous aérer l’esprit et pour faire une activité physique. Cela vous aidera à rester en forme physiquement, mais aussi psychologiquement. Si vous constatez une petite baisse de moral au cours des prochaines semaines, chassez la grisaille en allant faire du shopping ou en rencontrant des proches. Votre vie sociale est toujours source de joie et de légèreté. Alors, profitez-en et multipliez les sorties. Pour les couples, c’est un peu les montagnes russes ce mois-ci. Vous êtes très amoureux un jour, puis vous vous disputez le lendemain. Certains événements jouent sur votre humeur et vous vous déchargez sur votre partenaire. Il vous suffit de mieux communiquer ce que vous ressentez pour passer cette période sans encombres.
Capricorne
Vous rêvez d’une histoire comme dans les films romantiques. Un conseil : ne rêvez pas de votre vie et de vos idéaux, car vous risquez de passer à côté de la perle rare. On peut évidemment garder certaines exigences, mais ne fixez pas la barre trop haut. Excellente santé, exception faite d’une certaine nervosité. Celle-ci consumera une énergie que vous pourriez dépenser de manière bien plus positive. Apprendre à la canaliser en pratiquant des exercices de respiration ou en vous dépensant améliorera grandement votre quotidien. Apprenez également à prendre un peu de recul face aux situations stressantes.
Verseau
Si vous constatez une petite baisse de moral au cours des prochaines semaines, chassez la grisaille en allant faire du shopping ou en rencontrant des proches. Votre vie sociale est toujours source de joie et de légèreté. Alors profitez-en et multipliez les sorties. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas ce mois-ci. On semble vous mettre des bâtons dans les roues et cela vous stresse. Ne vous en faites pas, la vie est faite de hauts et de bas, mais rien d’insurmontable. Croyez en vous, car vous réussirez à passer par-dessus ces difficultés. C’est dans la difficulté que l’on s’accomplit.
Poissons
Réservez vos soirées et vos week-ends pour votre partenaire et organisez des moments complices, des activités inhabituelles. Vous avez tendance à vous laisser porter par le courant alors que vous pouvez agir pour changer votre destin. Les planètes vous incitent à vous pencher un peu sur votre monde intérieur pour que vous preniez conscience de toute votre richesse, mais vous opposez de la résistance. Les rentrées d’argent seront bonnes, mais vous aurez tendance à dépenser plus en conséquence. Pourtant, il serait judicieux de profiter de ce mois plutôt favorable sur le plan économique pour économiser. En mettant de l’ordre dans vos finances, vous parviendrez à trouver un équilibre entre la raison et les petits plaisirs.
Le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes fut la Nouvelle-Zélande en 1893. Depuis, l’humanité a évoluée et même si l’égalité homme-femme est loin d’être parfaite, plusieurs pays célèbrent annuellement les droits féminins.
L’histoire de la Journée internationale des droits de la femme
Ce serait un mensonge d’affirmer que la Journée internationale des droits de la femme est le résultat d’un seul évènement. Après tout, les femmes ont dû être remarquablement patientes avant d’acquérir un semblant d’égalité aux hommes. Alors, qu’est-ce qui a mené à la célébration du 8 mars? L’une des dates à retenir est 1910. C’est cette année-là, à Copenhague, qu’a eu lieu la Deuxième conférence de l’Internationale des femmes socialistes. Durant la soirée, Clara Zetkin pose des gestes particulièrement remarquables. L’Allemande a une idée précise et grâce à elle la décision de consacrer une journée à la lutte pour les droits des femmes est prise. Engendrée par les actions posées lors de cette même rencontre, la première journée intitulée « Journée internationale des femmes » a lieu un an plus tard, le 19 mars 1911. Plus d’un million de personnes (femmes et hommes), fêtent cette journée en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse. Une autre contribution notable à la célébration que l’on connaît aujourd’hui est le « Women’s day » aux États-Unis. Cette journée est issue d’une manifestation pour le droit de vote des femmes. Un comité nommé « Comité national de la femme du Parti socialiste « officialise cette journée et l’organise une fois par an de 1909 à 1914. Essentiellement, ces deux événements mènent à la Journée internationale des droits de la femme que l’on connaît aujourd’hui. Le choix du 8 mars pour la célébration provient d’une grève des ouvrières à Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), le dernier dimanche de février en 1917. La Russie utilisait alors le calendrier julien. Avec le calendrier grégorien, cette date correspond au 8 mars.
