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Pourquoi je danse

Marianne Provost

La danse. La plupart du temps, il s’agit d’un sport, mais cela peut aussi s’avérer être un véritable art. Peu importe sa définition, c’est une réelle passion que j’entretiens depuis toute jeune et sans laquelle je ne serais pas la même. Comment cette discipline peut-elle avoir autant d’influence sur moi ainsi que sur tous les danseurs qui l’exercent?

C’est simple. Au cours des dernières années, j’ai non seulement évolué en tant que danseuse, mais aussi en tant que personne. À force de performer devant un public, c’est ce qui a chassé ma timidité, étant plus jeune. La danse, c’est mon échappatoire lorsque j’en ai trop sur les épaules. C’est ce qui me permet de ne plus penser à rien et de me détendre. Mais en d’autres circonstances, danser me permet aussi de repousser les limites de mon corps et de me surpasser. 

Selon le dictionnaire, la danse est une suite de mouvements rythmés effectués avec le corps au son d’une musique. Je peux affirmer qu’il ne s’agit que d’une définition. Danser c’est un endroit de réconfort qui me permet d’exprimer mes émotions. Raconter une histoire sans avoir à prendre la parole, c’est si libérateur. Regarder quelqu’un d’autre performer peut se comparer à retirer les pétales d’une fleur. La personne se détache de son apparence pour n’exposer que son côté le plus vulnérable et humain. Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau que de voir quelqu’un s’ouvrir et nous laisser entrer dans son monde seulement en interprétant une chorégraphie. 

Beaucoup de danseurs pleurent à la fin de leur performance. Cela peut confondre certaines personnes. Danser permet de faire le vide et de transmettre un message avec son corps de se concentrer sur une histoire que l’on souhaite raconter et de la traduire avec des mouvements. Que je sois épuisée, préoccupée ou tout simplement heureuse, la danse demeurera la réponse. Cet art offre un côté émotionnel que nulle autre discipline ne permet. Un mélange de beauté, d’émotions et d’humanité.

Une collègue de danse m’a dit un jour: « Les parents des jeunes danseurs se plaindront souvent des prix élevés de la danse, mais ce qu’ils ignorent encore c’est que lorsque tu y inscris ton enfant, tu ne lui donnes pas seulement un moyen d’être en santé et de bouger ou encore une passion, tu lui offres une seconde famille.

C’est avec cette famille que j’ai vécu des expériences incroyables. Pleurer dans les coulisses ou même sur la scène avec mes amies fait partie des moments de ma vie que je n’oublierai jamais. Danser fait ressortir les émotions des spectateurs émus, des professeurs si fiers, des parents émotifs et surtout du danseur en tant que tel, qui s’ouvre sur une portion de sa vie. 

Bref, la danse c’est ma passion et cela demeurera ainsi éternellement. Je suis bien loin d’être la meilleure, mais j’évolue à ma façon et je continue de transmettre mon amour pour cette discipline à mes élèves. 

Québec: Mes cinq endroits de prédilection

Mathilde Leblond

En ce mois d’avril, le comité du journal étudiant a cru bon que les membres de notre équipe rédigent un article plus personnel que d’habitude, de manière à ce qu’on puisse donner une impression plus amicale à L’AccROCHEur. Pour ma part, j’ai choisi de partager avec vous mes endroits favoris de Québec, endroits qui me procurent un sentiment de bien-être dès que j’y mets les pieds. 

Librairie La Liberté

La Librairie La Liberté est un petit havre de paix situé à deux pas de De Rochebelle. Fondée en 1945 à Granby par Lucius Laliberté, elle est dirigée depuis trois générations par différents membres de cette même famille, tous passionnés de littérature. Cette entreprise indépendante est maintenant considérée comme un «espace culturel modèle» et s’est impliquée dans divers événements et activités tels que des inaugurations ou alors des échanges culturels et des partages de connaissances. Elle est dotée d’un personnel toujours chaleureux et expérimenté, d’une décoration réconfortante et bien sûr, d’innombrables bouquins d’ici et d’ailleurs. Il est aussi possible de bénéficier d’un coin étude: vous pouvez vous installer sur des tables aux bancs confortables en dégustant un chocolat chaud ou une pâtisserie disponible dans leur section café. Je ressors toujours de cette librairie avec le sourire aux lèvres et bien évidemment, un nouveau livre! Dans le futur, j’adorerais obtenir un emploi là-bas.

Délire Escalade

Pour les plus sportifs qui consultent cet article, Délire Escalade va peut-être d’avantage vous intéresser. Active depuis plus de vingt ans, cette communauté a déjà eu le temps d’ouvrir cinq centres différents, un site web et une boutique, sans compter les nombreux projets qu’ils ont effectués en groupe. En plus d’être un formidable centre de grimpe, comme son nom l’indique, Délire Escalade comporte une salle de sport et un bistro aux produits variés où on peut acheter ce qu’on désire, que ce soit un smoothie vert digne de publications Instagram ou alors une poignée de bonbons gélifiés. Tous les équipements sont fournis ou achetables sur place, et des employés enjoués se feront un plaisir d’aider en cas de souci. À chaque visite, j’ai un coup de cœur pour l’ambiance conviviale et sans jugement que dégage ce lieu. Même avec un très bas niveau en montée qui contraste avec les habitués de l’endroit, je ne me suis jamais sentie critiquée. Atmosphère inclusive et spécialisée garantie! 

Friperie Babelou

Côté mode, mon emplacement chouchou est sans hésitation la friperie Babelou. C’est un magasin à l’allure hors du commun qui vend des vêtements de style plutôt alternatifs, sortis tout droit des années 2000 ou alors des trucs « funky ». Avez-vous le désir de vous démarquer? Babelou offre des tenues qui sortent de l’ordinaire tout en restant ravissantes. Si vous voulez être certain.e que leurs vêtements conviennent à ce que vous avez envie de porter, rendez-vous sur leur page Facebook très active en termes de publication de nouveaux vêtements arrivés en magasin. Cela fait déjà deux ans que j’y trouve mon bonheur grâce à leurs habits singuliers à prix somme toute abordable. Cette description vous donne envie? N’hésitez pas à faire le pas! 

Parc du Bois-de-Coulonge

Si vous avez plus tendance à trouver votre bien-être dans la nature, il est fort probable que comme moi, vous allez chérir le Parc du Bois-de-Coulonge, une ancienne propriété autrefois acquise par un riche marchand de bois. Très propice aux pique-niques, aux promenades de chiens ou juste aux balades agréables, ma famille et moi sommes rapidement devenus des habitués de ce coin de paradis. Même si j’y suis déjà allée d’innombrables fois, je pense que je ne me laisserai jamais du sentiment de plénitude que ce parc me fournit. Puisque le terrain est muni d’une vue incomparable sur le fleuve Saint-Laurent et d’un jardin floral qui comprend une multitude de beautés végétales à observer, faites bien attention de ne pas oublier votre appareil photo! 

Mary’s Popcorn

 En se baladant sur la rue Saint-Jean, il est presque impensable de ne pas s’arrêter pour humer la succulente odeur qui s’échappe de la boutique Mary’s Popcorn, une entreprise ayant vu le jour il y a sept ans en Alberta. En effet, ce charmant commerce permet de se procurer toutes les saveurs de maïs soufflé imaginables (du classique jusqu’au caramel salé avec des amandes!) en ligne ou dans leurs trois différentes boutiques au Québec. Ma sorte favorite est le mélange «style Chicago», une recette qui combine du maïs soufflé caramélisé et fromagé dans un même sac. Contre toute attente, cela forme un composé exquis que je recommande sans hésitation à n’importe qui! De plus, on a affaire à des propriétaires dévoués; ces derniers déclarent qu’ils se dépassent chaque année pour vendre de la marchandise de plus en plus haut de gamme et de meilleure qualité. Dès qu’une envie de satisfaire votre dent salée ou sucrée vous passera par la tête, c’est là que ça se passe! 

BIBLIOGRAPHIE

LIBRAIRIE LA LIBERTÉ. Historique,

https://www.librairielaliberte.com/historique, page consultée le 9 mars 2023. 

MARY’S POPCORN SHOP. Ou tout a commencé- L’histoire de Mary’s Popcorn Shop, https://www.maryspopcornshop.com, page consultée le 10 mars 2023. 

MORIN, Claude. «Le parc du Bois-de-Coulonge – Un joyau historique et horticole», Le Devoir (10 juin 2006), [https://www.ledevoir.com/vivre/voyage/111061/le-parc-du-bois-de-coulonge-un-joyau-historique-et-horticole] page consultée le 10 mars 2023. 

DÉLIRE ESCALADE. À propos,

https://www.delirescalade.com/a-propos page consultée le 9 mars.

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Une vie de passion

Myriam Lévesque

Dans le cadre de la semaine de la bienveillance 

qui s’est tenue du 30 janvier au 3 février dernier, les élèves de secondaire 4 du Programme d’éducation internationale et du programme Mondes et passions ont eu la chance d’assister à la conférence de Yanick Côté.