L’origine du Mois de l’histoire des femmes
En vérité, le Mois de l’histoire des femmes au Canada se déroule durant le mois d’octobre. Toutefois, étant énormément mis de l’avant sur les différents réseaux, le mois de l’histoire des femmes aux États-Unis (du 1 au 31 mars) est le plus reconnu et célébré dans le monde. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le mois de l’histoire des femmes est beaucoup plus récent que la Journée internationale de la femme. En fait, il a été célébré pour la première fois en tant que Semaine de l’histoire de la femme et s’est déroulé du 2 au 8 mars. Suite aux efforts ardus de l’organisation à but non-lucratif National Women’s History Alliance, le gouvernement américain a reconnu le mois complet comme une fête nationale en 1998. Bref, que ce soit en mars, en octobre ou durant un autre mois, l’important c’est de souligner la force et les efforts des femmes à travers l’histoire.
Plusieurs tragédies sont arrivées depuis quelques années et celles concernant les enfants restent les plus difficiles à surmonter.
Ce qui s’est passé
Mercredi le 8 février 2023 vers 8h30, il s’est produit une tragédie. Un autobus de la société de transport de Laval conduit par un homme dans la cinquantaine fonce sur une garderie éducative de St-Rose. Ce drame qui touche tout le Québec de près ou de loin a malheureusement fait 8 victimes qui ont été transportées à l’hôpital: 7 enfants âgés de 4 ou 5 ans ainsi qu’une éducatrice adulte. Deux des enfants. sont décédés Les autres ont subi des blessures et des traumatismes mais on ne craint pas pour leur vie. L’autobus a été entièrement retiré de la garderie vers 22h cette même journée.
Les causes
Selon les personnes qui étaient sur place, l’homme qui conduisait l’autobus avait un passé de troubles mentaux mais était sans suivi de soins psychologiques et ce matin là, il était probablementt en crise. Les informations sont cependant restées confidentielles et la réelle raison qui a poussé cet homme à commettre cette action reste inconnue. Selon le ministre Lionel Carmant, cette situation porte à réfléchir sur le système de santé qui accueillerait environ seulement 50% des personnes qui auraient besoin de soins psychologiques. Ce problème dans la société amène à reproduire des tragédies comme celle-ci, toujours selon M. Carmant. Il aimerait trouver un moyen de démasquer ceux qui vivent ce genre de problème en silence pour éviter de graves conséquences.
Les conséquences et les actions entreprise pour rendre hommage
Cette tragédie a évidemment eu des conséquences malheureuses sur les proches des victimes mais aussi sur toute la population québécoise. En effet, la plupart des parents ayant des enfants sont sans mots et ce drame les affecte. Cette situation demeurait angoissante pour plusieurs, car tous attendaient de savoir si les victimes allaient bien. Sur les lieux de la tragédie, on a érigé des mémoriaux sur lesquels reposent des peluches et des fleurs pour rendre hommage aux deux enfants décédés. La plupart des personnes qui s’y sont présentées avaient les larmes aux yeux. François Legault, Justin Trudeau et le maire de Laval sont allés se recueillir. À Laval, une collecte de fonds a été créée pour aider les familles touchées par ce drame à surmonter cette épreuve difficile. De plus, plusieurs éducatrices de partout au Québec ont proposé leur aide pour accueillir les enfants de la garderie qui est en bonne partie en ruines. Finalement, plusieurs garderies, églises, et hôpitaux ont installé devant leur bâtiment des drapeaux blancs ou des peluches pour souligner cet évènement et, encore une fois, rendre hommage aux deux victimes.
BIBLIOGRAPHIE
COUSSINEAU, Marie-ève. «Mouvement de solidarité après le drame dans une garderie de Laval», Le Devoir (9 février 2023), [https://ledevoir.com/societe/781091/mouvement-de-solidarite-entre-educatrices-apres-le-drame-a-laval], page consultée le 10 février 2023
CÔTÉ, Gabriel. «Drame à Laval: le chauffeur de bus n’avait pas demandé d’aide pour des soins en santé mentale», Le Journal De Québec (9 février 2023), [https://www.journaldequebec.com/2023/02/09/drame-a-laval-le-chauffeur-de-bus-navait-pas-demande-daide-pour-des-soins-en-sante-mentale-dit-carmant], page consultée le 10 février 2023
PAYANT, Camille. «Un autobus s’encastre dans une garderie à Laval: deux jeunes enfants sont décédés», Le Journal De Montréal (8 février 2023), [https://www.journaldemontreal.com/2023/02/08/un-autobus-municipal-fonce-sur-une-garderie], page consultée le 10 février 2023
PAYANT, Camille et Antoine. LACROIX. «Drame à Laval: le choc a fait place à la douleur», Le Journal De Montréal (9 février 2023), [https://www.journaldemontreal.com/2023/02/09/drame-a-laval-le-choc-a-fait-place-a-la-douleur], page consultée le 10 février 2023.