Qui est Yanick Côté?

Yanick Côté est à la fois comédien, chanteur et conférencier. Il se déplace dans les écoles primaires, secondaires ainsi que dans les cégeps. Sa personnalité dynamique et humoristique rend ses conférences riches en émotions. De nombreux élèves et enseignants provenant des quatre coins du Québec et de l’Ontario se sont sentis inspirés par ses conférences qui leur ont permis d’amorcer une réflexion sur les améliorations qu’ils pourraient apporter à leur vie. Ce conférencier prolifique donne plus de 80 conférences par année et a reçu deux prix pour récompenser son excellent travail, dont le prix « Jeune personnalité d’affaire dans la catégorie art, culture et création » de la Jeune chambre de commerce de Québec en 2016. Yanick Côté est également le fier porte-parole de la Fondation La Portée qui récompense des jeunes persévérant dans leur réussite scolaire en leur donnant des instruments de musique.

Sur quoi portait la conférence?

La conférence rochebelloise du 31 janvier dernier portait sur l’intimidation. Tout en racontant son propre parcours de vie, le conférencier tentait d’outiller les jeunes pour les aider à améliorer leur confiance en soi, mais également pour les aider à supporter une personne de leur entourage durant des moments difficiles. Lui-même ayant été victime d’intimidation durant son enfance, Yanick témoigne de l’importance de « s’accrocher » à sa ou ses passions. Il souhaite aussi transmettre aux élèves le goût d’essayer quelque chose de nouveau ou qu’ils rêvent de faire depuis longtemps sans en avoir le courage. 

Les élèves de secondaire 4 ont été, à coup sûr, charmés par  cette rencontre et plusieurs d’entre eux resteront marqués par cette conférence instructive et personnelle.

BIBLIOGRAPHIE

ANIMA CONFÉRENCES ET FORMATIONS. Yanick Côté, conférencier: écoles primaires, secondaires, cégeps,

https://www.anima-conferences-formations.com/yanick-cote-conferencier-ecoles-primaires-secondaires, page consultée le 9 mars 2023.

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Secondaire en spectacle

Rosalie Hamel

« Secondaire en spectacle, ce sont avant tout des jeunes talentueux, passionnés et audacieux qui osent faire partie du spectacle! Fort de plus de 20 ans d’existence, Secondaire en spectacle est devenu, au fil des années, un programme parascolaire étoffé, axé sur les arts de la scène et leurs différentes facettes. Développé pour mettre de l’avant la francophonie, il se déploie désormais aux quatre coins du Québec dans environ 250 écoles secondaires. Le programme est largement soutenu par les intervenants socioculturels et les enseignants qui encouragent les jeunes à laisser libre cours à leur énergie créative et qui valorisent leur sens de l’initiative et leur autonomie. »

À l’école secondaire De Rochebelle, nous avons organisé pour la première fois Secondaire en spectacle! L’événement a eu lieu à la Polyvalente de l’Ancienne Lorette dans leur magnifique auditorium. À quand un audi à De Rochebelle?

S.E.S. permet à des jeunes talentueux de performer sur scène et de faire découvrir quelque chose qui leur tient à cœur et le talent, ce n’est pas ce qui manque à notre école! Effectivement, 16 élèves ont performé le 27 février 2023 et deux gagnants ont été choisis pour représenter De Rochebelle aux régionaux de Secondaire en spectacle. Merci énormément à Dominique Forbes, Audrey Boulianne et Maxime Lévesque pour avoir organisé ce merveilleux spectacle! 

Nous avons aussi eu la chance d’avoir plusieurs élèves très utiles à la réalisation de ce show. Dans l’équipe technique, merci à Simon Roy et Marie Canac-Marquis pour leur implication incroyable. De plus, nous avions 4 présentatrices pour les différents numéros!

Participants

  1. Simone Marchildon et Simon Gallego-Cormier
  • Sophie Rochette et Anne Doré
  • Evelyne Audet
  • Jacob Huang

Jacob, élève de secondaire 3 PEI, est passionné par la musique, le chant, la danse et le piano. Durant secondaire en spectacle, il présente La consolation no. 3 de Franz Liszt. Pour préparer son numéro, il s’est beaucoup concentré sur les émotions qu’il voulait faire vivre puisque sur scène, il se sent à l’aise de jouer cette partition devant public.

  • Kim Préfontaine

Kim, secondaire 5 PEI, aime la chanson, la guitare, le drum, la musique en général, le snowboard, etc. Elle jouera une chanson qu’elle a écrite dans le cadre de son projet personnel, une chanson sur les troubles alimentaires. Miroir Miroir  est une chanson disponible sur toutes les plateformes. Dans son élément, elle est à l’aise pour chanter devant la foule.

  • Emely Yulieth Agudelo Castaneda

Emely est en secondaire 5 Monde et passions. Elle adore danser, chanter et dessiner. Pour son numéro, elle chante Je veux de Zaz. Elle a choisi cette chanson car c’est la première chanson en français qu’elle a connue en arrivant au Québec.  Elle se sent stressée puisqu’elle n’a jamais chanté devant d’autres personnes que ses propres amis.

  • Sam Tessier

Sam est en secondaire 5 PEI. Elle adore aider les gens avec l’art, l’engagement communautaire ou simplement offrir un compliment à quelqu’un pour égayer sa journée. Elle présente un numéro où elle parle de son anxiété qui est sa colocataire dans la vie de tous les jours. Elle aborde cette problématique du quotidien sous un angle beaucoup plus résilient et normalisateur. Sam a créé ce numéro il y a de ça trois ans en improvisation. C’est une façon pour elle d’exprimer ses troubles et ses sentiments.

  • Stage band ou les Beatles
  • Éléonore Marcil

Éléonore, élève de 2ème secondaire programme Monde et passions, aime s’impliquer dans l’école, elle aime la musique, les arts plastiques et l’improvisation. À secondaire en spectacle, elle joue du violon et interprète une pièce … C’est une pièce qu’elle connaissait déjà à l’annonce des auditions. Elle l’a choisie pour son énergie joyeuse et elle aime la jouer depuis environ 2 mois.

  • Danse de Jenny Serena

4 filles du PEI font une interprétation de la chorégraphie de Lovesick Girls de Black Pink. Elles ont voulu faire ce numéro à secondaire en spectacle pour faire une dernière activité à l’école avant la fin de leur secondaire pour symboliser leur amitié.

  • Alix Jouan de Kervenoaël et Amélie Vermorel Canonge

Alix, élève de secondaire 1 PEI, joue du violon, fait du dessin et aime l’art en général. Ce soir, elle joue le rôle d’une dame hors du commun alors que son amie Amélie joue la policière incompétente. Leur numéro est une interprétation (remodelée) de Allo la police, une pièce de théâtre trouvée sur un site français. Amélie, aussi en secondaire 1, aime l’art dramatique et l’écriture de ses livres fantastiques.

  • Élise Rodrigue

Élise Rodrigue, élève de secondaire 3 PEI adore le chant, le piano, le karaté, le badminton, le patin artistique et la danse. Lors de ce spectacle, elle présente  Faufile de Charlotte Cardin. Elle présente aussi un numéro hors concours à l’entracte. Things you don’t mean écrit par elle-même pour son futur album. Avant le show, elle se sent prête et se sent dans son élément.

  • Émilien Marcil et Samuel Vo

Émilien Marcil et Samuel Vo, un duo de virtuoses

  • Marguerite Filion

Marguerite Filion, élève de secondaire 1 PEI nage depuis l’âge de 9 ans, elle joue de l’euphonium et de la guitare. À secondaire en spectacle, elle va présenter une interprétation de  Si jamais j’oublie de Zaz. Elle prépare son numéro depuis plus d’un mois. 

  • Mariane Chapados

Mariane Chapados, élève de secondaire 3 PEI, adore la danse, la batterie, le chant, s’impliquer dans l’école, elle aime tout faire! Elle présente un numéro entièrement conçu par elle! Une création de chant et de danse représentant l’anxiété que beaucoup (trop) de gens vivent au quotidien. Elle prépare ce numéro depuis plusieurs mois et est prête à le présenter malgré tous les obstacles!

  • Manuel Toscano

Manuel, secondaire 4 PMP, aime le piano, le drum, la guitare et les échecs. Il présente une composition au piano nommée Efugio. Il compose des musiques et il voulait représenter sa malchance à travers une chanson, c’est pourquoi il l’a choisie.

Comme mentionné au début de cet article, les juges de ce concours devaient choisir deux gagnants. Ils se sont décidés pour Émilien Marcil et Samuel Vo en 1ère place et Sam Tessier en 2ème position! Vous aurez la chance de les revoir sur scène aux régionaux de Secondaire en spectacle. Le public avait aussi la possibilité de donner un prix de félicitations à un numéro qu’il a apprécié. Les Beatles ont eu la chance d’obtenir ce prix! On se revoit aux régionaux Émilien, Samuel et Sam!