Saviez-vous chers élèves que l’école De Rochebelle a un club de robotique?
Et oui, depuis maintenant 6 ans, Shannon Lehoux-Giguère et Pascale Lemire, les techniciennes de sciences, ont pris le flambeau de cette activité et sont présentes 3 midis/cycle, pour permettre aux élèves de se pratiquer en vue des compétitions. Au fil du temps, le nombre d’élèves n’a fait qu’augmenter et le club compte plus ou moins 20 élèves, de secondaire 1 à 5.
Quant aux élèves, ils se rejoignent pour échanger et partager autour de défis programmés et télécommandés. Vous vous demandez probablement à quoi ressemblent ces défis? Ce sont pour la plupart des séries d’actions et de missions que le robot doit exécuter à l’aide de briques Mindstorm EV3. Par exemple, un robot pourrait être programmé pour suivre une ligne puis récupérer un bloc lego à la fin de son trajet. Le tout se fait sur un tapis spécial où on trouve plusieurs formes et motifs de différentes couleurs.
Sachez aussi que ces défis incluent de la construction à partir de blocs LegoTechnic™. C’est ce type de Lego qui est spécialement utilisé, car il faut prévoir des mécanismes pour réussir les différentes tâches. Que ce soit une pince avec des engrenages ou bien un système de chenilles, les élèves font preuve d’une grande ingéniosité pour relever ces défis. Voici justement un modèle construit quelques années auparavant, par un ancien élève de l’école.
Saviez-vous que l’école De Rochebelle participe à de nombreuses compétitions de robotique? Et oui, la Ligue de Robotique Scolaire de Québec (LRSQ) en organise trois chaque année. De plus, pour les plus motivés, il y a deux autres compétitions accessibles : le Panzer Royal et Zone 01.
Pour ce qui est de la LRSQ, les organisateurs présentent deux défis aux élèves et ceux-ci doivent choisir s’ils font le défi programmé ou télécommandé. Par la suite, chaque équipe dispose de 4 heures pour construire et mettre au point son robot. Ensuite, elles se font évaluer par des juges, au moyen de trois essais, qui détermineront les meilleures équipes de la journée. Le 11 février dernier, les élèves ont eu une compétition et une équipe a terminé en 2e position. Il s’agit de l’équipe de Thomas Rochette, d’Émilien et de Philémon Gosselin.
Au fil des années, l’école secondaire De Rochebelle s’est taillé une place de renom en remportant à trois reprises des compétitions de la LRSQ, dont un défi télécommandé et un défi programmé. Elle a aussi décroché de nombreuses 2e et 3e positions.
Quant au Panzer Royal, c’est une compétition assez particulière où les élèves devaient construire un tank! C’est un robot qui devait être télécommandé et capable de tirer des blocs Lego sur d’autres robots. Au signal de l’arbitre, les 4 tanks dans l’arène devaient réussir à atteindre les autres robots sans se faire toucher eux-mêmes. L’an dernier, l’école a terminé en 2ème position. Malheureusement, cette année on n’a pas eu autant de chance, mais une équipe s’est tout de même rendue en finale.
En ce qui concerne Zone 01, cette année l’école y participera pour la première fois. Dans les 3 défis auxquels l’école s’est inscrite, il y en a un où les élèves doivent construire un lutteur sumo, un où le robot doit pouvoir avancer sur des billots de bois et un qui est exclusivement de la programmation. Ces 3 défis demandent énormément de préparation, c’est pourquoi les élèves ont déjà commencé à se préparer même si la compétition aura lieu au mois d’avril!
Pour finir, le club de robotique de De Rochebelle est un endroit où la coopération et le travail d’équipe sont encouragés pour permettre aux élèves de se surpasser et d’en apprendre plus sur l’univers de la technologie. De plus, cela pourrait vous offrir de très belles opportunités lorsque viendra le temps de faire votre inscription pour le cégep!