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Ouïr – Un poème de Raymond Devos à découvrir

Rosemarie Cantin

On peut penser que la poésie est un style d’écriture plate et difficile à comprendre, mais ce poème de Raymond Devos vient nous prouver le contraire. En effet Ouïr est un poème qui rit des méandres de la langue française et qui est à découvrir. 

Voici le poème en question, Ouïr:

OUÏ DIRE …

Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement.

Par exemple le verbe OUÏR

Le verbe ouïr, au présent, ça fait :

J’ois …J’ois …

Si, au lieu de dire  » j’entends « , je dis  » j’ois « ,

les gens vont penser que ce que je dis est joyeux;

alors que ce que j’entends peut être triste.

Il faut préciser :

 » Dieu ! que ce que j’ois est triste ! « 

J’ois …

Tu ois …

Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ?

Il oit …

Oyons-nous ?

Vous oyez !

Ils oient.

C’est bête !

L’oie oit ? Elle oit, l’oie !

Ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle ?

Si au lieu de dire « l’oreille », on dit « l’ouie », alors :

L’ouie de l’oie a ouï.

Pour peu que l’oie appartienne à Louis :

 » L’ouie de l’oie de Louis a ouï « 

 » Ah oui ? « 

 » Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? « 

 » Elle a ouï ce que toute oie oit … « 

 » Et qu’oit toute oie ? « 

 » Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : Ouah ! Ouah ! « 

Qu’elle oit, l’oie ! … »

Au passé ça fait : J’ouis …

J’ouis !

Il n’y vraiment pas de quoi !  

Tout d’abord, j’ai vérifié dans le Bescherelle en ligne, et le verbe Ouïr se conjugue réellement de cette manière, la langue française est réellement pleine de règles et de particularités uniques, mais une de ces particularités a mené à la création de ce poème, donc j’en suis reconnaissante.

Raymond Devos est un humoriste franco-belge né en 1922, auteur de plusieurs sketchs humoristiques. Mais il a également écrit quelques poèmes, dont Ouïr fait partie. Ouïr est paru dans un recueil de sketches, À plus d’un titre, aux éditions Presses Pocket.

J’ai aimé l’absurde des réflexions contenues dans ce poème, ainsi que la légèreté du texte. 

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Un livre dont tout élève de De Rochebelle se souvient : Fahrenheit 451.

Simon Roy

Si vous avez eu Mr. Simon, toutes et tous avez lu Fahrenheit 451. Un ouvrage de 157 pages qui sait semer la confusion. 

Je viens d’avoir, au moment où j’écris cette critique, mon examen sur ce livre de Ray Bradbury publié en 1955. Un texte de 250 mots sur une question plus ou moins précise. Le livre émerge d’une société dans laquelle les livres sont interdits. Ils doivent tous être brûlés. Il y a aussi plusieurs autres règles comme rouler extrêmement vite sur les voies publiques dans la ville. Le personnage principal, Guy Montag, est pompier (fireman en anglais, ce qui a plus de sens quant à son travail) et doit brûler tous les livres qui sont signalés à la centrale. 

C’est un livre qui m’a pris un certain temps à lire. Malgré sa complexité, il permet de passer un message assez clair. Lire, qui est synonyme de connaissance, est interdit pour ne pas que les gens sachent se révolter contre le gouvernement. 

J’ai trouvé que le livre était grammaticalement complexe. Plusieurs mots dont je n’avais jamais entendu parler m’ont mêlé. Malgré une histoire simple, la lecture se fait plutôt mal. Justement, parlons de l’histoire.

Elle n’est pas tellement longue mais plusieurs actions se succèdent. Sans vouloir être un divulgâcheur, le personnage principal, Montag, vit toutes sortes de péripéties. Sa quête ultime étant de lire un livre, il est prêt à tout pour y arriver. Son patron et sa femme n’arrêtent pas de lui répéter que lire est inutile car tous les personnages ne vivent pas et n’existent pas pour de vrai. 

En conclusion, Fahrenheit 451 est un livre très connu avec une morale bien précise; la connaissance se trouve dans l’information. Pour contrôler un peuple, il faut juste l’empêcher de connaître et de savoir.

Le festival d’hiver

Grâce Bilounga Fotso Yeleen

À l’occasion du festival d’hiver, les élèves de l’école ont eu le choix entre plusieurs activités hivernales qu’ils pouvaient pratiquer pendant toute la journée du 24 février où les cours ont été suspendus.

Pour plusieurs cohortes dont celle de 2020-2025 et celle de 2019-2024 le festival d’hiver était leur tout premier en tant qu’élèves de l’école. En raison du virus connu sous le nom de Covid-19, cette journée avait été mise sur pause dans les 2 dernières années.

C’est une journée où les élèves choisissent une activité hivernale qu’ils peuvent pratiquer soit à l’extérieur de l’école où à l’intérieur. Voici les activités qui étaient offertes:

  • Ski alpin à Stoneham
  • Ski au Mont Saint-Anne
  • Glissade au Village Vacances Valcartier
  • Laser Tag
  • Cinéma Le clap
  • Et plusieurs autres activités sportives à l’école

Pour ma part, je me suis inscrite à la sortie au VVV. Voici le déroulement de ma journée..

8h14

Je me réveille vers 6h45 afin que mon père puisse me déposer à l’école. En raison de la grève des chauffeurs d’autobus, beaucoup d’autres élèves se retrouvent dans ma situation, sans transport. Je me prépare et m’assure d’avoir tout ce qu’il me faut pour passer ma journée sous le froid. Je dis aurevoir à ma maman et me rends dans l’auto de mon père.

8h30

Arrivée à l’école, je rejoins deux de mes amies dans les toilettes où on a l’habitude de rester lorsqu’on arrive tôt. On est toutes très heureuses de pouvoir revivre notre enfance en allant glisser avec nos amis, car plusieurs d’entre nous n’avaient pas fait de glissade hivernale depuis le primaire.

8h50

Les toilettes commencent de plus en plus à se remplir et les autobus pour la sortie au ski de fond commencent à partir. Les élèves remplissent les corridors, vêtus de leur manteau, lunettes de ski, pantalon de neige et tuque. Malheureusement, beaucoup d’entre nous ont été séparés dans les autobus en raison de l’ordre alphabétique. Je me mets alors à chercher mon amie avec qui je serais dans le même bus. On décide alors de se rendre à l’extérieur où des dizaines de bus sont alignés. Mon ami et moi commençons alors à chercher le nôtre, le numéro 14. Enfin assises dans notre bus, on commence à prendre plusieurs photos pour garder le plus de souvenirs possible. Après avoir réglé quelques problèmes, notre bus prend la route pour Valcartier.

9h30

Mon amie maintenant endormie, je me retrouve toute seule alors je décide de jouer sur mon téléphone. Comme il n’y avait pas de trafic, nous sommes arrivés plus tôt que prévu.

10h03

Le bus se stationne et les billets d’entrée sont distribués. Le chauffeur nous souhaite une très bonne journée et ouvre la porte du bus afin qu’on puisse sortir.

10h20

Maintenant, accompagnée de mon groupe d’amies, on décide d’aller s’amuser. Après avoir fait plusieurs glissades de quatre personnes, on décide de faire celles de huit personnes.

12h30

Nos ventres nous disent qu’il est l’heure d’aller dîner alors on se rend au restaurant où on commande des poutines et des boissons.

15h45

La journée tire maintenant à sa fin, on doit retourner au stationnement d’autobus.

On espère que cette tradition pourra continuer pour les cohortes futures.

Source de l’image liée à l’article: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/homme-marchant-dans-la-neige-pendant-la-journee-950740/

Défi, Discipline, Unité

Zachary Grandmont

Nous avons tous un besoin d’appartenance. Qu’il soit question d’une famille ou d’une nation, cela fait partie de la psychologie humaine, nous souhaitons faire partie de quelque chose de plus grand que nous. Bien qu’originellement un outil de recrutement, le programme des cadets répond pour beaucoup de canadiens à ce besoin.

Le programme des cadets de l’armée

Les cadets de l’armée, c’est un programme canadien faisant partie de la défense nationale ayant pour but d’offrir aux jeunes de 12 à 18 ans la possibilité de rejoindre une communauté passionnante et de participer à de nombreuses activités sous la direction d’officiers spécialisés. Le programme est présent dans toutes les provinces et offert gratuitement à tous les jeunes souhaitant y participer.