En effet, des anciens membres du club de robotique ont pu appliquer dans des programmes de génie informatique, génie logistique et génie civil.
La pop culture se retrouve partout, que ce soit dans les films, la musique, les sports, les arts ou même le style vestimentaire! D’ailleurs, nous observerons ici l’influence qu’elle exerce sur nous et notre société dans plusieurs sphères de nos vies.
Pop culture vs culture élitiste
En réalité, la pop culture n’a aucune définition concrète sur laquelle les scientifiques se sont entendus. C’est probablement parce qu’elle regroupe une variété de domaines, vus sous un angle artistique. Cependant, la comparaison avec la culture élitiste aide à en comprendre le sens. En effet, la culture populaire réfère à des choses qui sont omniprésentes dans notre société, principalement via les médias, afin de toucher le plus large éventail de personnes possible. Ce sont des éléments propres au peuple, puisqu’aucun pré-requis n’est nécessaire. Au contraire, la culture élitiste sélectionne la partie la plus performante d’une population. C’est pourquoi des aptitudes exceptionnelles sont exigées au préalable.
Bénéfices et inconvénients
On dit que la pop culture a un certain pouvoir puisqu’elle manipule notre psychologie. Les films, la musique, la mode nous font vivre diverses émotions qui nous permettent de réfléchir à notre réalité et à celle des autres. Parfois, les leçons qu’on en tire nous paraissent véridiques même si elles sont contraires à nos valeurs. Tout cela signifie que ces médias nous proposent un standard, une opinion à laquelle nous avons tendance à nous soumettre. Peut-être est-ce que pour se fondre dans le décor? Néanmoins, nos habitudes de vie, nos pensées ou nos styles sont biaisés, ce qui présente des avantages comme des inconvénients. Effectivement, ce changement permet la découverte de nos goûts et certaines de nos sensibilités. Par exemple, un style nouveau peut faire son apparition, des personnages nous servent d’inspiration et des paroles d’encouragement. Cette différence réveille une facette enfouie de notre personnalité. Effectivement, les divers thèmes abordés, tels que l’enfance, la persévérance ou la dépression nous rappellent des expériences touchantes de notre vie. D’autre part, face à cette diversité de contenu, nous ne savons comment réagir. Afin d’éviter de tomber dans le piège de l’uniformisation, une sélection judicieuse de ce qui nous représente est à faire. Finalement, on comprend que la culture populaire représente notre société, mais aussi un jugement catégorique sur une situation qui peut influencer nos véritables perceptions.
Bien évidemment, plusieurs titres, tels Star Wars ou Stranger Things, nous font réaliser l’emprise que la pop culture a sur notre monde. Plusieurs références, phrases ou personnages étoiles en sont imprégnés. D’ailleurs, le mode de vie des années 80 nous est rappelé dans ce thriller à succès diffusé sur Netflix, ce qui influence grandement nos habitudes de vie, les coiffures et les styles vestimentaires. Effectivement, les coupes mulet portées par les personnages de Billy et d’Eleven sont rapidement adoptées par les femmes. Concernant l’habillement, les shorts larges et les vêtements colorés à formes géométriques font leur retour, rappelant la façon de se vêtir d’Eleven dans la 3ème saison. D’un côté plus artistique, les chansons des années 80 sont remontées en flèches, notamment «Running up that Hill», de Kate Bush qui a décroché le premier rang sur la charte. On parle également de «Should I Stay or Should I Go» de The Clash, «Material Girl» de Madonna, et «Pass the Dutchie» du groupe Musical Youth qui sont des chansons emblématiques de la série. Pour ce qui est de la décoration, plusieurs fans disent avoir adapté leur design intérieur aux thèmes de la série ou même avoir accroché les guirlandes de Joyce dans leur chambre. Finalement, Strangers Things inspire nos habitudes alimentaires puisque la compagnie Cheat Sheet a remarqué une augmentation de la vente de gaufres Eggo, l’aliment préféré d’Eleven, depuis la sortie de la série en 2016. Plus que tout, ce grand succès nous permet de nous questionner sur notre passé sans cellulaires ni technologies avancées et de le comparer avec aujourd’hui. Nous reculons pour contempler l’entièreté du cadre, pour voir plus grand que soi-même.
Pour conclure, la pop culture rythme notre société et contribue à son évolution de façon parfois dommageable à l’humain et parfois très enrichissante!
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