Le programme se divise en trois sections distinctes : l’armée, l’aviation et la marine, en plus d’une branche secondaire, les Junior Rangers, que je n’aborderai pas dans cet article puisqu’ils sont moins communs. Les cadets de l’armée se spécialisent en activités physiques et extérieures en mettant une emphase particulière sur la survie en forêt. L’aviation a aussi une propension pour l’activité physique, mais effectue de nombreux exercices de planeur, du moins à partir d’un certain niveau. La marine pratique la voile et apprend la navigation. Chacun de ces groupes est divisé en corps, ou escadrons pour l’aviation, qui sont les organisations par lesquelles un jeune peut rejoindre le programme. Ces différentes sections interagissent lors des activités saisonnières, où elles doivent souvent travailler ensemble afin d’effectuer des tâches variées, ou tout simplement pour faire du sport.  Les structures internes, malgré quelques différences, sont relativement similaires. Les cadets reçoivent de l’instruction de la part des officiers et des cadets-cadres qui sont des cadets plus expérimentés et impliqués depuis plusieurs années. Ces mêmes cadets peuvent obtenir différents badges et autres marques de reconnaissance, monter en grade et, éventuellement, devenir cadets-cadres à leur tour. De cette façon, le programme encourage non seulement l’acquisition de connaissances variées, mais aussi un solide leadership dans le but de forger des citoyens responsables et préparés, qu’ils se joignent aux Forces armées canadiennes ou non. Il est possible de rejoindre à mi-parcours, et plus tard encore, à condition de vouloir participer et d’être prêt à aider ses camarades.

Mon expérience parmi les cadets

J’ai rejoint les cadets peu avant la pandémie, début 2020, grâce à des amis déjà membres à qui je suis infiniment reconnaissant. Ce ne fut pas toujours facile, évidemment. J’ai commencé au milieu de l’année avant d’être rapidement arrêté par le confinement. Les leçons ont continué en ligne et, bien que beaucoup moins intéressantes, j’ai continué à les écouter chaque vendredi. C’est seulement lorsque je suis revenu que j’ai réellement fait la connaissance du groupe dont je fais partie depuis. Ensemble, nous avons passé le niveau argent, puis or, et je peine à décrire à quel point cela me fait du bien d’être à leur côté. Aucun d’entre eux n’a arrêté les cadets durant la pandémie. Notre exercice afin de passer le niveau argent, qui devait être simplement du vélo de montagne, s’est déroulé en plein déluge. Notre récent exercice hivernal avait été mal planifié et plusieurs ont dû improviser pour une partie de la fin de semaine. Malgré tout, ces expériences communes nous unissent encore davantage et maintenant, nous assurons l’instruction pour les cadets plus jeunes. C’est donc avec honneur que je prononce à chaque semaine le motto du corps de cadets 2600 de Rochebelle: Défi, Discipline, Unité!

Laïcité au Québec et au Canada

Le Québec tel que nous le connaissons fut, en grande partie, influencé par la religion catholique. Au fil des ans cependant, il s’est graduellement sécularisé jusqu’à devenir un état officiellement laïque. Aujourd’hui cependant, avec une population de plus en plus diversifiée au niveau religieux et la loi 21, le débat sur ce que devrait être un état laïque est relancé.

L’athéisme au Québec

Le clergé catholique a longtemps joui d’une incroyable influence sur la nation québécoise et ce, depuis son commencement. En effet, même à l’époque de la Nouvelle-France, un des principaux objectifs de la colonisation était l’évangélisation des peuples autochtones, ce qui a amené un nombre important de religieux dans la province. Pendant plusieurs siècles, même après la conquête par les Anglais, l’église était la principale autorité morale et spirituelle de la population, et elle a gagné en influence avec l’arrivée de nombreux immigrants irlandais, eux aussi catholiques. Bien que plusieurs l’étaient sans doute avant, c’est la Révolution Tranquille qui a réellement ouvert la porte à l’athéisme, à l’agnosticisme, ainsi qu’à une plus grande variété de spiritualités provenant de partout dans le monde. Cette diminution de la foi catholique n’a fait que s’accélérer depuis. Au Québec, selon un sondage de 2013, on comptait environ 40% de non-croyants, soit la somme des agnostiques et des athées (22% athées, 18% agnostiques). Cela s’explique surtout par des changements profonds dans la culture, particulièrement au niveau de l’éducation qui a enlevé les cours de religion de son cursus. Même les cours d’éthique et culture religieuse seront sous peu remplacés par un programme davantage axé sur la culture québécoise.

Bien que ce soient indéniablement de grandes avancées dans la sécularisation de la société, un sujet de controverse demeure: la loi 21. Ce projet avait pour but d’interdire aux fonctionnaires jugés capables d’influencer d’autres citoyens de porter un symbole religieux durant leur travail. Souvent jugée discriminatoire, cette loi affecte en effet davantage les minorités religieuses musulmanes et sikh puisque leurs signes religieux sont plus visibles. Cette loi est surtout hypocrite; le gouvernement du Québec offre en effet encore du financement à des écoles privées religieuses, ainsi que des privilèges fiscaux aux lieux de cultes. Peut-on donc vraiment prétendre vivre dans un état laïque?

L’athéisme au Canada

La situation au Canada est similaire à celle du Québec, mais avec une moins grande proportion d’athées et d’agnostiques. Toutefois, l’emprise de la religion sur la société et la vie courante diminue d’année en année, comme 64% des canadiens l’ont affirmé dans un sondage de 2018. Des groupes religieux provenant généralement d’autres pays ont aussi un nombre d’adeptes en hausse, particulièrement grâce à l’immigration : l’islam, le judaïsme et le bouddhisme qui, selon le même rapport, représentent 8% des adultes canadiens. Dans son ensemble, le Canada est plus religieux que le Québec et participe aussi au financement de diverses institutions religieuses. Malgré cela, la liberté de culte, y compris le droit de se soustraire à la religion dans ce pays ou à l’international, reste importante tout en étant facilement menacée.

BIBLIOGRAPHIE

ROY, Mario. « Le silence des athées», La Presse (8 juin 2013), https://www.lapresse.ca/debats/201306/07/01-4658937-le-silence-des-athees.php, page consultée le 9 février 2023

AGENCE QMI. «Deux fois plus d’athés au pays qu’il y a 20 ans», Journal de Montréal (21 décembre 2019), https://www.journaldemontreal.com/2022/10/26/deux-fois-plus-dathees-au-pays-quil-y-a-20-ans#:~:text=%C2%ABEnviron%2012%2C6%20millions%20de,%C2%BB%2C%20a%20soulign%C3%A9%20Statistique%20Canada, page consultée le 9 février 2023

MAILLOUX, Louise. «Loi 21: Non, le Québec n’est pas l’Iran», Journal de Montréal (18 octobre 2022), https://www.journaldemontreal.com/2022/10/18/loi-21-non-le-quebec-nest-pas-liran, page consultée le 9 février 2023

PEW RESEARCH CENTER. 5 facts about religion in Canada (1er juillet 2019), https://www.pewresearch.org/fact-tank/2019/07/01/5-facts-about-religion-in-canada/, page consultée le 9 février 2023

Une sortie au cinéma

Grace bilounga fotso yeleen

Le 6 février dernier, les élèves de secondaire 3 ont eu la chance d’aller voir le film Chien blanc au cinéma le Clap. Ce dernier avait pour but de sensibiliser les élèves à l’importance du mois de l’histoire des noirs.

Le froid étant au rendez-vous, les élèves, tous excités dans les salles de classe à l’idée de manquer deux périodes de cours, devaient se rendre dans le hall du PJR afin d’écouter les consignes avant le départ.

Les mains dans les poches ou dans des mitaines et le sourire sur le visage, la marche jusqu’au Cinéma Le Clap débute. Quelques élèves (dont moi-même) décident de marcher avec leurs amis de d’autres groupes. Quelques pas encore avant d’arriver à destination: quelques-uns se poussent dans des bancs de neige, d’autres discutent entre eux ou écoutent de la musique avec leurs AirPods.

Enfin arrivés dans le cinéma, les élèves sont attirés par l’odeur du popcorn qui effleure leurs narines. Malheureusement, l’achat du popcorn n’est pas possible à cause de la pénurie de main-d’œuvre qui frappe le cinéma. Les profs nous guident alors vers la salle où notre visionnement a lieu. Mes amies et moi décidons de nous asseoir dans la 5ème rangée afin de mieux voir le film. Quelques friandises à la main, les élèves attendent le début du film avec impatience.

La projection s’ouvre sur l’annonce de l’assassinat de Martin Luther King et toutes les émeutes qui ont éclaté après cet incident. La majorité des élèves présents dans la salle sont choqués de voir à quel point la vie de certaines personnes peut être un enfer.

Une fois le film terminé, les élèves se dirigent vers la sortie. Plusieurs espéraient quitter le groupe pour se diriger vers Place Laurier mais ils étaient encore sur les heures de cours. Pendant la marche de retour, tout le monde donne ses impressions sur le film et une critique qui revient plusieurs fois est : «Je ne savais pas qu’il y avait des chiens racistes et des gens capables d’élever un chien à faire des choses aussi terribles à un groupe de personnes.»

CHIEN BLANC

En 1968, alors que des émeutes raciales éclatent dans tous les États-Unis suite à l’assassinat de Martin Luther King, l’écrivain français Romain Gary recueille un chien errant, dressé spécialement pour attaquer les Noirs.